[Redif]] Perles de Culture n°408 – Le grand Corneille raconté par Robert Brasillach

Anne Brassié reçoit Odile Almes, agrégée de Lettres Classiques et romancière pour évoquer la réédition de la biographie de Corneille par Brasillach aux éditions des Sept Couleurs. Instruits tous deux par les philosophes et poètes de l’antiquité, ils sont frères et tous deux respectueux des héros et des saints, culte en voie de disparition mais qui a façonné, avec bonheur, des générations entières.

Bonne nouvelle de ce nouveau numéro de Perles de Culture : le retour de la « rubrique cinéma » avec la participation du journaliste de TVL Renaud de Bourleuf.

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Un conseil de Luc-Olivier d’Algange

Ne nous laissons pas assoter

J’apprends que l’Académie française, souvent mieux inspirée, chasse de son dictionnaire le mot « assoter ». Ce mot avait l’avantage de dire, mieux que la formule « rendre sot », cet assaut de sottise, cette sottise offensive et offensante, cette sottise qui assaille et dont la télévision, les débats publics, la publicité et la religion même, lorsqu’elle tombe aux mains d’effroyables barbares vaniteux, usent à notre détriment.

Se laisser assoter n’est rien d’autre que se laisser vaincre. On nous assote par la veulerie et la frayeur, la distraction et le travail, par l’ignorance et par le bourrage de l’information, par les généralités idéologiques et par les potins, par la musique d’ambiance et par le vacarme des rues, par la désolation des centres commerciaux et la puanteur de l’air, et même par les bons sentiments. Epargnons-nous d’étendre la liste, chacun sait, ou devrait savoir, ce qu’il en est.

Un homme assoté est un homme qui, littéralement, ne sait plus où il en est, c’est dire qu’il ne sait d’où il vient ni où il va. La réminiscence et le projet lui sont également interdit, – sinon un projet commercial, ou de carrière, dont l’horizon est un plan de retraite, – et plus interdite encore la présence d’esprit et la présence réelle.

Le voici énervé, au sens étymologique, exactement privé du nerf qui lui permettrait de se ressaisir, – de se ressaisir dans un monde sans lequel il n’est rien: cette belle civilisation blessée, européenne, avec ses langues et ses œuvres, qui se délite de moins en moins lentement dans la stupeur et dans l’oubli.

Un homme assoté est sans défense ; on peut lui faire dire et lui dire de faire n’importe quoi. Depuis qu’elle est devenue l’ennemie de sa propre civilisation, notre société est devenue une assourdissante machine à assoter. Voici donc les écrans, qui instillent la torpeur et la terreur; voici la publicité qui nous incline à cesser de désirer sinon ce qu’elle veut vendre ; voici l’Economie, qui dissout toute chose concrète en abstraction ; et voici la morale, une certaine morale, qui sert aux vils et aux ineptes de prétexte à l’abaissement de toute vertu, au sens antique, et de tout génie.

L’assoté tire fierté de son assotement, il s’en vante, s’en revendique contre ce qui subsiste encore vaguement, ici et là, d’une exigence aristocratique, d’un pouvoir de l’excellence, d’une générosité perdue. Les Grands Assotés nous gouvernent et se font élire au titre de Grands Assoteurs. La table rase est leur horizon, leur promesse. Rien ne doit demeurer de ce qui nous laissait le loisir de n’être pas assotés. Ni le silence, ni la vastitude, ni la solitude conquise, ni même l’orthographe ou la grammaire, ni rien de ce qui permettait de discerner, de reconnaître ou de comprendre. Le propre de l’assoté est de n’exister que dans le flou, le confus, l’indiscernable et l’interchangeable, et la fonction de l’Assoteur est de l’y maintenir. Sur ce point, on ne saurait dire qu’il lésine. Tout lui est bon, et il ne manque jamais de se féliciter des concours et des complicités les plus infâmes dans ce travail qui est un combat contre les moindres scintillements de l’esprit et les plus douces rumeurs de l’âme des peuples ou des individus.

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Un constat sans passion à propos de Léon XIV

Extrait des propos de Mgr Vigano.

À Paris, à l’Élysée, Léon XIV a loué les Lumières comme une « conquête », a déclaré que les « droits de l’homme » — « en particulier la liberté religieuse » — sont « inhérents à la nature de la personne7», et a présenté Liberté, Égalité, Fraternité non pas comme la devise de la Révolution, mais comme des « exigences éthiques universelles » qui trouvent dans l’Évangile « une source inépuisable d’inspiration ». Il a ensuite élevé la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 au rang de « pierre angulaire » du progrès moral.

C’est l’exact contraire du Magistère jusqu’à Pie XII.

Grégoire XVI, dans Mirari Vos, qualifie de « délire » la prétention de garantir à chacun la liberté de conscience.
Pie IX, dans Quanta Cura et le Syllabus, condamne l’erreur selon laquelle chacun est libre d’embrasser la religion qu’il juge vraie ; qu’il ne convient plus d’avoir la religion catholique comme unique religion de l’État ; qu’il est louable d’ouvrir à tout culte l’exercice public ; que cette liberté civile ne corrompt pas les mœurs ; et que le Pontife romain peut et doit se réconcilier avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.

Léon XIII, dans Libertas et Immortale Dei, tranche le nœud : il n’existe pas de droit naturel à l’erreur ; la vraie liberté consiste à faire le bien ; l’État reconnaît la vraie religion et ne la place pas au même rang que les fausses.

Pie XI, dans Quas Primas et Mortalium Animos, rappelle que la paix et la dignité ne naissent pas de la rébellion de la Déclaration des droits de l’homme, mais du Règne social du Christ.

Pie X, dans Notre charge apostolique, démasque la triade révolutionnaire pour ce qu’elle est : une égalité sans hiérarchie, une liberté sans Vérité, une fraternité sans Dieu le Père — une contrefaçon de la fraternité chrétienne, et non son accomplissement.

Léon XIV accomplit l’opération inverse.
Il place sur une seule et même ligne Clovis et les Lumières, comme si le baptême de la France et la guillotine des clercs et des aristocrates appartenaient au même « génie ». Il qualifie de conquête ce que les Pontifes romains qualifiaient de peste. Il transforme en droit ce que le Magistère pérenne qualifiait de délire. Il fait de l’Évangile la source d’une devise maçonnique forgée pour détrôner Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et, en citant Jean-Paul II, il place une déclaration des Nations Unies — un document sans Christ, sans Église, sans loi naturelle accomplie dans la Révélation — à la place de la Tradition comme critère du « progrès moral ».

Léon asservit la Papauté à la religion du globalisme : une dignité sans Commandements, la liberté de conscience contre la Volonté de Dieu, les fausses religions comme une variété à protéger, le multilatéralisme comme horizon, la laïcité « juste » comme cadre.

Prévost signe dans le sang des Martyrs de la Révolution la charte de l’homme sans Dieu. Comme dans le schisme capital, celui qui est assis sur la Chaire de Pierre ne retient pas l’erreur : il la bénit et en fait un dogme indiscutable.

 

J’ajouterai que malgré l’atmosphère de ces journées pleines d’amour pour l’humanité entière, on ne pouvait s’empêcher de penser au sort des milliers de fidèles traditionnels récemment excommuniés comme Mgr Vigano. Même règle que dans la société civile, celui dit la vérité doit être exécuté.

Anne Brassié

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[Redif] Perles de Culture n°405 – L’ordre et le désordre selon Maurras, très actuel, non ?

Anne Brassié reçoit Franck Bouscau, professeur des facultés de droit qui a préfacé la réédition du livre de Charles Maurras, « L’ordre et le désordre – Les idées positives et la Révolution » aux Editions d’Action française.

« Quand on veut analyser un phénomène, il faut d’abord l’isoler. En isolant celui-ci on voit à quel point la douceâtrerie humanitaire est contiguë au sectarisme sanglant. J’en conclus que le meilleur moyen d’éviter 1793 sera toujours de s’opposer à 1789 ».

Charles Maurras – L’ordre et le désordre, les idées positives et la Révolution française aux éditions d’Action française

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[Redif] Perles de Culture n°404 – Romain Guérin : un héritier de Jean Raspail

Anne Brassié reçoit Romain Guérin, l’auteur du « Journal d’Anne France » qualifié par Jean Raspail de chef-d’œuvre.

Il présente aujourd’hui son 3ème roman, « Le Grand Soulèvement » écrit pour obéir justement à l’appel de Jean Raspail qui désirait « que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de Reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné ». Ce roman est arrivé, c’est une bombe. Il y est question d’avortement de masse, de grand remplacement, de « complotisme » et de contre-révolution.

Puis, Anne Brassié reçoit Louis Trémolières qui nous donnera les dernières nouvelles de l’opposition de l’Etat à la reconstruction du château de Coucy.

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Perles de Culture n°428 – Reynald Secher : Mexicains, Vendéens, même combat pour la foi et la liberté

Anne Brassié reçoit Reynald Secher qui nous invite, le 27 septembre, à la cérémonie de jumelage entre le Mémorial de la Chapelle-Basse-Mer et la ville de Sahuayo au Mexique.

Les Mexicains, au siècle dernier et les Vendéens, un siècle plus tôt, ont tous défendu leur foi et leur liberté contre des gouvernements républicains et francs-maçons. Il y aura une cérémonie de translation des reliques des martyrs Cristeros. Les résolutions du nouveau Grand Maître du Grand Orient de France contre les écoles catholiques résonnent étrangement à la lueur de cette Cristiada… Le grand historien rayé des cartes de l’université pour ses études sur le génocide vendéen nous présente aussi un nouveau DVD sur les massacres de la révolution à Lyon.

La rubrique cinéma vous présente les 2 grands succès de l’été, « L’odyssée » et « La bataille De Gaule », et un nouveau film « Fjord ».

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Les coiffes bretonnes reviennnent à la mode

Il faut acheter des lunettes pour le cher Jean Philippe Tanguy.

Il nous plaisait de l’entendre lorsqu’il sabrait l’inconscience, la bêtise, l’ignorance ou l’avidité de nos tristes hommes politiques.

Hélas il vient de se planter en comparant le voile islamique à nos costumes traditionnels bretons. « Moi je suis d’une famille bretonne, a-t-il dit à l’Assemblée Nationale, si vous regardez les photos du XIXème les femmes étaient voilées. Parfois de noir, parfois avec de belles dentelles, mais l’esprit était le même, à savoir que le corps de la femme était impudique, il fallait le cacher. » Les femmes portaient des voiles noirs le jour des enterrements, bien sûr, les veuves de la guerre de 14, chaque jour que Dieu fait, des chapeaux couvrants, les jours de récolte en plein soleil, pour protéger leur visage. Mais le costume breton n’est en rien conçu pour cacher son corps. Il souligne la taille et les coiffes de dentelle blanche aussi nombreuses que les paroisses bretonnes mettent en valeur les jolis visages, les pommettes hautes, la peau claire et les larges sourires. Ces coiffes étaient une carte d’identité, on pouvait savoir où elles étaient nées, si elles étaient filles ou femmes, et leur niveau de fortune révélée par la finesse de la coiffe. « Honneur à nos aïeux si sages, si sages. » écrivait Mistral. Parler d’impudeur du corps de la femme, pauvre Jean Philippe, c’est utiliser le langage d’une autre religion que la nôtre. J’eusse préféré que vous interdisiez le string brésilien qui fait fureur sur les plages en ce moment et nous imposent la vue de grosses fesses très impudiques pour le coup ! On finirait par préférer le voile musulman ! Le temps des coiffes était un autre temps, un temps pudique où le sexe ne s’étalait pas, les parents dormaient dans un lit clos. Si l’Islam impose le voile c’est qu’il a une définition de la femme bien différente de la nôtre.

Retournez en Bretagne, comme je le fais presque chaque année, participez aux festnoz, dansez, admirez le festival interceltique de Lorient, et vous trouverez tout un peuple enraciné qui ne renie pas ses ancêtres, qui préfère, pour ses fêtes, le costume breton à l’accoutrement mondialiste, tee shirt publicitaire, jeans et baskets.

Parce que le costume traditionnel c’est l’âme d’un peuple.

Et s’il vous plaît prenez soin de l’âme de notre peuple, vous serez alors utile.

Anne Brassié

qui aime tellement les coiffes bretonnes qu’elle a mise en couverture de son dernier livre, Lettre à mes petites filles (Thebookeditions.com) la photo d’une coiffe bigoudène reçue dans sa jeunesse, des mains de son père d’origine bretonne.

Je vous signale un site internet, Tempête de l’Ouest, qui vend des coiffes et des chapeaux bretons superbes, et bien d’autres choses délicieuses, à petit prix.

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Un magnifique récit chanté de la vie de St François d’Assise

Avec de grandes et belles voix et une musique composée par un jeune chef du choeur Ephata, Rogatien Despaigne

https://www.ensemblephata.com/

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Une très belle journée a La Chapelle Basse Mer

Un voyage au Mexique pour découvrir les Cristeros qui, comme les Vendéens, refusèrent la révolution.

Programme complet

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Notre Europe

Pas celle d’Ursula

Un très beau texte de Michel de Saint Pierre duquel une très bonne biographie vient d’être publiée, celle de Thierry Bouclier chez Via Romana.

Paru dans Europe-Action en 1965

LES QUATRE EUROPES
Michel de Saint-Pierre

🇪🇺 EUROPE DE L’EST
Nous aimons l’Europe.
Nous aimons l’Europe de l’Est.
Après la ligne bleue des Vosges et la verte plaine d’Alsace, le trait blanc du Rhin est un trait d’union entre les deux tronçons du vieux royaume des Francs.
Notre empereur Charlemagne a vécu à Aix-la-Chapelle et notre cœur va battre à Strasbourg.
De part et d’autre du fleuve, c’est le même paysage de vignes et de houblons, de wagons et d’usines.
C’est l’enfer du charbon et l’argent de l’acier. Voici l’Europe des hauts fourneaux et des légendes médiévales.
Le chevalier de Bamberg combat le dragon de Siegfried, les jeunes filles aux longues tresses attendent Parsifal, Lohengrin et de jeunes guitaristes en culotte de cuir.
Des enfants blonds, le cartable sur le dos, cueillent des edelweiss et des pervenches.
Voici les autoroutes que traversent les biches et les chaussées pavées qui fuient sous la pluie, les lacs au crépuscule, les écharpes de brume, les sapins qui s’accrochent entre les glaciers et les torrents, les maisons où nichent les cigognes, les chênes dont les feuilles ornent les revers des vestons et les gardes des épées.
Voici les châteaux compliqués comme des jouets d’enfants et les soldats aux yeux clairs, grands écoliers aux casques couronnés de feuillages.
Et, au-delà des forêts et des villages, voici les barbelés et les miradors qui déchirent notre continent comme des ronces de fer et des potences de peur.
Chaque matin, le jour se lève sur une Europe captive que nous ne renierons pas.
C’est l’Europe des clochers bulbeux, des sculptures tourmentées, des chevaux sauvages et du Danube rouge.
Des femmes aux pieds nus et des hommes vêtus de gris attendent d’autres matins et la liberté.
Nous aimons l’Europe de l’Est.
Nous aimons la grande Europe.

🇪🇺 EUROPE DU SUD
Nous aimons l’Europe.
Nous aimons l’Europe du Sud.
Les rivages sont semblables tout autour de la mer immobile : rochers déchiquetés par le sel, pins surgis des cailloux, hauts fonds lumineux où sont enfouis des amphores et des souvenirs.
Enfin voici le monde que nous avons appris à aimer, malgré les livres de classe, les thèmes et les versions.
C’est le pays des pierres verticales, droites vers le ciel comme des cyprès.
Le temps a rongé les visages des dieux mais ces yeux sans pupilles et ces torses sans bras gardent la vie d’une éternelle jeunesse.
Les statues, dressées sur les promontoires, racontent l’histoire d’une race surgie du froid pour découvrir soudain l’ivresse du soleil, des sources et des tragédies.
Voici nos frères casqués comme les guerriers de l’Iliade et notre sœur la petite Antigone qui crie sa fierté et sa douleur.
Voici les pas des athlètes sur le stade, les plis des tuniques et le chœur d’un peuple surgi de la nuit, tandis que les torches arrachent aux ténèbres les gradins, les autels et les paroles sacrées de la vengeance et de l’éternité.
Mais cette Europe n’est pas enfouie dans la nuit des temps.
Elle vit toujours, par-delà les Alpes et les Pyrénées.
Là, dans d’innombrables musées, toutes les couleurs de l’Occident répondent à la terrible lumière de midi.
L’ombre est bleue comme le fond des mers et les murs blancs comme des draps.
Pays tragiques plongés dans un moyen âge de gloire.
Voici les jardins d’Andalousie et les champs de Sicile, gorgés du sang des guerriers d’Occident qui montent depuis des siècles une garde immobile face à l’Afrique.
La poussière garde les pas d’Alexandre, de César et de José-Antonio.
Nous aimons l’Europe du Sud.
Nous aimons la grande Europe.

🇪🇺 EUROPE DU NORD
Nous aimons l’Europe.
Nous aimons l’Europe du Nord.
Sous les nuages lourds d’averses et de promesses, la plaine s’étend jusqu’à la mer Baltique, avec ses boqueteaux, ses marécages et ses fermes rangées en carré sous l’épais chaume des toitures.
C’est l’Europe des pommes de terre, des longues veillées, des silences et des labeurs.
Les canaux, les terrils, les prairies gorgées d’eau et les dunes menacées par la mer s’enfuient jusqu’à l’horizon où émergent des clochers, des phares et des moulins.
Voici l’Europe d’Ulenspiegel, le bon Flamand et de Witukind, le fier Saxon.
Dans les villes grises au bord de la mer grise, les bateaux partent pour l’Amérique, le pavillon des Hanséatiques claquant au grand mât.
Voici le Jutland des pirates et des paysans d’où sont partis, depuis le haut moyen âge, tous les conquérants du vieux monde.
Voici la Fionie, belle comme un jardin, Elseneur où Hamlet revient par les nuits d’orage, Göteborg et Stavanger dont les noms s’inscrivent aux poupes des cargos.
C’est l’Europe du Nord avec les drakkars des Vikings qui dorment dans les musées.
Les rois de mer reposent dans leurs vaisseaux, au creux des collines sacrées, tandis que des étudiantes en casquette blanche dansent autour des feux dans la nuit la plus longue de l’année.
C’est l’Europe des falaises vertigineuses, des fjords insondables, des hivers écrasants et des printemps tumultueux.
C’est le pays de la neige et de l’océan, du ski et de la voile, le pays des églises de bois sculpté.
Nous aimons l’Europe du Nord.
Nous aimons la grande Europe.

🇪🇺 EUROPE DE L’OUEST
Nous aimons l’Europe.
Nous aimons l’Europe de l’Ouest.
La Manche ne saurait séparer les Bretons des Gallois, les Irlandais des Ecossais, les Normands du continent des Normands des Iles.
C’est l’Europe des vagues grises sous l’étrave des navires courant toutes les routes du monde, l’Europe de l’herbe verte où les églises aux tours crénelées prennent des allures de forteresses.
Voici le pays des invasions, des révoltes, des devoirs et des traditions.
Pour les Anglo-Saxons et les Celtes, les souvenirs et les habitudes ont réussi à créer mieux qu’une Nation : un Empire qui s’étend de l’Australie au Canada, de Singapour à Bahreïn.
C’est le monde du tabac et du thé, du courage et de la patience, de la laine et de la fumée.
Au son des cornemuses, les guerriers dansent sur des épées croisées et les soldats défilent dans des habits rouges, surgis des gravures du XVIIIe siècle.
Les équipes sportives arborent la rose, le chardon, le poireau et le trèfle des vieilles patries britanniques, solides comme les pierres qui bordent les chemins, comme les menhirs qui se dressent dans les landes.
Symboliquement, les druides unissent les deux tronçons de l’épée d’Arthur et les chevaliers de la Table Ronde se retrouvent encore pour de mystérieuses conspirations au secret des ruelles irlandaises.
Shakespeare, le plus grand dramaturge européen, vit toujours dans les auberges d’une ville aux poutres de bois vernis et chaque année des jeunes gens enthousiastes ressuscitent Macbeth, Roméo ou le roi Lear.
Ils découvrent une tragédie éternelle.
Nous aimons l’Europe de l’Ouest.
Nous aimons la grande Europe.

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Anne Brassié – Jean de La Varende : Dieu, le Roi et la littérature

De passage chez Des paluches et des bouquins

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Un peu de bon sens…

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Un peu de bon sens svp, celui des paysans

Vidéo à voir sur Facebook ici : https://www.facebook.com/reel/4594105620848733

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𝗟𝗮 𝗽𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗱’𝗶𝗻𝗳𝗹𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝘂 𝗰𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗶𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲 𝘃𝗮 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗶𝗿 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝘂𝗻 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗯𝗮𝗿𝗯𝗮𝗿𝗶𝗲

Par François Asselineau

La gouverneure démocrate du Massachusetts, bien qu’elle prétende être chrétienne, vient de signer une loi autorisant les avortements jusqu’au jour de l’accouchement.
Cette loi n’est pas seulement d’une extrême cruauté, puisqu’elle autorise à tuer un être humain quelques instants avant sa naissance.
Elle représente aussi un crime odieux au regard des valeurs essentielles qui ont façonné les pays de civilisation chrétienne depuis 1700 ans.
Car elle nous ramène de facto à l’Antiquité romaine, où le pater familias, le « père de famille », disposait du droit absolu de vie et de mort sur ses enfants.
Dans la Rome impériale, l’acte d’abandonner un nouveau-né était une pratique tout à fait courante. On l’appelait expositio, qui a donné le mot français « exposition ».
Un citoyen romain avait ainsi toute latitude pour refuser la présence ou l’existence du nouveau-né dont son épouse venait d’accoucher. Il lui suffisait de refuser de soulever le nourrisson du sol, juste après la naissance, pour que l’enfant soit rejeté de la famille.
Les parents qui choisissaient ainsi d’« exposer » leur enfant le déposaient généralement dans des décharges publiques ou sur des tas d’ordures ménagères, appelés stercora en latin.
Le prénom romain Stercorius (dérivé de stercus, qui signifie « fumier » ou « excrément ») était d’ailleurs couramment donné aux enfants qui avaient été ramassés sur des tas d’ordures.
Jeter un bébé à la poubelle n’était pas forcément synonyme d’infanticide. C’était un abandon au hasard, qu’on appelait la Fortune.
Les parents avaient conscience de laisser une chance à l’enfant d’être recueilli, tout en acceptant le risque qu’il meure de froid, de faim, ou qu’il soit dévoré par des bêtes errantes.
Car les tas d’ordures et les carrefours étaient surveillés par des passants ou des intermédiaires, qui recueillaient les nourrissons dans le but atroce de les élever comme esclaves ou futurs prostitués, afin que leur survie devienne un investissement rentable.
À Rome, outre les décharges, il existait d’ailleurs des lieux de dépôt plus facilement repérables pour maximiser les chances de survie, comme la Columna Lactaria, la Colonne lactaire, où des nourrices itinérantes ou des acheteurs d’esclaves savaient qu’ils pouvaient faire leur marché en nourrissons abandonnés.
Cette pratique infâme est restée parfaitement légale dans la Rome impériale jusqu’à l’arrivée du christianisme.
C’est avec la christianisation progressive de l’Empire que le regard sur l’expositio a changé. L’empereur Valentinien Ier a officiellement interdit l’abandon d’enfant en 374 apr. J.-C., en l’assimilant à un infanticide désormais puni de mort.
Les premiers chrétiens jouèrent un rôle décisif dans cette conversion des mœurs païennes, tout empreintes de barbarie, à une nouvelle humanité adorant un Dieu miséricordieux et donnant une valeur sacrée à la Vie.
La christianisation de l’Europe alla de pair avec l’interdiction des infanticides et des avortements dans tout le continent.
💡 CONCLUSION
La loi du Massachusetts marque une nouvelle étape vers le retour à la barbarie antique, au fur et à mesure que s’estompent les valeurs du christianisme.
Elle est concomitante des projets de loi autorisant la GPA, qui ouvrirait la voie à l’achat de bébés sur catalogue et à la marchandisation des êtres humains.
Elle s’accompagne de la multiplication de faits divers affreux, où l’on apprend que des parents ont abandonné leurs bébés au bord d’une route ou sur un tas d’ordures.
Il serait logique que ce retour à la barbarie antique au niveau des mœurs s’accompagne, au niveau politique, d’un retour à un pouvoir impérial anti-chrétien ayant droit de vie, de mort ou d’esclavage sur ses sujets.
N’est-ce pas l’ambition secrète de ceux qui applaudissent à ces évolutions ?
Source : https://x.com/LifeNewsHQ/status/2086905415808561552/video/1

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Ni schismatiques, ni infidèles !

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