Une nouvelle Foire du trône !

La Foire du trône,

au château de Versailles…

Après un Murakami japonais, voici au château de Versailles un Murakami portugais mais toujours les mêmes totems exubérants et vides de sens… La presse évoque quasi unanimement des délires : « C’est la foire du trône ! » titre un grand quotidien.

De purs produits financiers sont encore une fois imposés à des touristes venus du monde entier admirer l’art classique dans toute sa pureté. Nous espérons que les nombreuses réactions depuis celles de notre collectif Versailles Mon Amour jusqu’à l’Académie Française en passant par celles de simples contribuables, feront que ce sera la dernière plaisanterie de ce type.

La justesse et la fermeté de Versailles Mon Amour nous auront au moins épargné l’exposition de l’une des œuvres maîtresses de « l’artiste » : un lustre dont les pampilles sont des tampons hygiéniques. Après l’urine et la merde, le sang menstruel s’imposait pour la plasticienne. Restent en piste pour l’avenir la sueur et les crottes de nez. Mais nous subirons des escarpins géants en casseroles, dans la Galerie des Glaces, des lions de jardins recouverts de macramé, un cœur tressé de couverts en plastique rouge et quelques monstres pompeusement intitulés walkyries dans la galerie des Batailles. Le tout justifié par un raisonnement « conceptuel » attristant.


« L’absconnerie » atteint des niveaux inégalés. La reine guillotinée serait pour Vasconselos une héroïne de la libération de la femme: « Elle n’est plus la femme du roi, mais une femme politique, exécutée pour cette raison. Son exécution est l’un des tout premiers moments de l’émancipation de la femme. Sans elle, je ne serais pas ici. » La ministre de la culture parle de réflexion sur la place des femmes dans la société. Nous nous interrogeons sur la place d’Aurélie Filipeti au ministère.


L’une des œuvres s’appelle Contamination. Titre intéressant car elle propage en effet, après d’autres, une véritable pollution des lieux mais aussi des esprits. Ses monstres de tissus dans la Galerie des Batailles… tirés des mangas japonais sont une insulte à tous les héros des tableaux. Une théière géante trône devant le château.


Une circulaire du ministère, depuis une dizaine d’années, incite fermement les conservateurs à créer des expositions d’art contemporain au cœur des plus beaux trésors de notre patrimoine (musées, châteaux ou abbayes). Les budgets sont prévus et donnés… Mais peut-on imposer l’harmonie par décret? Si l’art n’est pas admiré librement, c’est qu’il est l’outil d’une propagande. Staline imposait ainsi aux soviétiques l’art réaliste, l’art contemporain de son temps.

Rester libre d’admirer ce que nous aimons sans pollution tel doit être le combat de chacun dans sa ville pour protéger notre patrimoine.

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