Retour au réel « On ne soumet la nature qu’en s’y conformant » Francis Bacon

A quoi reconnaît-on l’intelligence ? De façon objective l’intelligence nous sert d’abord à appréhender notre environnement pour mieux nous y adapter. Depuis toujours,  notre petit Moi n’a de chance de survie que s’il se conforme à la nature pour lui résister et la soumettre.

Cette souplesse impliquant beaucoup d’humilité est bien le signe de l’intelligence humaine qui ne subit pas mais transforme à son avantage les conditions extérieurs.  Et c’est bien cette capacité à plier pour mieux résister qui conditionne notre liberté. Pour  être le moins possible tributaire de la nature donc libre, il faut  pour commencer, obéir.

Obéir c’est reconnaître qu’il existe quelque chose au-dessus de soi, c’est donc sacraliser la Vie et tout ce qui la rend possible et tout dans le cosmos est nécessaire à la Vie ( l’atome, l’humus…).

Cette conscience qui nous permet de nous situer dans la Création est l’expression de notre liberté.

La question est : qu’en faisons-nous? Nous avons commis le Péché Originel qui fut notre première désobéissance à Dieu et maintenant nous devons nous faire pardonner.

Notre chance c’est Jésus Christ et Marie qui viennent  en contre point d’Adam et Eve nous montrer la voie de la réparation.

Jésus ne s’arque boute pas contre le péché originel il l’accepte, l’admet comme indispensable dans sa potentialité à la réalité de la liberté humaine.

Nous avons été créés libres, nous avons le pouvoir de désobéir. Jésus se conforme à la nature pour mieux la soumettre. Il ne s’arque boute pas contre ses ennemis mais il se conforme à la nature, l’œuvre de son Père.

Jésus et Marie nous montrent la voie, ils obéissent. Leur obéissance devrait être notre idéal, notre modèle, notre fil conducteur car elle est notre salut, le seul antidote contre le désordre malin.

Au contraire de nos démocraties boursouflées et bientôt impotentes, l’Eglise à l’instar du Christ et de Marie accepte la nature de l’homme telle qu’elle fut créée. Elle ne cherche pas à rebâtir un  Homme nouveau sur les sables mouvants de l’utopie. Vous me direz : pourquoi mélanger politique et religion ; je vous répondrai : posez  la question à nos tristes sirs de la politique qui se permettent de mettre les lois de leur république au-dessus de la morale.

Jésus construit son Eglise sur Pierre et pourtant Pierre l’a renié trois fois… Et l’Eglise toujours sur les pas du Christ sait qu’elle n’est faite que d’hommes imparfaits et l’accepte.

Ne se prenant pas pour Dieu, l’Eglise ne cherche pas à créer de nouvelle lois, elle s’appuie sur l’usage et s’efforce de toujours rester dans sa compétence. Ce qui assure sa pérennité.

La République démocratique est dans la posture inverse. Elle ressemble à une femme obligée de toujours plus se dénuder pour rester aguichante. Et aujourd’hui ses formes avachies apparaissent clairement. Elle veut faire plier la nature (avortement, mariage homosexuel et agriculture intensive.)

N’acceptant rien au-dessus d’elle, rien ne peut la tirer vers le haut. Elle est condamnée congénitalement à finir par ramper, écrasée sous le fardeau de sa désobéissance permanente…

Que peut-on alors souhaiter, espérer ? Que , quelque soit le futur pouvoir temporel, il s’agenouille devant Dieu. Souhaitons, prions pour un nouveau baptême de la France sans lequel nous ne pourrons travailler à la restauration du monde.

Stéphanie Prévot

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