Quels zombis, ces catholiques !!

J’ai voté Front National , à chacun son vote utile. En parfaite contradiction avec le fond de ma pensée puisque je crois en la nécessité d’Un roi immédiatement,  titre d’un livre que je vous recommande pour son humour et sa lucidité. Mais constater que les catholiques pratiquant ont voté Macron ( 71% des catho pratiquants et 54 % des catho  occasionnels, selon Famille Chrétienne) cela donne envie de devenir bouddhiste…..

Voter pour un gars qui va les éliminer des écrans suppose un certaine dose de masochisme et de crétinerie ,un gars qui va rayer de la carte leur pays, leur  peuple et leur culture,  un gars qui se fout de nos tables de la loi , un gars pour qui la doctrine sociale de l’église n ‘est rien à côté des thèses libérales en économie, qui se fout comme d’une guigne des pauvres comme de l’ensemble des citoyens qu ‘il mène dans le mur . Un gars qui va taxer à outrance leur maison de famille de Carnac, de La Baule ou Pont Lévesque !

Ils ont suivi  leurs évêques soixante-huitards comme un seul homme, lesquels ont craché sur des hommes et des femmes de façon assez peu chrétienne, il faut bien le dire. Leurs sermons sont assez contradictoires. Il faudrait aimer l’autre d’où qu ‘ils viennent et quelque soient ses intentions mais détester le type d’a côté parce qu’ il vote mal ? C’est beau l’obéissance mais obéir à des aveugles est assez sot !

Dernier point irritant: voilà des gens qui trouvent Marine Le Pen violente, qui trouve sa prestation dégradante.

On reste pantois de la niaiserie consensuelle de nos contemporains. Complètement châtrés, les pauvres. Vous voyez le Christ demander gentiment aux marchands du temple de dégager . Vous voyez un général demander poliment à l’ennemi de sortir de nos frontières ? Vous voyez le témoin d’une tornade s’annonçant à l’horizon, faire des ronds de jambe en souriant.

 Encore une fois ils voient mal, c’est le système démocratique entier qui est dégradant pour l’autorité suprême. Vous voyez un roi demandant son avis au peuple. Le chef décide en son âme et conscience (évidemment il faut qu ‘il soit fourni des 2 appendices !) Vous voyez un général réunir au milieu de la bataille son état major, un capitaine négocier avec les officiers de pont. Ce guignol télévisé où chacun étale ses plumes pour vendre son programme comme un modeste représentant de commerce est à hurler de rire ou de tristesse.

Quand Marine Lepen annonce l’arrivée imminente du renard libre dans le poulailler libre , selon l’excellente formule de Lacordaire, grand esprit catholique, réformateur des Dominicains, lucide sur les dangers du libéralisme économique, elle ne peut le dire sur l’air de Tout va très bien madame la marquise.

Enfin personne n’a trouvé trop violente la campagne systématique , 24 h sur 24, contre elle et sa famille. Responsable de la Shoah, d’Oradour et des noyés dans la Seine, Marine porte sur ses épaules tous les péchés de la terre quand ses contempteurs  n’ont jamais rien fait pour la chose publique,  n’ont jamais été élus,  n’ont jamais distrait un seul dimanche de leurs occupations favorites, à l’exception des grandes manifestations sur des musiques techno. Les plus critiques furent ceux qui n’avaient jamais débattu en public, sur les écrans. La critique est aisée mais l’art est difficile. Dire à un débatteur qu’ il a été mauvais ressemble à ces sportifs en chambre critiquant les grands athlètes. Par ailleurs tout de suite les média l’ont proclamé, elle a été mauvaise. Les téléspectateurs ont suivi la vox médiatique. Ils ont participé à leur mise en esclavage. Peut on leur rappeler que Dieu nous a créé libre.

Ces réactions manquent d’intelligence et , il faut bien le dire de virilité. C’est ça la république et les républicains ?  Pas très bandant , dirait Céline.

De vrais soumis prêts à toutes les servitudes .

                                                                                      Anne Brassié

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6 réponses à Quels zombis, ces catholiques !!

  1. Laplace dit :

    J ai fait comme vous avec la même impression
    Il faudrait faire lire les livres de Volkoff sur la désinformation à l école
    Je crains que ce soit plutôt le contraire

  2. Mussaenda dit :

    Bravo Madame ! Tous les catho ne sont pas des moutons bêlants » soixante -huitards »… Ecoutez par exemple le Père Louis Marie de Blignières de la Fraternité saint Vincent Ferrier… Merci pour votre salutaire colère!

  3. Bzs dit :

    Quelle puissance réelle et factuelle de l esprit satanique des loges ( Macron  » deux fois » fm ) qui arrive à  » chambouler » les cerveaux de notre peuple , jusqu à les lobotomiser. Très fort . Un peuple qui se dit libre , en réalité, qui n est qu un troupeau de mouton de Panurge , ayant perdu tout sens commun. Un peuple asservis volontairement n appartient plus à la France. Que Dieu nous préserve de ce mal insidieux.

  4. Charlie Bedeau dit :

    Celui (ou celle) qui réfléchit sur l’avenir n’est pas obligé de faire l’impasse sur le passé. D’autant que le proche est mémorable. Puisque Moi Président c’est fini évoquons une dernière fois ce quinquennat qui vient de s’achever.

    Les analystes, chacun dans sa spécialité, ont présenté le bilan. Il faut bien aux échéances qu’ils justifient leurs émoluments. Mais les vrais gens, ceux que les indices de productivité, les gains énergétiques, les coups de menton des chefs de guerre et les récurrentes diableries terroristiques laissent impavides, qu’ont-ils retenu ? Des décombres d’une existence chaque jour indéniablement plus aride que va extraire l’homme sans importance ? Des reculades intellectuelles, culturelles et morales aux avancées du mal-être sur le plan matériel les vieux français n’ont que l’embarras du choix.

    Rabattons-nous sur des émotions ressenties, ces griffures de l’âme qui nous submergèrent un moment. Exhumons in memoriam deux pépites rougeoyantes. A chacun ses fulgurances.

    La première scintilla lors d’une séparation maritale, opération devenue si banale que celui qui s’en targue est immédiatement ridiculisé.
    De la disputatio de cet homme et de cette femme – car c’était un couple usuel – dont l’objet nous indiffère, n’étant ni parent ni allié et d’un caractère peu porté à la moralisation et au jugement des personnes privées, une expression fusa qui nous mit à bas.

    L’homme était volage. Bof ! La femme dévorée par un orgueil exigeant. Bon ! Femme humiliée, bafouée, femme vengée. Pas la peine d’en faire un livre. Elle en fit un – car elle avait une dent contre lui. Les spécialistes le lurent attentivement et rapportèrent la «chose ».

    Alors, comme d’un kaléidoscope pris de tremblote, des images se bousculèrent dans la mémoire. Des réminiscences à l’infini : tableaux, films, livres, histoires.
    Surgirent les innombrables portraits de vieillards, de pauvres, de gueux, aux visages déformés, aux bouches vides, aux joues creusées (Breughel, Bosch, Greuze, Goya, Manet, les expressionnistes allemands).Des films (Capannelle du Pigeon-Monicelli, voyous faméliques de Pasolini, le bossu du Nom de la Rose, les clochards de Bunuel-Viridiana, le « salaud de pauvres » de Gabin-Autant-Lara à l’adresse de ce groupes de malheureux envahis, occupés, affamés, édentés en devenir).

    Mais avec la littérature, nous touchâmes au sommet. Surgit Fantine, émotion absolue, désarroi sans limite. Jusqu’à la fin elle voulait garder ses dents. Elle vendit ses cheveux, pas ses dents. Puis elle les vendit et mourut. Sainte Fantine, martyre littéraire, ton calvaire fut vain. Aujourd’hui les pauvres, tes frères, vendent tout ce qu’on leur achète : sang, cornée, peau, reins, moelle, ovule, utérus…

    Dans l’Histoire les sans sont mille : les sans logis, les sans foi ni loi, les sans peur et sans reproche, les paysans sans terre, les citoyens sans culotte, les boit-sans-soif. Mais aussi les apatrides, les agnostiques, les amoraux.
    Dans l’univers du socialisme scientifique, du terranovalisme, de l’islamigration heureuse s’ajoute maintenant le sans-dents : désignation railleuse d’une classe sociale défavorisée.
    Bravo l’artiste !

    L’autre pépite s’appelle Fiona.
    Un prénom qui nous vient du Nord, qui déconcerte ceux qui s’habituent sans maugréer à Najat, à Rachida, à Marisol. Un prénom qui fleure les grands espaces nordiques et nous évoque les étendues enneigées, la pureté de la glace au reflet bleuté.
    Le prénom devient photo, une photo- avis de recherche qui nous obsède durant plusieurs semaines. Fiona est une petite fille rieuse, dont les grands yeux bleus reflètent ce désir de parcourir la vie, de goûter à la splendeur de la création, de s’approprier sa part de joie et de bonheur. Comme tous les enfants.
    Au final une abomination. Fiona évaporée, disparue. Molestée, martyrisée, massacrée, assassinée, découpée ? On ne sait. Le pire n’est jamais sûr.

    Et la vie d’avant ? Des parents immatures, démunis, qui se séparent. A sa première rentrée des classes elle a déjà changé de papa. Le premier, le vrai est relégué, la mère accrochée par un homme qui vient d’ailleurs. Dans le chômage et l’indigence on lui donne une petite sœur. Fiona est externalisée, une gêne dans la gêne. La famille authentique est celle du nouveau père. Nous revient alors en mémoire une parole que l’on se permet de compléter : « Nous les vaincrons par le ventre de nos femmes…et des leurs ».

    Naturellement Monsieur Hollande, pas plus que ses collègues politiciens, n’ont à voir avec l’existence tragique de Fiona. Mais ils sont responsables-coupables de l’histoire de Fiona, du destin de Fiona. Ceux du passé, ceux du présent et hélas ceux à venir.
    Responsables du contexte, de l’anémie spirituelle, de la déperdition civilisationnelle, du cadre, du décor.

    Une métropole régionale à la réputation sulfureuse, une tradition radico-massonique, un milieu voyou réputé, des grandes gueules ibères.
    Des quartiers de grande « sensibilité », de style lapinohome – bâtis en un temps où un parlementaire sur deux était promoteur-immobilier – où l’on entassa, vague après vague, les ruraux qui croyaient au Petit Jésus citadin, les nôtres venus d’Afrique, puis les autres.
    Une école débile, construite pour l’unique satisfaction des pédagogues lunatiques et syndiqués, où l’élève est devenu une dérisoire variable d’ajustement.
    Des mœurs venues de Californie, mûres comme des abcès, blettes, abjectes.
    Des religions travaillant dans l’appel de l’Autre.
    La destruction de l’emploi par une européanisation parée de tous les charmes pacifiques, une mondialisation profitable aux «gros» malins.
    Un individu vide, qui n’a rien appris, qui ne sait rien, qui ne fait rien, un assisté, profession chômeur.
    Et pour la rêverie les ineptes productions des médias soporifiques, dégradantes et pousse-au crime.
    Etc…

    Fiona et les 100 Dan. France. 2012-2017.

  5. Paullo dit :

    Macron, le Petit Prince qu’il fallait dans un pays où les adultes font de la trottinette.

  6. Laurence Maugest dit :

    A ton dernier texte, j’avais lancé comme commentaire « chapeau! » car quand l’essentiel est dit, il n’y a rien à rajouter sauf des encouragements à continuer, mais là je te dis « chapeau haut de forme ! » Je vais le diffuser ce texte ….bravo

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