Traduction trahison : Qui est le prochain dans l’Evangile ?

Un ami auditeur très attentif de Radio Courtoisie nous rappelle :

« Vous vous souvenez de Claude Tresmontant qui nous expliquait sur Radio Courtoisie combien les traductions successives de l’araméen à l’hébreu, au grec, au latin puis au français étaient souvent des trahisons (comme dit le proverbe…).

J’en viens à 3 textes :

HOSPES VENIT ET NON ACCEPISTI : mon Gaffiot me donne les sens successifs du mot : hôte qui reçoit, hôte qui est reçu, voyageur de passage ( donc brièveté du contact) et , enfin et sans doute plus tard, étranger. A mon avis, il faut traduire par : tu n’as pas accueilli un moment celui qui passait devant chez toi. L’Eglise moderniste tape fort et dit : l’étranger est venu et tu ne l’as pas accueilli (= salaud !)

ON DOIT AIMER SON PROCHAIN COMME SOI-MEME : comme vous le faisiez justement remarquer, ce prochain s’étend maintenant au lointain ! Or PROCHAIN (PROXIMUS) est le superlatif de PROCHE (PROPINQUUS) . C’est aux plus proches de nos proches qu’il nous est demandé de s’occuper avec Amour. Je suppose que si ces prochains (qui ont aussi d’autres prochains) font de même, l’Amour ira jusqu’au bout de la Terre.

Jésus demande à ses apôtres d’aller évangéliser les nations (GENTES= familles, peuples, nations et même barbares, dit mon Gaffiot). Il n’a pas dit l’humanité ou les hommes. Les collectivités humaines sont donc une réalité et, personnellement, je place l’Amour de la France sur le chemin qui me mène à l’Amour de Dieu. « 

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Joli coup de gueule , merci Slobodan Despot

La France vient de prolonger ses sanctions contre la Russie !

Sur le blog Despotica de Slobodan Despot

Le syndrome Tolstoïevsky

Le problème, avec l’approche occidentale de la Russie, n’est pas tant dans le manque de volonté de comprendre que dans l’excès de volonté de ne rien savoir.Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

*

L’Occident ressort la même guignolerie haineuse à chaque crise, depuis Ivan le Terrible à « Putler »-Poutine, en passant par le tsar Paul, la guerre de Crimée, le pauvre et tragique Nicolas II, et même l’URSS où tout succès était dit « soviétique » et tout échec dénigré comme « russe ».

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage « parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45 » n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales.

Mais tout ceci n’est encore rien. C’est dans l’ordre des choses. L’Occident et la Russie ne font que jouer les prolongations, à l’infini, du conflit Rome-Byzance en l’étendant aux continents voisins voire à l’espace interplanétaire. La vraie guerre des civilisations, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir et à mordre comme un piège à loups. C’est le seul piège, du reste, que l’empire occidental n’ait pas posé tout seul et qu’il ne puisse donc désamorcer. (Étant entendu que la menace islamique n’est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l’action de services d’État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité.)

La menace russe, elle, est d’une autre nature. Voici une civilisation quasi-jumelle, ancrée sur ses terres, consciente d’elle-même et totalement ouverte aux trois océans, à l’Arctique comme à l’Himalaya, aux forêts de Finlande comme aux steppes de Mongolie. Voici des souverains qui — depuis la bataille de Kazan remportée par ce même Ivan qui nous sert de Père Fouettard — portent le titre de Khans tatars en même temps que d’Empereurs chrétiens siégeant dans l’ultime Rome, la troisième, Moscou, qui fleurit au moment où Byzance gémissait sous l’Ottoman et le pape sous la verge de ses mignons. Voici une terre aux horizons infinis, mais dont les contours sont gravés dans l’histoire du monde, inviolables bien que diffus. Voici des gens, enfin, et surtout, aussi divers qu’on peut l’imaginer, mêlant au sein d’un même peuple le poil blond des Vikings aux yeux obliques et aux peaux tannées de l’Asie. Ils n’ont pas attendu le coup de départ du métissage obligé, les Russes, ils l’ont dans leur sang, si bien assimilé qu’ils n’y pensent plus. Les obsédés de la race au crâne rasé qu’on exhibe sur les chaînes anglo-saxonnes ont la même fonction que les coucous suisses : des articles pour touristes.

*

Cela ressemble tellement à l’Europe. Et c’en est tellement loin ! Tellement loin que les infatigables arpenteurs des mers — génois, anglais, néerlandais, espagnols —, qui connaissent l’odeur de la fève de tonka et la variété des bois de Sumatra, ne savent rien de la composition d’un borchtch. Ni même de la manière dont on prononce le nom de cette soupe. Ce n’est pas qu’ils ne pourraient pas l’apprendre. C’est qu’ils n’en ont pas envie. Pas plus qu’ils ne veulent connaître, vraiment, l’esprit, les coutumes et la mentalité des immigrants exotiques qu’ils accueillent désormais par millions et qu’ils laissent s’agglutiner en ghettos parce qu’ils ne savent comment leur parler.

J’ai dû, moi, petit Serbe, apprendre deux langues et deux alphabets pour entamer ma vie d’immigré. J’en ai appris d’autres pour mieux connaître le monde où je vis. Je m’étonne sincèrement de voir que mes compatriotes suisses ne savent pas, pour la plupart, les deux autres grandes langues de leur pays. Comment connaître autrui si vous ne savez rien de la langue qu’il parle ? C’est le minimum de la courtoisie. Et cette courtoisie, désormais, se réduit de plus en plus à des rudiments d’anglais d’aéroport.

De même font les Russes, dont l’éducation intègre la culture ouest-européenne en sus de la leur propre. Où voit-on la réciproque, à l’ouest du Dniepr ? Depuis Pierre le Grand, ils se considéraient européens à part entière. Les artistes de la Renaissance et les penseurs des Lumières sont les leurs. Leontiev, le père Serge Boulgakov, Répine, Bounine, Prokofiev et Chestov sont-ils pour autant les nôtres? Non, bien entendu. Parler français fut deux siècles durant la règle dans les bonnes maisons — et le reste encore parfois. Ils se sont intensément crus européens, mais l’Europe s’est acharnée à leur dissiper cette illusion. Quand les jeunes Russes vous chantent Brassens par cœur, vous leur répondez en évoquant « Tolstoïevsky ». L’Europe de Lisbonne à Vladivostok n’aura été réelle qu’à l’Est. A l’Ouest, elle ne fut jamais que la projection livresque de quelques visionnaires.

L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ! Imagine-t-on la puissance, la continuité, le rayonnement, les ressources d’un tel ensemble ? Non. On préfère definitely se mirer dans l’Atlantique. Un monde vieillissant et ses propres outlaws mal dégrossis s’étreignant désespérément par-dessus la mer vide et refusant de voir dans le monde extérieur autre chose qu’un miroir ou un butin. Leur derniers échanges chaleureux avec la Russie remontent à Gorbatchev. Normal : le cocu zélé avait entrepris de démonter son empire sans autre contrepartie qu’une paire de santiags au ranch de Reagan. Vingt ans plus tard, les soudards de l’OTAN occupaient toutes les terres, de Vienne à Lviv, qu’ils avaient juré de ne jamais toucher ! Au plus fort de la Gorbymania, Alexandre Zinoviev lançait son axiome que tous les Russes devraient apprendre au berceau : « Ils n’aimeront le tsar que tant qu’il détruira la Russie ! »

*

« Ah, vous les Slaves ! » — ouïs-je souvent dire — « Quel don pour les langues ! » Je me suis longtemps rengorgé, prenant le compliment pour argent comptant. Puis, ayant voyagé, j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas « nous les Slaves » qui avons de l’aisance pour les langues : c’est vous, les « Européens » qui n’en avez pas. Qui n’en avez pas besoin, estimant depuis des siècles que votre packagelinguistique (anglais, français, allemand, espagnol) gouverne le monde. Pourquoi s’escrimer à parler bantou ? Votre langue, étendard de votre civilisation, vous suffit amplement, puisqu’au-delà de votre civilisation, c’est le limes (comme au temps de César), et qu’au-delà du limes, mon Dieu… Ce sont les terres des Scythes, des Sarmates, des Marcheurs Blancs, bref de la barbarie. Voire, carrément, le bord du monde où les navires dévalent dans l’abîme infini.

Voilà pourquoi le russe, pour vous, c’est du chinois. Et le chinois de l’arabe, et l’arabe de l’ennemi. Vous n’avez plus même, dans votre nombrilisme, les outils cognitifs pour saisir ce que les autres — qui soudain commencent à compter — pensent et disent, réellement, de vous. Ah ! Frémiriez-vous, si vous pigiez l’arabe des prédicateurs de banlieue ! Ah ! Railleriez-vous si vous entraviez des miettes de ce que les serveurs chinois du XIIIe dégoisent sur vous. Ah ! Ririez-vous s’il vous était donné de saisir la finesse de l’humour noir des Russes, plutôt que de vous persuader à chacun de leurs haussements de sourcil que leurs chenilles sont au bord de votre gazon.

Mais vous ne riez pas. Vous ne riez plus jamais. Même vos vaudevilles présidentiels sont désormais commentés avec des mines de fesse-mathieu. Vous êtes graves comme des chats qui caquent dans votre quiétude de couvre-feu, alors qu’eux, là-bas, rient, pleurent et festoient dans leurs appartements miniatures, leur métro somptueux, sur leur banquise, dans leurs isbas et jusque sous les pluies d’obus.

Tout ceci n’est rien, disais-je, parlant du malentendu historique qui nous oppose. La partie grave, elle arrive maintenant. Vous ne leur en voulez pas pour trois bouts d’Ukraine dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Vous leur en voulez d’être ce qu’ils sont, et de ne pas en démordre ! Vous leur en voulez de leur respect de la tradition, de la famille, des icônes et de l’héroïsme — bref, de toutes les valeurs qu’on vous a dressés à vomir. Vous leur en voulez de ne pas organiser pour l’amour de l’Autre la haine du Soi. Vous les enviez d’avoir résolu le dilemme qui vous mine et qui vous transforme en hypocrites congénitaux : Jusqu’à quand défendrons-nous des couleurs qui ne sont pas les nôtres ?

Vous leur en voulez de tout ce que vous avez manqué d’être !

Ce qui impressionne le plus, c’est la quantité d’ignorance et de bêtise qu’il vous faut déployer désormais pour entretenir votre guignolerie du ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation. Car tout la dément : et les excellentes relations de la Russie avec les nations qui comptent et se tiennent debout (BRICS), et le dynamisme réel de ce peuple, et l’habileté de ses stratèges, et la culture générale du premier Russe venu, par opposition à l’inculture spécialisée du « chercheur » universitaire parisien qui prétend nous expliquer son obscurantisme et son arriération. C’est que ce ramassis de brutes croit encore à l’instruction et au savoir quand l’école européenne produit de l’ignorance socialisée ; croit encore en ses institutions quand celles de l’UE prêtent à rire ; croit encore en son destin quand les vieilles nations d’Europe confient le leur au cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street.

Du coup, la propagande a tout envahi, jusqu’à l’air qu’on respire. Le gouvernement d’Obama prend des sanctions contre le régime de Poutine : tout est dit ! D’un côté, Guantanamo, les assassinats par drones aux quatre coins du monde, la suspension des droits élémentaires et le permis de tuer sans procès ses propres citoyens — et, surtout, vingt-cinq ans de guerres coloniales calamiteuses, sales et ratées qui ont fait du Moyen-Orient, de la Bosnie à Kandahar, un enfer sur terre. De l’autre, une puissance qui essaie pas à pas de faire le ménage à ses propres frontières, celles justement dont on s’était engagé à ne jamais s’approcher. Votre gouvernement contre leur régime

Savez-vous de quoi vous vous privez en vous coupant ainsi, deux fois par siècle, de la Russie ? Du refuge ultime des vos dissidents, en premier lieu du témoin capital Snowden. Des sources d’une part considérable de votre science, de votre art, de votre musique, et même, ces jours-ci, du dernier transporteur capable d’emmener vos gens dans l’espace. Mais qu’importe, puisque vous avez soumis votre science, votre art, votre musique et votre quête spatiale à la loi suicidaire du rendement et de la spéculation. Et qu’être traqués et épiés à chaque pas, comme Snowden vous l’a prouvé, ne vous dérange au fond pas plus que ça. A quoi bon implanter une puce GPS à des chiens déjà solidement tenus en laisse ? Quant à la dissidence… Elle n’est bonne que pour saper la Russie. Tout est bon pour saper la Russie. Y compris les nazis enragés de Kiev que vous soutenez sans gêne et n’hésitez pas à houspiller contre leurs propres concitoyens. Quelle que soit l’issue, cela fera toujours quelques milliers de Slaves en moins…

Que vous a-t-il donc fait, ce pays, pour que vous en arriviez à pousser contre lui les forces les plus sanguinaires enfantées par la malice humaine : les nazis et les djihadistes ? Comment pouvez-vous songer à contourner un peuple étendu sur onze fuseaux horaires ? En l’exterminant ou en le réduisant en esclavage ? (Il est vrai que « toutes les options sont sur la table », comme on dit à l’OTAN.) Destituer de l’extérieur un chef d’État plus populaire que tous vos polichinelles réunis ? Êtes-vous déments ? Ou la Terre est-elle trop petite, à vos yeux, pour que l’« Occident » puisse y cohabiter avec un État russe ?

C’est peut-être cela, tout compte fait. La Russie est l’avant-poste, aujourd’hui, d’un monde nouveau, de la première décolonisation véritable. Celle des idées, des échanges, des monnaies, des mentalités. A moins que vous, atlantistes et eurocrates, ne parveniez à entraîner la nappe dans votre chute en provoquant une guerre atomique, le banquet de demain sera multipolaire. Vous n’y aurez que la place qui vous revient. Ce sera une première dans votre histoire : mieux vaut vous y préparer.


Lire ses 2 derniers romans,  Le miel et le rayon bleu chez Gallimard. le premier sur l’après guerre de l’ex Yougoslavie crucifiée et le second sur la guerre nucléaire, ses menaces et ses résistants. 

 

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Lundi vous êtes pris !

Le Forum de la France chrétienne

vous invite à une conférence  le lundi 19 juin à 20 h

Stephanie Bignon , présidente de l’association Terre et famille, dont la devise est  S’enraciner pour s’élever,nous parlera sur le thème de :

La chasteté, une écologie radicale .

9 rue Bergère Paris IX è

Pour le buffet

Pour le buffet, veuillez apporter

     – boissons (messieurs),

     – & nourritures terrestres (dames).

RSVP : B. Hendessy – tél. 06 20 35 55 48

   « La chasteté est la splendeur de l’homme intérieur. Elle est la force suprême qui ferme le cœur aux choses d’ici-bas et qui l’ouvre aux choses d’en haut. » (Jan Van Ruysbroek).
   La virginité implique la chasteté mais la chasteté n’implique pas la virginité. L’élévation vers les « choses d’en haut » est possible à tous et à tout moment de notre vie. La chasteté est cette incarnation de la prière qui nous permet de nous oublier pour nous donner pleinement à la Gloire de Dieu à travers notre Prochain.
   La chasteté est la liberté du cœur, détachée de tout égoïsme qui nous met sur le bon chemin. Chacun de nos actes peut être porté par cette maîtrise de soi et il n’est jamais trop tard…
   Un seul regard sur notre société contemporaine nous permet de constater que nous avons fait le choix inverse : la recherche frénétique d’argent, de possessions et de plaisir.
   Pourquoi ce choix mortifère et comment contribuer à restaurer notre monde ?

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Sur les écrans Rodin

 

Un autre portrait, celui de Rodin, nous est proposé. Mais un Rodin libidineux, d’un égoïsme fabuleux. Vincent Lindon est excellent. Le film doit être réalisé par quelqu’ un qui déteste les femmes, Camille et Rose, ses 2 maîtresses sont laides à faire peur. Par ailleurs on ne voit que très peu de sculptures de Camille, autrement plus belles, plus criantes de vérité que celle de Rodin. Je n’ai jamais compris l’intérêt pour cette statue de Balzac engoncé dans sa robe de chambre pour l’éternité. Quand on sait le goût raffiné de Balzac pour les vêtements et les objets d’art, on s’étonne….Allez voir le musée de Camille Claudel à Nogent sur Seine, vous serez époustouflé .

En attendant voici sa valse :

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

Le martyre des paysans de France

Publié dans TV Libertes | Laisser un commentaire

Sur les écrans Lou Andreas Salomé

Très joli film sur cette intellectuelle d’origine allemande vivant à Saint Petersbourg qui mourra en 1933

ayant connu un destin étonnant. Sixième enfant après 5 garçons, elle est adorée par son père qu ‘elle domine totalement et  contredite par sa mère dans ses aspirations de surdouée qui veut tout faire comme ses frères. C’est un temps où les filles ne font pas d’études .Elle sera instruite à la maison mais son professeur tombe fou amoureux d’elle et l’agresse. Elle jure que plus aucun homme ne la touchera. D’autres hommes tomberont fous d’elle, Nietzche, Freud, Rielke, son mari, mais seul Rielke connaîtra ses faveurs. Dialogues philosophiques excellents, images fort belles . Décor comme dans L’anglaise et le duc, de gravures anciennes de Saint Petersbourg, Berlin et Rome. De bas bleu insolente, provocatrice et assez narcissique, Lou devient une vieille dame généreuse et un peu plus maternelle….Mesdames allez  voir ce film, seules, les hommes seront sans doute exaspérés par cette jeune femme un peu trop libre à leur goût !

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Quels zombis, ces catholiques !!

J’ai voté Front National , à chacun son vote utile. En parfaite contradiction avec le fond de ma pensée puisque je crois en la nécessité d’Un roi immédiatement,  titre d’un livre que je vous recommande pour son humour et sa lucidité. Mais constater que les catholiques pratiquant ont voté Macron ( 71% des catho pratiquants et 54 % des catho  occasionnels, selon Famille Chrétienne) cela donne envie de devenir bouddhiste…..

Voter pour un gars qui va les éliminer des écrans suppose un certaine dose de masochisme et de crétinerie ,un gars qui va rayer de la carte leur pays, leur  peuple et leur culture,  un gars qui se fout de nos tables de la loi , un gars pour qui la doctrine sociale de l’église n ‘est rien à côté des thèses libérales en économie, qui se fout comme d’une guigne des pauvres comme de l’ensemble des citoyens qu ‘il mène dans le mur . Un gars qui va taxer à outrance leur maison de famille de Carnac, de La Baule ou Pont Lévesque !

Ils ont suivi  leurs évêques soixante-huitards comme un seul homme, lesquels ont craché sur des hommes et des femmes de façon assez peu chrétienne, il faut bien le dire. Leurs sermons sont assez contradictoires. Il faudrait aimer l’autre d’où qu ‘ils viennent et quelque soient ses intentions mais détester le type d’a côté parce qu’ il vote mal ? C’est beau l’obéissance mais obéir à des aveugles est assez sot !

Dernier point irritant: voilà des gens qui trouvent Marine Le Pen violente, qui trouve sa prestation dégradante.

On reste pantois de la niaiserie consensuelle de nos contemporains. Complètement châtrés, les pauvres. Vous voyez le Christ demander gentiment aux marchands du temple de dégager . Vous voyez un général demander poliment à l’ennemi de sortir de nos frontières ? Vous voyez le témoin d’une tornade s’annonçant à l’horizon, faire des ronds de jambe en souriant.

 Encore une fois ils voient mal, c’est le système démocratique entier qui est dégradant pour l’autorité suprême. Vous voyez un roi demandant son avis au peuple. Le chef décide en son âme et conscience (évidemment il faut qu ‘il soit fourni des 2 appendices !) Vous voyez un général réunir au milieu de la bataille son état major, un capitaine négocier avec les officiers de pont. Ce guignol télévisé où chacun étale ses plumes pour vendre son programme comme un modeste représentant de commerce est à hurler de rire ou de tristesse.

Quand Marine Lepen annonce l’arrivée imminente du renard libre dans le poulailler libre , selon l’excellente formule de Lacordaire, grand esprit catholique, réformateur des Dominicains, lucide sur les dangers du libéralisme économique, elle ne peut le dire sur l’air de Tout va très bien madame la marquise.

Enfin personne n’a trouvé trop violente la campagne systématique , 24 h sur 24, contre elle et sa famille. Responsable de la Shoah, d’Oradour et des noyés dans la Seine, Marine porte sur ses épaules tous les péchés de la terre quand ses contempteurs  n’ont jamais rien fait pour la chose publique,  n’ont jamais été élus,  n’ont jamais distrait un seul dimanche de leurs occupations favorites, à l’exception des grandes manifestations sur des musiques techno. Les plus critiques furent ceux qui n’avaient jamais débattu en public, sur les écrans. La critique est aisée mais l’art est difficile. Dire à un débatteur qu’ il a été mauvais ressemble à ces sportifs en chambre critiquant les grands athlètes. Par ailleurs tout de suite les média l’ont proclamé, elle a été mauvaise. Les téléspectateurs ont suivi la vox médiatique. Ils ont participé à leur mise en esclavage. Peut on leur rappeler que Dieu nous a créé libre.

Ces réactions manquent d’intelligence et , il faut bien le dire de virilité. C’est ça la république et les républicains ?  Pas très bandant , dirait Céline.

De vrais soumis prêts à toutes les servitudes .

                                                                                      Anne Brassié

Publié dans marre a bout bout de ficelle | 7 commentaires

Sur les écrans 3 bons films

 

Little Boy

Alejandro Monteverde est un cineaste américain d’ origine mexicaine. Cette fable extraordinaire raconte l’histoire d’un enfant sur la côte californienne qui ne grandit pas et subit, désespéré, le départ de son père adoré à la guerre. Un prêtre va l’aider en lui disant que sa foi peut déplacer les montagnes et faire revenir son père. Il lui donne une image sur laquelle sont inscrits les devoirs du chrétien, pardonner  à son ennemi, visiter les malades ….Ce film me fait penser au roman de Gunter Grass que  Victor Schlondorff a porté sur les écrans. Mais autant le roman comme le film allemand sont noirs ,désespérés et sacrilèges , autant le film mexicain est lumineux et plein d’espoir, sans occulter les drames humains. . Little Boy est aussi le nom de la bombe d’Hiroshima qui met fin à la guerre. Un film à voir en famille avec des adolescents, un film dont on parle assez peu, un film chrétien, vous pensez !

            Une famille heureuse

Film géorgien dans la Russie post soviétique.Une mère de famille ne supporte plus la promiscuité de son appartement qui accueille parents, son couple et ses grands enfants, en couple eux aussi. elle s’échappe et loue un appartement. Ce n’est en rien un film féministe qui en appellerait à la libération de la femme juste un constat de ce monstrueux régime soviétique tant vanté par les occidentaux qui eux donnent une chambre à chacun de leurs enfants. Belle héroïne, très humaine.

         A quiet passion

Très joli film sur la vie d’Emily Dickinson, sorte de Marie Noel américaine morte en 1886  , aussi douée et aussi désespérée qu’ elle de n’être pas mariée et et n’ être pas reconnue. En voix off ses vers qui font approcher le spectateur du mystère de la création poétique. Il règne une sorte de malédiction sur cette famille dont les parents étouffants empêchent les 3 enfants de quitter le nid familial.

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

Credo des valeurs républicaines

Je déclare l’argent roi

Je trompe l’électeur comme je respire

Je mens et change d’avis comme de chemise

Je méprise haineusement tous ceux qui ne pensent pas comme moi et j’en appelle à la fraternité.

J accueille le monde entier mais  ne le nourrie pas.

J’étouffe les catholiques et subventionne les musulmans.

J’enrôle la jeunesse dès le berceau.

Je mets au placard les hommes de valeur et récompense les combinards .

Je vends les entreprises françaises et me déclare patriote.

J’exploite les morts d’ Oradour, de la Shoah et de la Seine et bombarde tranquillement tous les non démocrates.

Je crache chaque matin sur le passé de la France.

J’élimine bébés et vieillards, malades et handicapés.

J’invente des lois pour faire taire mes ennemis.

Je vis  aux frais de la princesse et fais les poches de mes concitoyens.

Je répète démocratie à tous bouts de champs et fais des coups d’état permanents.

Je joue les matamores et me couche devant toute autorité.

Je matraque ou fais matraquer mes messages 24 h sur 24 en criant : « Vive la liberté de la presse ! »

 

 

Merci à toute cette petite bande d’escrocs politiques d’avoir dessillé les yeux de nos contemporains, ces 3 derniers mois. Ils ont fait tomber le front républicain . Toute la fausse droite a filé à gauche.

Place nette pour les vrais français , les hommes et les femmes de droite.

Anne Brassié

Publié dans Chroniques Inactuelles | 5 commentaires

Sur les écrans une fabuleuse satire africaine de la démocratie !!!

521982.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

 

La France envoie une mission d’observateurs pour les élections du Président Fondateur de la République très très démocratique du Gondwana. C’est son 4 éme mandat. La communauté international tient à  vérifier que tout se passe démocratiquement. Au nom de quoi les nations riches devraient surveiller les nations pauvres ?  On se le demande.

A voir absolument en ce moment de mensonges électoraux à jets continus . L’humour du réalisateur nigérien fait merveille. La satire touche les élites africaines comme les élites française. Chacun en prend pour son grade. Derrière la démocratie africaine se profile la nôtre. LePrésident fondateur refuse de débattre avec le chef de l’opposition car celui ci n’est pas démocrate !!!. Cela ne vous rappelle pas Chirac refusant le débat avec Le Pen ? Et le front républicain anti Le Pen tout aussi démocratique ?

Le soutien du chef de la mission qui veut caser les asperges françaises explique le soutien de notre république bananière aux pires tyrans.

 

Comme dit une femme du peuple : »On est fatigué de ces élections « 

Publié dans Sur les écrans | Un commentaire

Un dessin de Chard pour ceux qui n’auraient pas compris les Français

clip_image001-2-

clip_image003-2-clip_image004-2-clip_image002-2-

Publié dans Agenda | Un commentaire

Sur les crans A bras ouverts

sub-buzz-15790-1491477120-6Libération l’a décrété : ce film est abject . Evidemment c’est une satire très marrante des bourgeois de gauche qui prônent l’accueil des étrangers mais vivent tranquilles dans un joli jardin éloigné des tracas du monde. Madame fait de la sculpture contemporaine. « De  la merde  » dit son serviteur indien . Monsieur va sauter l’une de ses étudiantes et le fils va déflorer une jeune rom , ce qui est grave chez ces gens là. Voir débouler une caravane de roms chez Clavier et Zilberstein provoque une franche rigolade . Ce film soulage de tous les mensonges avalés chaque matin que Dieu fait.

Quand le réalisateur se moque dans son premier film, Qu’est ce qu’ on a fait au Bon Dieu , des bourgeois catholiques dont les 4 filles vont épouser un noir, un juif, un musulman et un chinois les médias trouvent cela très drôle. Quand  ce sont les bobos de gauche qui sont pris en flagrant délit de mensonge perpétuel cela devient vilain, pas beau. Rigolo, non?

Publié dans Sur les écrans | 2 commentaires

Sur nos écrans Opera

opera

Les mélomanes sont fous de joie ,leur opéra , sujet d’un film !

Las ,c’est le directeur actuel de l’opéra, Stephane Lissner qui en est la vedette. Lissner se grattant le menton, Lissner discutant avec les syndicats, avec Benjamin Millepieds qui démissionne. Lissner accueillant Hollande. Les femmes de ménage ,aussi, ont la vedette, et cette américaine fortunée qui s’est mis en tête de former un orchestre avec les enfants du cours moyen d’une banlieue tellement républicaine que seuls 2 enfants sont blancs. Ils ont autant envie de faire du violon ou du violoncelle que moi du football et le concert final est plein de fausses notes . Mais chut il ne faut pas le dire, la musique doit être démocratique. Nous sommes tous des Izaac Stern ou des Hilary Hahn en puissance.

Discussion démagogique aussi sur le prix des places trop cher  bien sûr. Les baskets peuvent augmenter ,les jeans troués aussi mais pas les places d’opéra. Bizarre, non! Le salaire de Lissner ,les prétentions syndicales et l’engagement à prix d’or d’ un taureau pour une mise en scène de Moïse et Aaron de Schoenberg y sont peut être pour quelque chose ?

Des scênes de danse au compte gouttes, les grands chanteurs et les danseurs saisis uniquement dans les coulisses, exténués après l’effort.

Restent quelques moments de grâce, le chant de Mickael Timochenko, le ballet de Millepieds, c’est peu, trop peu.

Peut être  le réalisateur a t il voulu montrer le poids des syndicats et des fonctionnaires, l’avidité de certains , le culot d’autres à puiser dans les caisses , tout cela couronné par la propagande socialisante. Que de ces chaines pesantes s’échappe la beauté de l’art tient du miracle !

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

sur les écrans La belle et la bête

la-belle-et-la-bete-photo-dan-stevens-emma-watson-969246

Le conte de Madame Le Prince de Beaumont  est très beau: une jeune fille est considérée comme étrange dans son village car elle lit. Son père, artisan créateur d’automates, est retenu prisonnier dans le château de la bête pour avoir volé une rose pour sa fille. Pourquoi ce jeune homme a été transformé en bête ? Pour avoir méprisé le modeste cadeau d’une vieille, sa rose. Si personne ne sauve par amour ce jeune homme il gardera éternellement sa peau de bête.

Magnifique conte que Cocteau et René Clément traitèrent après la guerre avec Jean Marais et Josette Day, les deux d’une grande beauté. Avec ces paroles « L’amour peut faire qu’un homme devienne bête mais l’amour peut aussi faire qu’un homme laid devienne beau  » Tourné dans de vrais châteaux le film usa de procédés étonnants pour accentuer le fantastique notamment les bras qui portent les candélabres.

Wall Disney reprend son premier dessin animé sur le même thème et le tourne avec des personnages de chair et de sang.

Deux problèmes pour ce nouvel opus, l’application des règles de non discrimination, beaucoup de colored people et un homosexuel ! Et une musique sans aucun intérêt. Aucun refrain à garder en tête. Pour une comédie musicale c’est dommage.

Quand au style général , en dehors de ce qui est copié sur Cocteau, comme le masque de la bête , on se croit à Marne La Vallée . Quand on a vu et admiré les spectacles du Puy du Fou on devient assez exigeant. Le dernier quart d’heure devint un film catastrophe.

Les acteurs sont bons, la métamorphose intérieure est belle à voir il y a plein de clins d’oeil au public français avec des mots de notre langue, un voyage dans le passé à Paris. Mais le charme n’y est pas….

Le film  reste un beau sujet de conversation avec vos enfants sur le thème :on ne voit bien qu’avec le coeur et la beauté est intérieure. Des scènes effrayantes sont à signaler qui, parait il, stigmatisent nos amis les loups !!!

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Sur les écrans De l’autre côté de l’espoir

espoir

Deux hommes aussi différents que possible vont se rencontrer à Helsinki : Khaled, le mécanicien syrien qui débarque illégalement d’un cargo, caché dans la soute à charbon et Wikstrom , le représentant de chemises qui , lui aussi, tente d’échapper à sa vie ratée avec une femme alcoolique, pour ouvrir un restaurant. Le finlandais aidera le syrien. Les films de Kaurismaki sont toujours intelligents et prenants mais il voulait avec ce dernier nous faire la leçon: il faut accueillir les migrants. Heureusement sa propagande ne se voit pas, il l’a peut être proclamée pour s’attirer l’intérêt des médias. Et le finlandais accueille un syrien, pas des milliers…..Film d’une grande humanité ,tragi comique, la tragédie dominant, avec des acteurs excellents et si vrais.

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire