Leçons d’histoire de France pour l’impératrice des Français

Bibliothèque de CL

Qu’il est loin le temps où une souveraine, d’origine étrangère, se faisait enseigner l’histoire de notre pays et de ses institutions afin de ne rien ignorer du passé et des heurs et malheurs de ses sujets ! Belle leçon donnée à nos contemporains, c’est Eugénie de Montijo, ravissante Hispano-Ecossaise dont Napoléon III fit son épouse qui, en avril 1870, fit solliciter Numa Fustel de Coulanges pour qu’il lui dispense, ainsi qu’à son entourage, ce précieux enseignement auquel la guerre contre la Prusse, entrainant la chute du Second Empire, devait hélas mettre un terme.

C’est donc sur Louis XI que s’acheva ce cycle de conférences, ou de causeries, aujourd’hui éditées en volume, avec une remarquable préface de l’universitaire David Mascré, récemment coopté par Marine Le Pen au Bureau politique du Front national.

Tous ceux qui ont lu avec enthousiasme La Cité antique retrouveront dans ces Leçons la justesse et l’ampleur de vue, l’esprit de synthèse et la puissance d’évocation qui caractérisent Fustel de Coulanges (1830-1889), mais aussi son attachement profond à nos racines. A cet égard, les chapitres sur la position éminente de la femme dans les sociétés indo-européennes archaïques,  la Gaule entre les Romains et les Germains, Saint-Louis ou l’honnête homme fait roi,  devraient être mis au programme de tous les établissements scolaires dignes de ce nom. Cet enseignement rendrait aux jeunes Français le sens de l’honneur et la fierté de l’héritage reçu de leurs aïeux. Après tout, n’est-ce pas Napoléon (premier du nom) qui professait que « la mémoire est la citadelle de l’esprit » ? Raison pour laquelle, bien sûr, tout est fait pour annihiler notre mémoire nationale.

Fustel de Coulanges : Leçons à l’impératrice sur les origines de la civilisation française. 158 pages, 19,70 €. En vente aux Editions de l’Infini, 61 rue du Jard, 51100 Reims. Site :  HYPERLINK « http://www.editions-infini.fr » www.editions-infini.fr.

2 ème note de lecture

Dominique Erulin reprend « la grande piste »

En 2005 paraissait, déjà aux éditions de la Reconquête, basées au Paraguay,  le premier tome des Mémoires (1938-1968) de cet ancien parachutiste légionnaire issu d’une famille à la longue tradition militaire et qui participa entre autres à la préparation de l’attentat du Petit-Clamard contre De Gaulle (1962) avant de connaître maintes aventures et malaventures et de se retrouver instructeur et colonel honoraire de l’armée paraguayenne.  « Pendant des années il fut un des personnages mythiques de la droite nationale française. Au point que ce petit gang que l’on appela « la cellule élyséenne » allait bâtir autour de lui un autre mythe : celui de l’homme qui voulait tuer Mitterrand. C’est de cette fable et de la peur qu’elle avait ancrée au cour du vieux satrape de l’Elysée que des gendarmes-voyous, des policiers pourris et des blattes de cabinet tirèrent la puissance de méfaire qui, finalement, allait les conduire devant les Tribunaux pour l’affaire des écoutes clandestines de l’Elysée », écrivait Serge de Beketch lors de la parution du premier tome de La Grande Piste en disant «  attendre avec impatience le récit des quarante années suivantes ».

Serge n’est plus, emporté par la maladie en octobre 2007 mais pour le cinquième anniversaire de sa mort a paru le second tome (1968-1979), qui lui est dédié. Et qui répond à ses attentes, nous transportant au galop, ou plutôt d’un coup d’aile, du Vietnam à la Californie, des Antilles à Chypre, le mémorialiste ne pouvant « pas résister à l’appel du grand large », ni à celui du danger, même quand sa jeune compagne est enceinte jusqu’aux dents et que ses imprudences, à l’extrême limite de la légalité en compagnie d’autres « soldats perdus » — tel Ante Gotovina, lui aussi ancien légionnaire et futur général de l’armée croate aujourd’hui aux mains du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie —, l’entraînent « dans un monde atroce, un marécage de sables mouvants, à la surface duquel on essaye de rester sans bouger, les bras grand écartés, pour ne pas s’enfoncer ».

Mais ce diable d’homme, qui continue à pratiquer le parachutisme (dont il fut champion du monde, ainsi que de lutte taekwondo), a de la ressource… et la baraka. En raison d’un ton enlevé, les souvenirs de ce baroudeur-né — espèce en voie de disparition — , où grande et petite histoire se côtoient et s’entremêlent, ne manquent pas d’intérêt.

H. D.

D. Erulin : « La Grande Piste II » 472 pages, 29 €  + 10 € de port coutrier avion, en recommandé. <  HYPERLINK « http://www.editionsdelareconquete.com » www.editionsdelareconquete.com >.

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