La première biographie de Maurice Bardèche

Vous avez entendu parler de Maurice Bardèche mais n’en savez guère plus. Lisez vîte cette petite biographie de Françis Bergeron qui vous fera comprendre la taille de cet normalien, agrégé de lettres qui aurait pu avoir la carrière d’ un Pompidou ou  être académicien, dont la carrière fut brisée par son soutien sans faille à  son ami Robert Brasillach. Ses études de Balzac, Flaubert, Proust, Céline et Stendhal font autorité .Quand à son portrait de notre siècle écoutez son credo  « Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l’homme et de la création. Je crois à l’inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté,à l’hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d’autres hierarchies que celle de l’argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies.Je crois que gouverner, c’est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré. »

A propos de l’idéologie compassionelle : « Ce qu’on cherche à émouvoir en  nous ce n’est pas ce qui est noble,généreux, viril,ce sont au contraire nos nerfs, nos pleurnicheries,notre crédulité, notre niaiserie. » et en fin « Nous sommes arrivés, sans nous en rendre compte , à un régime où il n’est plus permis de penser incorrectement. » Maurice Bardèche se déclara, après 45, fasciste .Or c’est interdit mais on peut se déclarer communiste, c’est même chic et bien vu !

J’ai eu le privilège de le rencontrer souvent, lui et sa femme, Suzanne, la soeur de Robert, lorsque j’écrivais ma biographie de Robert Brasillach.

L’immense leçon que je reçus de Maurice et Suzanne Bardèche,à chacune de mes visites, fut celle de l’intelligence heureuse qui se joue de tout, de la bêtise et de la mort, du mensonge et de la haine. Une intelligence heureuse est un trésor rare que n’ont évidemment pas découvert ses sinistres contemporains. Faire son travail le plus honnêtement possible et dans son cas réfléchir le plus rigoureusement possible, fonder une famille, élever ses enfants pour en faire des hommes et des femmes dignes de ce nom, voilà ce que conseillait Maurice Bardèche aux jeunes venus l’écouter. »

Ed Pardes

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3 réponses à La première biographie de Maurice Bardèche

  1. Cet article est inadmissible. Comment ! Oser soutenir la fidélité, l’audace, la force et la générosité ! Bigre, cet homme se voulait donc moraliste, à notre époque, vous n’y pensez pas ! Pire encore, proposer des études de référence sur des écrivains qui sentent le souffre, chacun à sa façon et dont le dernier vient d’être exclu (à juste raison bien sûr) de tout témoignage national. Je n’en reviens pas. Enfin, s’il faut une fin à ce cri d’indignation, dénoncer un Etat au point de lui demander d’exercer ses devoirs régaliens, et uniquement ceux-là, pour assurer l’indépendance à ses citoyens. Cela nous mène au-delà du crédo contemporain. Ah ! Que l’intelligence heureuse est une terrible plante.
    Mais dites-moi, où peut-on s’en procurer les graines ? Et en quel sol faut-il les semer ? Dites-moi, bonne jardinière… car autour de moi, ce ne sont que déserts…

  2. Vespasien dit :

    J’ai découvert Maurice Bardèche à travers « Sparte et les Sudistes » et sa « lettre à François Mauriac ». Cet homme n’est pas un homme du XX° siècle, et encore moins du XXI°. Il y a du romain chez lui, avec un tempérament trempé bien dérangeant pour les compassionnels appointés, grégaires et aimant tant se dénigrer, qui forment le gros des bataillons de nos contemporains. Comment ne pas respirer l’air frais de Sparte et les Sudistes ?

  3. Michael Walker dit :

    Très beau, et vrai: je vous remercie.

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