En plein salon d’agriculture, Valerie dit son fait à Ségolène : non aux éoliennes !

 

 

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2 réponses à En plein salon d’agriculture, Valerie dit son fait à Ségolène : non aux éoliennes !

  1. Bzs dit :

    Cette Valérie est extra et elle represente l archétype assumé de la détestation bobo et donc de ce gouvernement idéologique terra nova Quitte à être un archétype , autant l être à fond pour  » ennuyer » ce monde hors sol.

  2. Charlie Bedeau dit :

    Le salon des terreux français 2017 s’est déroulé dans une ambiance apolitique. Surprenant pour une année électorale. A l’entrée avait été déployée une grande banderole sur laquelle on pouvait lire :

    « La disparition de la paysannerie est un objectif marxiste réalisé par la Gauche comme par la Droite ».

    Dans les tables rondes on ne parla que de la ruralité considérée comme une « socialité » d’un autre temps, délétère économiquement et posant d’insurmontables difficultés en regard de la sécurité et du contrôle des populations.
    Rien ne doit plus s’opposer au modèle des grands ensembles urbains quadrillés par les polices de toutes les pensées dominantes, dans lesquels des populations agglutinées pêle-mêle, autochtones et autres, attendent la venue du meilleur des mondes.

    A l’ouverture l’ambiance était lugubre. On venait d’apprendre la disparition d’un homme aimé de toute la profession, qu’il défendait hargneusement face aux attaques du pouvoir mondialiste. Une figure de proue du syndicalisme paysan, Aux abois comme ses camarades, il ne s’en sortait plus avec ses 250.000 hectares de blé. Car, chacun le sait, le blé « ça paye plus ».

    La franche gaité s’installa dès que les premiers politiciens, momentanément agrestes, firent leur entrée dans le cirque assaillis par une meute affairée de journaleux dans leur angoissante quête rémunérée par les Drahi, Bouygues, Bergé, Pigasse, Bolloré et surveillée par les employés zélés du Ministère de la Culture.

    Fillon étonna en arrivant en retard (une bonne demi-journée). Il prétendit avoir été retenu par la police des mœurs au motif qu’il faisait, soi-disant, travailler sa femme. Un pur scandale dans notre société hautement féminisée.
    Bléroux, le centriste des Pyrénées, l’emplâtre unissant Juppé et Macron, se tailla un habituel succès en pénétrant dans la foire au volant de son tracteur. On le salua comme ardent défenseur de la PAC (politique allemande commune) et comme le digne continuateur de son maître Robert Schuman, le fondateur de l’Europe Allemande.
    On remarqua l’absence du grand Chirac empêché, l’ami de toujours des paysans, le politicien préféré des français, peuple aussi peu rancunier que perspicace.
    L’écologisme fut représenté par Baupin innocent que l’on vit tourner avec grâce autour des fermières pulpeuses pour goûter les produits du terroir, tout du crû.
    Enfin, le dernier mais pas le meilleur, notre président démissionnaire mais encore en exercice, s’attarda une bonne partie de la journée. Il mangea, il but ; quel estomac !

    La grande innovation fut l’apparition d’un stand « Suicide » dont l’heureuse initiative revient à l’exorbitée Ministresse de la Santé.
    On savait depuis longtemps que les agriculteurs rencontraient des difficultés sérieuses quand il leur prenait l’idée parfaitement saugrenue de fonder une famille biparentale mixte (homme-femme) avec la ferme volonté de donner à la France une belle brassée de petits paysans.
    Hélas ! Les jeunes femmes ne sont plus intéressées par la saine vie campagnarde. S’asseoir au derrière des vaches, peler des foies gras, humer le lisier, non merci. Elles préfèrent être caissière de supermarché dans une zone sensible reconnue.

    Parallèlement à ce problème rémanent s’est ajouté pour les ruraux un problème de fin de vie. Apparemment la vieillesse heureuse n’est pas pour leur « pomme ». Beaucoup d’entre eux s’y refusent. Le CNRS a étudié le problème. Ont été décelées des causes psychosomatiques comportementales en relation avec la notion de nature mal maitrisée. Enfin des tas d’éléments lesquels au demeurant restent opaques.
    Pour faire face il fallait prendre des initiatives. Ce fut une des grandes œuvres de ce quinquennat qui s’achève. On aide maintenant les agriculteurs à mourir. Même quand ils ne sont pas franchement volontaires. Entourés de tous les leurs – quand ils en ont – ils peuvent abréger leur existence sans douleur. Les frais sont pris en charge par la solidarité nationale.

    Le clou du Salon fut évidemment la représentation – hélas unique – de « L’œuf de Christophe Macron », une dramaturgie d’inspiration claudélienne. Rodrigue, un jeune biomane peu différencié en marche vers un destin cyclique, est constamment confronté à l’angoisse fondamentale : ne pas décevoir Mum. Terrifiant !

    2017. Une bonne cuvée pour ce Salon.

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