Spotlight, un film de Tom McCarthy par Guillaume de Tarlé

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C’est bien avant la campagne cathophobe des médias de propagande, au prétexte des crimes pédophiles dans le diocèse de Lyon, que j’avais décidé de ne pas voir ce film dont je craignais le pire…
Et c’est Monsieur l’Abbé Guillaume de Tanoüarn dans Monde & Vie du 16 mars qui m’a fait revenir sur ma décision, dont l’article commence par « J’y suis allé à reculons » pour finir par « il ne faut pas hésiter à aller le voir ».
Je l’ai vu dans de mauvaises conditions, malheureusement, car j’ai toujours du mal à regarder un film en VO tout en lisant les dialogues… or ce film n’est fait que de dialogues sur un rythme « endiablé » (c’est peut-être le mot juste !)…
Spotlight pose le problème très grave que constitue la commission d’actes de pédophilie par des prêtres, et l’Église a le devoir de les dénoncer… C’est en cela certainement que Monsieur l’Abbé de Tanoüarn ne peut pas dire autre chose que d’aller le voir… En effet, dire le contraire en hurlant à la cathophobie serait se rendre complice du crime et, au bout du compte, faire endosser par l’Église les crimes commis par quelques-uns de ses membres. L’article 827 du Catéchisme de l’Église Catholique a déjà répondu par avance à un tel amalgame en reprenant à son compte une formule de la Profession de Foi Catholique du pape Paul VI, le 30 juin 1968 : « L’Église est sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs ». C’est l’intellectuel Jean Ousset ou le philosophe Marcel Clément qui disait de la même façon : « L’Église est sans péché, elle n’est pas sans pécheurs ».

Est-ce à dire pourtant que le film ne participe pas à la lutte satanique contre l’Église ?
je constate qu’il ne fait aucune allusion à la dénonciation de ce ces crimes par l’Église elle-même et notamment par Benoît XVI.
Je constate aussi qu’il conclut par la démission du cardinal Law, l’évêque du diocèse de Boston où ces crimes se sont déroulés…
et je ne suis pas sûr qu’il y ait seulement une coïncidence entre la sortie de ce film sur nos écrans en France, et l’attaque violente menée simultanément contre le cardinal Philippe Barbarin.
Je constate encore qu’il condamne la pédophilie commise par des prêtres – et c’est vrai que c’est une « circonstance aggravante » – mais il ne condamne pas la pédophilie en tant que telle
alors que cette perversion se rencontre malheureusement dans tous les milieux dont, en France, l’Éducation nationale.
Je constate enfin que Daniel Cohn-Bendit, et bien d’autres derrière Manuel Valls, appelle à la démission de l’évêque
alors qu’il avait mis un « grand bazar », il y a quelques années, en se vantant dans un livre d’actes de pédophilie !

Alors Oui, mettons hors d’état de nuire les prêtres qui pratiquent la pédophilie, et condamnons la pédophilie d’où qu’elle vienne, mais ne soyons pas les « idiots utiles » de ceux qui veulent écraser « l’infâme ».
Bien au contraire, avec l’Église, prions Dieu pour les victimes, et pour les pécheurs.

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2 réponses à Spotlight, un film de Tom McCarthy par Guillaume de Tarlé

  1. Bzs dit :

    Bonjour madame,
    Votre superbe analyse est le meilleur des points de vue car il s inscrit dans l attitude principalement chrétienne de la justesse de vue sans concession à travers la raison , la prudence et la justice. Cela nous change des opinions orientées par l extrême gauche , qui d ailleurs a un comportement différent des lors que cette nuisance, qu est la pédophilie , se retrouve dans les milieux de l EN ; ce qui m amene à penser que les causes de toutes ces nuisances ( tout comme les multiples agressions vis à vis des femmes en Allemagne où les féministes n ont pas bougé) ne sont que des prétextes pour imposer leurs vues idéologiques.
    Je m éloigne du sujet mais cela pourrait faire l objet d un débat sur ces fausses causes disparaissant au profit de celles plus importantes comme l obligation  » ûber alles » du changement de civilisation , immiscées par l oligarchie apatride.

    • Anne Brassié dit :

      Cette chronique est due à la plume de Guillaume de Tarlé que je remercie car je refuse de voir ce film.
      Mon propos sur ces drames sont ceux de Jean de La Varende :  » IL faut être bien épais pour ne pas plaindre, dans tout prêtre, l’homme privé de famille; et dans tout prêtre rural; issu du peuple, le broiement de cette mission surnaturelle qui le surclasse, dans un destin sacrificiel d’une telle hauteur….Quelle qu’il soit devenu, ce prêtre, il demeure l’enfant qui s’est trouvé, à vingt ans, digne d’envisager sans crainte la vie qu ‘il choisit, d’envisager avec ivresse pour la plupart. On devrait accorder à un prêtre qui tombe, l’hommage que nul ne refuse à un grand poète qui a succombé aux traquenards de la vie. »

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