Les délices de Tokyo

deliceCe que j’aime dans les films japonais c’est la constance de certains thèmes, la grande sagesse des anciens, leur grande générosité et leur admiration de la nature ,en particulier des cerisiers en fleurs.Un jeune homme, fracassé par la vie et sans aucun goût pour le sucré, cuit des petites pâtisseries pour le compte d’une propriétaire. Une très vieille dame, ancienne lépreuse, lui propose son aide et sa fabuleuse recette des dorayakis. Aucun besoin d’en dire plus. La poésie des arbres en fleur, l’apprentissage du regard et de la lenteur pour donner un sens à sa vie, tels sont quelques unes des leçons de ce très très joli film.

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Gerard Fromanger : un artiste contemporain en toute simplicité

En un mot l’artiste ne comprend pas les exigences de l’évêque:  » Un vitrail doit être traversé par l’image du Christ ressuscité. »

Il refute l’argument des « intégristes » « Mon projet ne peut pas aller avec des images  pieuses.’. Si on me veut moi, il faut me donner le tout. C’est une oeuvre en soi… On me choisit , je donne l’essence de ce que je fais. Je ne suis pas un peintre abstrait abstrait, c’est commença. Je ne vais pas changer mon travail sous prétexte que c’est pour une église. »

Félicitons Terre et Famille d’avoir inviter l’artiste à aller peindre

ailleurs….Voir le texte complet sur Terre-et-famille.frPays Roannais 2img008

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Lynchage post-léonardien pas très catholique au Royaume de Belgique

41798Par Pierre Piccinin da Prata

sur le blog Mauvaise Nouvelle

24 janvier 2016 20:00
L’Église catholique aime se tirer régulièrement une balle dans le pied.

Cette fois, c’est l’histoire d’un prof’ de religion qui enseignait les Évangiles et la Trinité à ses élèves. Pas normal, tout ça ! C’est en tout cas ainsi qu’en a jugé sa hiérarchie…

Je l’ai rencontré ; catholique pratiquant et ayant moi-même un long passé d’enseignant, son récit m’a ému, et je voudrais vous raconter cette histoire.

Elle commence il y a vingt ans, lorsque qu’Arnaud Dumouch, tout jeune professeur de religion catholique, est embauché dans une école libre du diocèse de Tournai. Fidèle à la théologie traditionnelle, il enseigne selon le catéchisme de l’Église, le Magistère, tout en pratiquant la pastorale impulsée par Vatican II, l’ouverture et l’accueil ; il réconcilie ainsi l’amour et la vérité, que d’autres voudraient opposer.

Mais il se heurte d’emblée à son supérieur, un prêtrede ce clergé vieillissant imprégné des idéaux de mai ’68, qui prêche la tolérance mais dont le cœur est devenu dur et aigri, à la mesure du bilan de son échec qu’il refuse d’admettre, s’attaquant avec hargne à ce qui ne pense pas comme lui dès qu’il croit en percevoir la repousse.Inspecteur du cours de religion, le prêtre s’acharne sur le jeune professeur. Arnaud Dumouch est ainsi chassé d’une école par le soixante-huitard devenu pharisien à son tour, et il trouve finalement refuge à l’Institut Saint-Joseph, à Châtelet. Les années s’écoulent, heureuses… Il y est nommé à titre définitif, en 2003.

Tout recommence en 2010 : le prêtre qui lui avait fait la chasse est devenu le vicaire épiscopal en charge de l’enseignement dans le diocèse de Tournai. Il réattaque, provoquant des inspections à répétition qui sont effectuées par un des Frères des Écoles chrétiennes (de la Congrégation de Saint Jean-Baptiste de La Salle), dont dépend l’institut. Le frère survient régulièrement et s’assoit tout au fond de la salle de cours, sans adresser la parole au professeur ; il s’enfuit avant que la cloche retentisse…

Jusqu’à ce jour de 2012 où Arnaud Dumouch est convoqué par ses « juges » : dans une salle de l’institut, sa direction l’attend ; le frère est aussi présent. Plus de quatre cents reproches lui sont énoncés. « Comment peut-on encore suivre le Magistère aujourd’hui, après l’affaire Galilée ?! », s’écrie le frère. Le professeur explique que l’affaire Galilée n’engage en rien le Magister, qui ne concerne que la foi : que la terre soit plate ou ronde n’a rien à voir avec le Magister.

« Vous avez enseigné à vos élèves que le Christ est ‘vraiment’ ressuscité ! Mais ce n’est qu’un symbole ! Vous faites dans l’ésotérisme ! », poursuit un autre. Devant de telles aberrations, qui frisent l’hérésie, Arnaud Dumouch croit à un cauchemar, lui qui a publié plusieurs ouvrages de théologie, qui ont tous reçu l’imprimatur de l’archevêché de Paris. Il essaie de se défendre, cite les textes canoniques, mais sa hiérarchie n’écoute pas ; le verdict du « procès » est entendu d’avance. Galilée, face à ses juges…

« Vous devez vous concentrer uniquement sur des thèmes de société : la tolérance, la citoyenneté, la démocratie ! », renchérit sa direction. « La Trinité et la vie après la mort, le péché et le pardon, c’est ridicule ! Ça n’intéresse personne ! » Il faut donc laïciser le cours de religion, et ne plus y parler de… religion.

Le prof’ résiste, se référant au programme. Mais les inspections se poursuivent…

Le 23 août 2013, Mgr Harpigny, évêque de Tournai, reçoit Arnaud Dumouch à la demande du Vatican, du Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, favorable au professeur de religion dont Benoît XVI avait cité les travaux, sur lesquels le Pape s’était appuyé pour rédiger son encyclique Spe Salvi.

Mais rien n’y fait : l’inspection suspend Arnaud Dumouch pour trois mois ; et, à peine rentré, en janvier 2014, les inspections reprennent… un mois après.

Il porte alors plainte au bureau de police de Châtelet, pour harcèlement moral, sur les conseils de Mgr Harpigny, mais aussi de l’archevêque, Mgr Léonard, Primat de Belgique, qui a été informé des événements. Les inspections cessent et l’année scolaire s’achève dans la paix…

En septembre 2014, toutefois, c’est la direction de Saint-Joseph qui prend le relais, tentant de multiplier les reproches disciplinaires. Un jour où l’enseignant avait autorisé une de ses élèves, à peine sortie d’une tentative de suicide, à partager un gâteau d’anniversaire durant dix minutes avec ses condisciples, le directeur déboule dans la salle de cours : « C’est quoi, ce bazar ?! » La jeune fille lui tend une part du gâteau ; le directeur l’accepte et sort. Mais le rapport, accablant, tombera quelques jours plus tard.

Le ministère de l’Enseignement de la Communauté Wallonie-Bruxelles [institutions de la Belgique romane] déclarera tous les reproches disciplinaires absurdes et non-recevables.

Mais une dernière inspection a lieu, en mars 2015… Les élèves d’Arnaud Dumouch présentent des exposés sur les miracles de Lourdes. L’inspecteur s’insurge : « Les miracles de Lourdes ?! Mais c’est n’importe quoi ! C’est de la magie ! D’ailleurs, citez-moi un seul miracle de l’Évangile qui soit réel ! »

– La résurrection du Christ, répond le professeur. C’est le miracle des miracles ! Au moins… non ?

Début juillet 2015, le visa ecclésiastique d’Arnaud Dumouch lui est retiré par les Frères des Écoles chrétiennes ; il ne peut plus enseigner la religion catholique. Le professeur engage un recours auprès de l’évêque de Tournai et de la Chambre des recours de l’enseignement libre confessionnel. Il ne reçoit aucune réponse.

Six mois plus tard, le 12 décembre 2015, Mgr Léonard quitte l’archevêché ; le Primat de Belgique part à la retraire. Quelques jours plus tard, Arnaud Dumouch est soudainement convoqué par la Chambre des recours, où siège le frère qui l’a harcelé pendant des années.

Le retrait du visa est confirmé et le professeur apprend peu après, par un sms d’un de ses élèves, que sa direction a pris la décision de le licencier.

Les élèves d’Arnaud Dumouch n’acceptent pas cette injustice ; ils signent massivement une pétition mise en ligne le 14 janvier 2016. Près de deux-mille de ses élèves et anciens élèves la signent.

Le 15 janvier 2016, Arnaud Dumouch dépose un recours à Rome, en s’adressant au Nonce apostolique à Bruxelles, Mgr Berloco. Le recours est suspensif et le professeur devrait être ipso facto réintégré à l’Institut Saint-Joseph. Sa direction tarde cependant à lui aurtoriser l’entrée…

Il est étonnant de constater que l’histoire que je vous ai racontée ne fait aucun bruit dans les médias. Quand, il y a des années, Marcel Penasse avait subi le même sort chez les Sœurs de Beauraing, mais pour avoir ouvertement défendu l’avortement, ce fut un tollé dans tous les quotidiens du Royaume. Arnaud Dumouch, malheureusement pour lui, est catholique ; et prendre sa défense ne fait pas recette.

Aujourd’hui, Arnaud Dumouch, soutenu par ses élèves, espère simplement un peu de justice et de charité chrétienne, et retrouver son travail pour faire vivre sa famille.

En outre, il reste convaincu que l’Église de la vérité et celle de l’amour ne font qu’une. Et que le cours de religion ne doit pas devenir la pâle copie du cours de morale laïque…

Comité de soutien et pétition en faveur d’Arnaud DUMOUCH.

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Anzy, les vitraux sauvés grâce à la Croix !

 

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Réjouissons-nous ! Le projet de nouveaux vitraux pour l’église d’Anzy le Duc est abandonné. Selon le maire, si un nouveau projet devait voir le jour, les vitraux du chœur ne seraient pas remplacés. La bataille est remportée alors que rien, à l’automne 2015, ne laissait entrevoir une chance de faire reculer un projet proposé par des personnes trop discrètes pour être honnêtes. Ceci doit nous donner confiance. La bataille d’Anzy est emblématique, serait-elle un des signes du « retournement»… ?

L’artiste imposé par le mécène avait clairement décidé que son œuvre n’était pas compatible avec la Sainte Croix du vitrail du chœur. Le combat pour le maintien de la croix était bien celui qu’il fallait mener. La Croix a protégé Notre Dame de l’Assomption !

Que le courage des défenseurs de l’église d’Anzy attire l’inimitié de ses ennemis est prévisible mais il serait douloureux et regrettable que des représailles puissent venir de ceux dont on espère le soutien.

La Sainte Croix nous protège si dans un geste ancestral nous n’avons pas peur de la brandir pour éclairer le monde.

Stéphanie Bignon et Elisabeth de Malleray

Terre et Famille, janvier 2016

 

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Le temps des anti héros par Yvan Blot

AGIR POUR LA DEMOCRATIE DIRECTE
ET INSTITUT NEO SOCRATIQUE
73, rue de la Faisanderie 75116 PARIS. Courriel : atheneion@free.fr
site web : www.democratiedirecte.fr

Paris, le 18 janvier 2015

PROCHAINE CONFERENCE
Le MARDI 2 FEVRIER à 19 h précises
A l’association « Dialogue Franco-Russe »
120, Champs-élysées 75008 PARIS

 

Conférence n°5 :
L’ANTIHEROS CONTEMPORAIN
Narcissisme et « barbarie intérieure »

Chers amis,

L’héroïsme n’est plus vraiment enseigné mais son idéal demeure, notamment dans certains films et romans. Mais le monde moderne fabrique un modèle dominant d’antihéros caractérisé par le narcissisme et par la barbarie intérieure.

L’analyse du narcissisme a été notamment bien mise en valeur par le sociologue américain Christopher Lasch dans son ouvrage « La Culture du Narcissisme ». Les caprices de l’égo sont devenus le cœur du sacré dans notre société, ce sacré prenant une forme juridique autoritaire, voire totalitaire avec « les Droits de l’homme ». Les traditions, les obligations liées à une vision aristocratique de l’homme (noblesse oblige), la capacité de sacrifier sa vie pour sa famille, sa patrie ou son Dieu, tout cela doit plier devant les pulsions de l’égo reptilien. Ce narcissisme fait notamment des ravages dans la jeunesse, centrée sur la satisfaction de ses caprices chaotiques et ne se reconnaissant aucun devoir envers les autres générations, passées ou à venir ( les parents comme les enfants sont des gêneurs dans la quête du plaisir immédiat et éphémère).

La personnalité narcissique remplace les obligations morales par la préoccupation thérapeutique. L’homme ne se voit pas en héros créateur et bienfaisant mais comme un égo agressé par la société, par « les autres » et « recherchant des thérapies » pour mieux rééquilibrer son moi égocentré et améliorer sa satisfaction personnelle. La mentalité thérapeutique est une conséquence du narcissisme illimité. La politique elle-même devient narcissique. Le système éducatif régresse en compétence et en apprentissage du sens moral. Le tribalisme resurgit sur le vide du civisme. La fuite devant les sentiments et les engagements à long terme est générale car la raison est mise au service des instincts et les sentiments traditionnels sont éliminés comme « réactionnaires ». Le barrage que la religion formait contre la noyade dans le narcissisme a cédé et l’individu narcissique est mûr pour la barbarie.

Le philosophe Jean-François Mattéi a traité de façon géniale de la « barbarie intérieure »  dans son livre ainsi titré et sous-titré « Essai sur l’immonde moderne ». L’homme remplace Dieu par le sujet, lui-même soumis à l’animalité des instincts, il devient « creux », sans substance, c’est l’homme du « divertissement » dénoncé par Pascal. Cette démarche le conduit à rejeter le monde et à lui préférer « l’immonde ». Mattéi scrute les ravages de cette barbarie dans l’éducation, la culture contemporaine, la politique moderne de l’Occident. L’homme narcissique circule dans son environnement intérieur et extérieur dominé par « l’immonde ».

Heidegger a appelé cette constellation dans laquelle l’homme est prisonnier par l’utilitarisme et son moi, le « Gestell ». Ce terme allemand est difficile à traduire : c’est la dictature de l’utilitarisme qui est destructrice du bon, du bien et du vrai. Les caprices de l’égo, l’argent, la technique, les masses deviennent les idoles du monde désormais sans Dieu. Plus de place pour l’héroïsme par conséquent. C’est le règne de l’antihéros. La société antihéroïque est alors atteinte de maladie mortelle car elle contrevient aux lois de la vie : la reproduction n’est plus assurée car l’enfant devient un gêneur dans la vie quotidienne. Face aux menaces montantes, terrorisme et immigration, le citoyen (en est-il encore un ou n’est-il plus qu’un consommateur ?) est désarmé. L’Occident est menacé de décadence interne, d’invasion externe, comme le fut autrefois l’Empire romain. Comme disait Marie-France Garaud, « il n’est plus capable ni de tuer ni d’enfanter », donc il est inadapté au monde réel et voué à la disparition.

La société antihéroïque est en réalité une société suicidaire. Elle est tolérante à l’égard des criminels et est d’ailleurs gouvernée par des élites criminelles même si elles n’en ont pas toujours conscience. La déshumanisation de l’homme, transformé en rouage interchangeable pour les besoins de l’économie et de la technique, s’accomplit peu à peu. Encore faut-il poser le diagnostic avant de voir les causes puis les remèdes.

A bientôt et très amicalement

Ivan Blot

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Un vrai chevalier de la légion d’honneur

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Perles de Culture sur TVLibertés, une édition spéciale de Noël

Anne Brassié vous propose un conte de Noël, « le Saint Esprit de Monsieur de Vintimille » de Jean de La Varende. La lecture de ce conte est entrecoupé d’intermèdes musicaux interprétés par le flûtiste Guy-Claude Luypaerts.

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QUE L’ENFANT DE LA CRÈCHE VIENNE NOUS DONNER SA FORCE !

Dans ce monde, passé de l’anticléricalisme à la christianophobie et où  » la vie d’ici-bas, n’est pas la vie  » (Mgr Gaume)Crèche

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« Anima Cristi » Dei Amoris Cantores

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Saint Pierre de Rome, une basilique outragée par Roberto de Mattei

rome_151208_basilique_st_pierreLes jeux de lumière qui ont illuminé la basilique ont eu une intention symbolique, antithétique à celle exprimée par tous les luminaires, les lampadaires, les feux, qui ont transmis au cours des siècles le sens de la lumière divine. Cette lumière était éteinte le 8 Décembre. Parmi les images et les lumières projetées sur la basilique, il manquait celles de Notre Seigneur et de l’Immaculée Conception, dont on célébrait la fête. Saint-Pierre était immergé dans la fausse lumière portée par l’ange rebelle, Lucifer, prince de ce monde et roi des ténèbres.

L’image qui restera liée à l’ouverture du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde n’est pas la cérémonie anti-triomphaliste célébrée par le Pape François le matin du 8 décembre, mais bien le spectacle grandiloquent Fiat lux : Illuminating Our Common Home, qui a clôt cette même journée, inondant de sons et lumières la façade et la coupole de Saint-Pierre.

Au cours du Show, offert par le World Bank Group, les images de gigantesques lions, tigres et léopards se sont superposées à Saint-Pierre, qui s’élève exactement sur les ruines du cirque de Néron, où les bêtes sauvages dévoraient les chrétiens. Grâce au jeu des lumières, la basilique a semblé ensuite chavirer, se dissoudre, s’immerger dans l’eau, tandis que sur sa façade apparaissaient des poissons-clowns et des tortues de mer, comme pour évoquer la liquéfaction des structures de l’Eglise, sans aucun élément de solidité. Un énorme hibou et d’étranges volatiles lumineux voltigeaient sur la Coupole, tandis que les moines bouddhistes en marche semblaient indiquer une voie de salut alternative au christianisme. Aucun symbole religieux, aucune référence au christianisme : l’Église cédait le pas à la nature souveraine.

Andrea Tornielli écrit qu’il n’y a pas à se scandaliser car, comme l’illustre l’historien de l’art Sandro Barbagallo dans son livre Gli animali nell’arte religiosa, La Basilica di San Pietro (Libreria Editrice Vaticana, 2008), de nombreux artistes au cours des siècles, ont représenté une faune luxuriante autour de la tombe de Pierre. Mais si la Basilique Saint-Pierre est un «Zoo sacré», comme la définit irrévérencieusement l’auteur de cette oeuvre, ce n’est pas parce que les animaux représentés dans la Basilique sont enfermés dans une enceinte sacrée, mais parce que la signification que l’art a attribuée à ces animaux est sacrée, c’est-à-dire ordonnée à une fin transcendante.

Dans le christianisme, en effet, les animaux ne sont pas divinisés, mais appréciés pour leur fin, qui est d’être destinés par Dieu à être au service de l’homme. Le Psaume récite: «Tu as placé l’homme à la tête des œuvres de tes mains ,Tout tu as mis à ses pieds, moutons et bœufs, et les bêtes de la campagne encore, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer»  (Ps 8,7-9). L’homme a été placé par Dieu comme sommet et roi de la création, à qui tout doit être ordonné afin qu’il ordonne tout à Dieu, en qualité de représentant de l’univers (Genèse 1:26-27). Dieu est la fin ultime de l’univers, mais la fin immédiate de l’univers physique est l’homme. « Nous sommes nous aussi en un certain sens la fin de toutes choses », dit saint Thomas (1), parce que « Dieu a fait toutes choses pour l’ homme» (2).

La symbologie chrétienne attribue en outre aux animaux une signification emblématique. Le christianisme ne s’intéresse pas à l’extinction des animaux et à leur bien-être, mais au sens ultime et profond de leur présence. Le lion symbolise la force et l’agneau la douceur, pour nous rappeler l’existence de différentes vertus et perfections, que seul Dieu possède dans son intégralité. Sur la terre, une échelle prodigieuse d’êtres créés, à partir de la matière inorganique jusqu’à l’homme, a une essence et une perfection intime exprimée par le langage des symboles.

L’écologisme se présente comme une vision du monde qui renverse cette échelle hiérarchique, éliminant Dieu et détrônant l’homme. L’homme est placé sur le plan d’une égalité absolue avec la nature, dans une relation d’interdépendance non seulement avec les animaux, mais aussi avec les composants inanimés de l’environnement qui l’entoure : montagnes, fleuves, mers, paysages, chaînes alimentaires, écosystèmes. Le présupposé de cette vision cosmologique est la dissolution de toutes les frontières entre l’homme et le monde. La Terre avec sa biosphère forment une sorte d’entité cosmique unitaire géo-écologique. Elle devient quelque chose de plus qu’une «maison commune»: elle représente une divinité.

Lorsque prit fin le Concile Vatican II il y a cinquante ans, le thème dominant de cette période historique semblait être un « culte de l’homme », contenu dans la formule «humanisme intégral» de Jacques Maritain. Le livre du philosophe français, avec ce titre, date de 1936, mais il connut une plus grande influence surtout quand un lecteur enthousiaste, Giovanni Battista Montini, qui devint pape sous le nom de Paul VI, voulut en faire une boussole de son pontificat. Le 7 Décembre 1965, dans l’homélie de la Messe, le pape Paul VI rappela qu’à Vatican II s’était produit la rencontre entre « la religion du Dieu qui s’est fait homme » et « la religion (car c’est ce qu’elle est) de l’homme qui se fait Dieu».

Cinquante ans plus tard, nous assistons au passage de l’humanisme intégral à l’écologie intégrale, de la Charte des droits de l’homme à celle des droits de la Nature. 

Au XVIe siècle, l’humanisme avait rejeté la civilisation chrétienne médiévale au nom de l’anthropocentrisme. La tentative de construire la Cité de l’homme sur les ruines de celle de Dieu a tragiquement échoué au XXe siècle et les tentatives de christianiser l’anthropocentrisme sous le nom d’humanisme intégral, n’ont rien valu. A la religion de l’homme se substitue celle de la terre: à l’anthropocentrisme, critiqué pour ses «déviations», se substitue une nouvelle vision éco-centrique. La théorie du Gender qui dissout chaque identité et chaque essence, s’insère dans cette perspective panthéiste et égalitaire.

Il s’agit d’une conception radicalement évolutionniste, qui correspond en grande partie à celle de Teilhard de Chardin. Dieu est l’« autoconscience » de l’univers lequel, en évoluant, devient conscient de son évolution. Ce n’est pas un hasard si Teilhard est cité au paragraphe 83 de Laudato si‘ (3), l’encyclique du pape François dont des philosophes comme Enrico Maria Radaelli et Arnaldo Xavier da Silveira ont souligné les points en contradiction avec la Tradition catholique. Et le spectacle Fiat Lux a été présenté comme un « manifeste écologiste » qui veut traduire en images l’encyclique Laudato si’.

Antonio Socci, dans « Libero » l’a qualifié de « mélodrame gnostique et néo-païen qui avait un message idéologique anti-chrétien bien précis », observant qu’« à Saint-Pierre, en la fête de l’Immaculée Conception, à la célébration de la Mère de Dieu, on a préféré la célébration de la Mère Terre, pour faire la propagande de l’idéologie dominante, cette « religion climatiste et écologiste », néo-païenne et néo-malthusienne qui est soutenue par les pouvoirs forts du monde ». Une profanation spirituelle (aussi parce que ce lieu – rappelons-le – est un lieu de martyre chrétien).

« Donc, – écrit à son tour Alessandro Gnocchi sur Riscossa Cristiana – ce n’est pas l’Isis (Etat Islamique) qui a profané le cœur du christianisme, ce ne sont pas les extrémistes du credo laïc qui ont massacré le credo catholique, ce ne sont pas les habituels artistes blasphémateurs et atteints de coprolalie qui ont souillé la foi de nombreux chrétiens. Il n’y avait pas besoin de perquisitions et de détecteurs de métaux pour barrer aux vandales l’entrée dans la citadelle de Dieu : ils étaient déjà dans les murs et avaient déjà déclenché leur bombe en multicolore et en mondovision, bien au chaud dans leur salle de contrôle ».

Les photographes, les graphistes et les publicitaires qui ont réalisé Fiat Lux savent ce que Saint-Pierre représente pour les catholiques, image matérielle du Corps mystique du Christ qui est l’Eglise. Les jeux de lumière qui ont illuminé la basilique ont eu une intention symbolique, antithétique à celle exprimée par tous les luminaires, les lampadaires, les feux, qui ont transmis au cours des siècles le sens de la lumière divine. Cette lumière était éteinte le 8 Décembre. Parmi les images et les lumières projetées sur la basilique, il manquait celles de Notre Seigneur et de l’Immaculée Conception, dont on célébrait la fête. Saint-Pierre était immergé dans la fausse lumière portée par l’ange rebelle, Lucifer, prince de ce monde et roi des ténèbres.

Le mot lumière divine n’est pas seulement une métaphore, mais une réalité, tout comme les ténèbres qui enveloppent le monde aujourd’hui sont une réalité. Et en cette veille de Noël, l’humanité attend le moment où la nuit s’illuminera comme le jour, « nox sicut dies illuminabitur » (Psaume 11), et où s’accompliront les promesses faites par l’Immaculée à Fatima.

Roberto de Mattei

Sources : Correspondance européenne/Traduction de Benoit-et-moi/MPI

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Quand on accepte l’argent d’un groupe bancaire mondial le pire peut arriver….

Anne Brassié

 

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Pour célébrer Noël

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Martyrs sur la Côte d’Azur au 8ème siècle

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Martyrs sur la côte d’Azur

Hyères, Lérins , Fréjus, Saint Tropez ne furent pas toujours d ‘aimables lieux de vacances sans grande spiritualité . Au VIII ème siècle le christianisme y est en plein épanouissement. Des monastères en grand nombre, comme celui des îles de Lérins qui devint, sous la houlette de Saint Honorat, dès le 5 ème siècle, «  un séminaire de saints, une pépinières d’évêques, une école de docteurs aussi remarquables par la vertu que par la science. » 500 moines y résidaient qui essaimèrent dans toute l’Europe.

Un prêtre, aumônier de l’école des Ursulines de Jésus, au couvent des Platanes à Saint Tropez, à la fin du 19 ème siècle a entrepris de raconter cette belle époque qui prit fin tragiquement après que les musulmans stoppés à Poitiers par Charles Martel, ne refluent vers la côte méditerranéenne et décident d’y rester. Razzias, massacres et exigences de conversions à l’Islam s’en suivirent. Aux portes de Marseille, Sainte Eusébie demanda à ses quarante religieuses de se défigurer au ciseau pour ne pas être emmenées en esclavage. Ce qu’elles firent avant d’être massacrées. Les 500 moines de Lérins furent tous tués, Saint Tropez détruit en une nuit, Nice, rayée de la carte.

Un personnage, inventé, lui, par notre prêtre pédagogue et merveilleux conteur, le prince Suleyman, échoué sur la côte , poursuivi par les siens et recueilli par une famille chrétienne, se convertira au christianisme et mourra pour sa foi.

Ce tres beau livre sur la première invasion musulmane est à lire en famille.

Et remercions les éditions Parthénon dont tous les titres sont des livres précieux d’avoir réédité ce livre.

Martyrs sur la Côte d’Azur. Joseph Guillermain. Editions Parthénon.

 

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Alain de Mirel , un poète en colère

Ah! Leur immonde bassesse,
Leur infecte salopardise,
Leur hypocrisie traîtresse,
Leur satanée couardise !

Les déracineurs de peuples
Les eugénistes mondialistes,
Les stérilisants qui dépeuplent
Les tyrans démocratistes,

Les avorteurs de toute âme,
Les euthanasieurs de nos flammes,
Les bradeurs de prospérité ,
Les tueurs de fraternité,

Les engeôleurs de liberté,
Les verseurs de sang innocent
A flots, Seigneur du Très Saint Sang,

Qui jamais leur dira leur fait ?
Qui jamais nous rendra la fête ?
Si nul pasteur jamais ne lève

La voix ? Si jamais nulle relève
Ne reprend le saint flambeau
De la Joie au lieu des sanglots,

De l’Etre au lieu du néant,
De la Force dans l’impuissant
Et du Service au quotidien

Des plus humbles de notre peuple
Qui entre le suicide et rien
Ont le choix, prétendent leurs maîtres.. ? .

Alain de Mirel

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Insupportables soirées d’élection !

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Seuls avec la vérité

Voir la gueule réjouie de ces journalistes répétant en boucle : « le Front n’est pas capable d’avoir des alliés , vous êtes seuls, vous n’ arriverez donc jamais au pouvoir. » mérite quelques gifles verbales :

On n’a pas d’alliés quand on dit la vérité, on est seul.

On ne s’allie pas avec les communistes qui ont tout de même ravagé notre monde pendant un siècle et continue de le faire, on reste seul.

On ne s’allie pas avec une bande de malfaiteurs socialistes plusieurs fois condamnés en justice. On reste seul.

On ne s’allie pas avec ceux qui se repaissent des subventions étatiques, les détournent au profit de leurs copains et leurs coquains et livrent la France aux pauvres du monde entier alors qu ‘il n’y a plus d’argent ni pour les nourrir ni pour les loger.

On ne s’allie pas avec des menteurs comme les écolos qui font croire au bon peuple dès la maternelle qu’on va sauver la terre et son climat alors que ces derniers suivent leur évolution depuis des millénaires sans que ces nains y puissent quelque chose. On préfère rester seul.

On ne s’allie avec des opportunistes invétérés au pouvoir depuis 50 ans, sans aucun résultat , avec d’hypocrites girouettes comme Bertrand et Pécresse qui ont mené la France là où elle est, au bord du gouffre. On reste seul.

Le véritable pouvoir, celui de nos rois est solitaire. Ils ont un conseil , ce qui est different.

Estrosi aura la majorité à Nice, certes, notre merveilleux système ripoublicain le veut ainsi. Mais il n’aura aucune autorité, Marion Maréchal

Le Pen a engrangé, au premier tour, presque le double de voix . Elle a donc une autorité légitime. Encore faut il comprendre le sens du mot légitimité…..

Vérité élémentaire que cette solitude, alors, quand on est payé des sommes astronomiques comme ces journalistes, quand on ne fait rien d’autre que de commenter des non évènements on ne prend pas les téléspectateurs pour des billes on la joue modeste car la chute risque d’être rude.

Anne Brassié

 

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Avant de sauver le climat respectons les saisons ! par Stephanie Bignon

15 ANON NATIVITE BERGERS CC AVIGNONPP

« Sauver le climat », voilà la chose la plus ridicule que nous pouvions inventer !
Ridicule parce que ce n’est pas le climat qu’il faut sauver mais la vie, l’intelligence, la civilisation.
Le climat comme toutes les richesses de ce monde est une grâce, un cadeau qui s’accepte sans condition. Le climat change et il est fait pour changer. Notre travail sur cette terre est de faire au mieux pour aimer la vie, pour remercier le Créateur de ses dons.
S’interroger sur le climat quand des fraises produites en décembre voyagent en camions d’un bout à l’autre de l’Europe, quand la moindre chaussette est fabriquée en Chine à coups de trique et de chômage européen, quand le pacte Transatlantique est signé en secret depuis juillet 2015 nous annonçant pour 2016 sa cohorte de produits alimentaires modifiés et dangereux … c’est se moquer du monde! Nos gouvernants ne sont pas au service de notre pays … mais alors au service de qui sont-ils ?
Croyez-vous fortuits ces phénomènes de fièvre catarrhale (voir article d’octobre 2015 sur terre-et-famille.fr), de grippe aviaire… à la veille de mettre en place le pacte transatlantique (TAFTA) ? Quand notre agriculture, notre industrie seront anéanties, le TAFTA s’imposera naturellement dans la sidération et la misère. Tout est orienté vers notre perte de souveraineté et notre asservissement et vers les profits toujours plus indécents d’une hyper-classe mondiale.
Sauver le climat quand on ne respecte pas les saisons c’est du volontarisme révolutionnaire. La réalité de l’échelon local est méprisée au profit de l’idéologie et de la toute-puissance du Régime globalisateur. Le propre de l’idéologie est de s’intéresser à l’universel, au global sans partir du particulier. La méthode est toujours la même et nous la retrouvons dans la planification agricole communiste, dans le calendrier révolutionnaire avec ses mois de pluviôse où il était censé forcément pleuvoir ! Sauver le climat sans se soucier des saisons, c’est nous inventer une guerre pour nous détourner du réel, c’est nous proposer l’abstraction sans l’incarnation, c’est nous imposer le tumulte des élections régionales alors que nos métabolismes à cette saison et par ces courtes journées aspirent naturellement au calme de l’Avent !
Voici des années que j’essaye de vivre plus profondément cette période où la lumière décline doucement, où la vie se meurt provisoirement avant d’entrer dans la gestation hivernale avec l’allongement du jour, le retour de la lumière… Noël se mérite, s’attend, se savoure, s’approfondit… dans l’Avent. Non, Noël n’est pas seulement la vitrine illuminée des grands magasins, c’est Le Cadeau suprême du Créateur à ses créatures : la liberté d’enfant de Dieu, la liberté de cheminer personnellement vers la lumière, de se soustraire à l’arbitraire de régimes illégitimes par l’esprit d’abord. Noël c’est la possibilité de sortir enfin de la grotte de Platon, celle où nous étions tous enfermés et soumis à une montagne d’images (Bilderberg en allemand…) infantilisantes, aguichantes ou terrorisantes et nous confortant dans l’illusion de vivre… Et au lieu de pouvoir me laisser aller à ces méditations automnales de l’Avent, je suis contraintes de subir les élections régionales et leurs campagnes insignifiantes . Je suis condamnée à redescendre au fond de la grotte , au fond du gouffre de l’illusion démocratique…
Bien sûr nous gardons l’espérance et nous pourrions voir dans ces élections une certaine réaction … Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et réaliser que tout de nos vies est décidé à notre place (naissance, éducation, mariage, mort…) par un système de plus en plus jacobin et mondial auquel toute formation politique doit faire allégeance pour exister . Pour la République française, grande inspiratrice de ce système , le Droit remplace la morale et la transcendance. Elle prétend se suffire à elle-même. Elle est compatible avec tout sauf avec ce qui la dépasse et c’est pour cela qu’elle est profondément anti-chrétienne. Ainsi, ce qui la dépasse ce n’est pas l’abattage halal sanguinaire, violent et dangereux, ce sont les crèches toujours humbles et apaisantes…
Que veut-on quand nos jeunes chantent « kiss the devil » entrainé par le groupe « Eagles of Death Metal » qui milite pour l’usage de la drogue et la pornographie et se font tuer par des commandos nourris par nos impôts ?
Que veut-on quand à Anzy le Duc le vitrail de la Sainte Croix est menacé de remplacement par une « œuvre »  contemporaine-financière  (voir terre-et-famille.fr novembre 2015) ?
Que veut-on quand au lieu de nous laisser vivre cette fin d’année dans le calme nécessaire aux bilans, aux réflexions, aux rythmes biologiques ralentis et à l’Avent, on nous impose la campagne électorale ?
Qui commande, qui préside à la destinée de notre pays pour que rien n’échappe à la perversion !
Soyons en colère, de cette Sainte colère maitrisée qui nous permettra de viser juste !

Stéphanie Bignon
Terre et Famille
Décembre 2015

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