Pour l’Ascension ,sur les écrans, La Résurrection du Christ

resurrection

Production américaine avec les défauts propres aux films à grands spectacles, ce film a tout de même plusieurs intérêts,  le premier , remettre à l’ordre du jour, la vie et la mort du Christ , ceux qui L’ont suivi, Marie Magdeleine et les apôtres, Simon Pierre, Barthémy , Saint Jean et enfin cette résurrection inimaginable pour un officier romain et pour d’autres !

Clavius, le héros central est un tribun, officier supérieur de l’armée de Pilate, lassé d’affronter la mort chaque jour que Dieu fait. Confronté à la crucifixion, il est frappé par le Christ en croix qu’il voit, déjà mort. Second intérêt, ce film peut atteindre les incroyants et les sceptiques. Son enquête pour s’assurer que le corps a bien été volé comme le réclame Pilate, est étonnante de vérité.

Mettre en scène un centurion était une excellente idée. Rappelons l’Evangile de Saint Luc:

Après avoir achevé tout son discours devant le peuple, Jésus entra dans la ville de Capharnaüm. Un centurion de l’armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup ; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient : « Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la  maison, quand le centurion lui fit dire par des amis : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ’Va’, et il va ; à l’autre : ’Viens’, et il vient ; et à mon esclave : ’Fais ceci’, et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut dans l’admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait : « Je vous le dis, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »
De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Pour les chrétiens le film fait résonner un certain nombre de paroles d’Evangile qu ‘ils connaissent et aiment voir incarner.L’un des moments les plus émouvants est celui où le centurion dit ne pas savoir quoi demander au Christ. Et le Christ bien sûr sait ce qu’il désire le plus , un jour sans voir la mort.

Ce film est bien le symbole de la victoire de la Vie sur la mort.

Laissons nous  emporter et  ne jugeons pas.

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

un dessin parlant

L’entrée de la Turquie dans l’UE : la soumission

Voici ce que Majid Oukacha, ex-musulman qui a passé 8 ans de sa vie à décortiquer le coran pour en démontrer les dangers (notamment dans son livre paru en mars 2015, Il était une foi, l’islam, aux éditions Tatamis), postait sur sa page Facebook :

Islam

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Le concert de Pâques de Perles de Culture sur TVLibertés

Concert de Pâques
Le violoncelliste russe ukrainien interprète les deux premières suites de Bach
Suite n 1 :
Prélude, allemande
courante, sarabande
menuet 1 , menuet 2, gigue

Suite n 2 :
Prélude, allemande
Courante, sarabande,
menuet 1, menuet 2

L’enregistrement de toutes les suites sont disponibles sur double cd au 01 46 59 38 53

Image de prévisualisation YouTube
Publié dans TV Libertes | Un commentaire

Sur les écrans La saison des femmes

saison

Cinq femmes,deux jeunes mariées, une veuve , une femme battue et une prostituée essaient de survivre dans un petit village du nord ouest de l’Inde. La première jeune mariée s’est échappée de sa nouvelle famille, son beau père et les oncles de son mari la violaient, la seconde n’est pas touchée par son mari, la veuve crève de solitude mais n’a pas le droit de se remarier, la femme battue l’est parce qu’elle ne donne pas de descendance à son mari qui est stérile et la danseuse prostituée se fait jeter de partout .Film très fort mais sinistre malgré de très belles images, la joie indomptable de ces femmes et ce triporteur de cirque lumineux qui leur permet d’échapper à la réalité . Par leur travail de brodeuse elles commencent à gagner de l’argent et cela fragilise les crétins qui les entourent et  veulent en rester au respect stricte  des traditions. Je respecte ces dernières mais uniquement quand elles sont chrétiennes, les autres laissent vraiment à désirer …..

Publié dans Sur les écrans | Un commentaire

Les cavaliers de Kessel au théâtre

cavaliers

Le jeune et orgueilleux Ouroz participe au tournoi le plus important d’Afghanistan, le Bouzkachi du Roi. Il échoue, tombe de son cheval, se brise la jambe, et doit retourner dans sa province pour faire face à son père, le grand Toursène, qui porte la fierté et la gloire d’une famille. Adapté du grand roman de Kessel, c’est un long et périlleux voyage initiatique aux confins des steppes afghanes.
Le véritable héros du roman est un cheval et le génie du metteur en scène est de nous le faire voir et entendre. On pense à Jean Louis Barrault qui, le premier, a réalisé cet exploit. Les chevaux qui ont plus d’importance que les femmes en ces contrées musulmanes. Excellents acteurs . Excellent spectacle pour ceux qui ont lu le roman et les autres, au théâtre La Bruyère.

Publié dans Agenda | Laisser un commentaire

Sur les écrans Les malheurs de Sophie

sophie

Joli film pour femmes et petites filles , les hommes s’y ennuient. Il faut dire qu’ils sont absents du film à l’exception des serviteurs.

Les acteurs petits et grands sont excellents et le réalisateur peint avec beaucoup de délicatesse ce monde disparu des châteaux à la campagne. Un mauvais point pour le chapelain qui chante un air chinois ! La caricature est un peu poussée…

Sophie a beaucoup de caractère et des parents bien faibles. Ses bêtises sont touchantes à l’exception des poissons de sa mère découpés en rondelles mais c’est une sauvageonne. On ne lui apprend rien ! Les aléas de la vie vont se charger de le  faire.

A voir en famille avec des enfants pas trop jeunes

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

Les visiteurs 3

107d31e93373bfcccaca4c7ff7fae27d_largeL’on aimerait que ce fut le dernier de la série. Mais à voir la colère des critiques de gauche  finalement on se dit qu’un bon tableau des horreurs de la Révolution française c’est toujours bon à prendre. On voit la guillotine décapiter un vieillard impotent….Quand aux révolutionnaires ils sont bien massacrés, aussi, les Robespierre, les Marat , les aristocrates progressistes , le bon peuple lécheurs des puissants du jour.

Hubert de Montmirail, lui, se dresse impassible et rappelle quelques vérités: « Je viens d’un temps où Dieu seul régnait. » « Quand on perd sa terre on perd son âme. » Et » la fonction des nobles n’est pas de tenir le pot de chambre du Roi. »

Pour le reste il faut subir des propos et des jeux de mots  très vulgaires. Quand à Christian Clavier on admire sa performance mais on lui conseille une alimentation sans gluten quelques temps. Il faut qu’il dégonfle…..

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

Encore un bon film La passion d’Augustine

Nous sommes au Quebec dans une pension religieuse juste après Vatican 2. La mère supérieure a fait de cette pension un lieu d’excellence d’apprentissage de la musique  et on va fermer son école, retirer l’habit des religieuses et finalement les réduire à l’état laïc. La République n’a jamais besoin de religieux mais quand l’Eglise ne les soutient pas les catastrophes s’amoncellent. Tragique pour toutes sortes de raisons mais bien joli film musical avec de vraies pianistes en herbe. Tes bien joué et si vrai !
la_passion_d_augustine_seville_international

Publié dans Agenda | Un commentaire

Simone Veil prend la place de Jean de La Varende

Don Bosco

Merci à Alain Sanders d’avoir révélé une énormité de plus, le changement de nom du collège Jean de La Varende à Bourg Achard devenu collège Simone Veil.

Changement effectué par le président du conseil départemental de l’Eure, Sébastien Lecornu ,LR, ami de Bruno Lemaire, l’inspection académique, une municipalité ps , en l’absence totale de réaction des citoyens…

terreLe cas est emblématique. Décortiquons le.

Une femme politique remplace un écrivain. Les prochains collèges et lycées s’appelleront Lycé Vallaud Belkacem ou ou Lang ou Peillon.

Quelle valeur édifiante pour des scolaires que la célébration d’une loi qui, appliquée bien au delà de la lettre , risque de rendre inutile toute construction de nouvelles écoles !! Ces pauvres enfants sont des miraculés.

mes_plus_beaux_contes_sacres-jean_de_la_varendeQuel mépris pour un grand écrivain français plein d’énergie, dont les livres sont des hymnes à la Normandie, aux héros de ce pays, grands marins ou grands guerriers.

Les enfants non désirés que leur père n’avait pas reconnus étaient, jadis, en Normandie, appelés poussins des haies. Et l’un d’eux , dans un beau roman de notre écrivain, sera reconnu par son grand père dont les deux fils sont morts. Cela vous a une autre gueule que de finir aspiré à l’hôpital !

Quelle inertie enfin de la population de Bourg Achard qui supporte ces oukases sans bouger.

noelCe changement de nom signifie bien sûr aussi qu’ un écrivain monarchiste qui écrivait pour Dieu et le Roi, doit être dégagé au profit des valeurs républicaines

En 2006 une vice présidente du Conseil Régional refusa toute célébration du Quatrième centenaire de la naissance de Pierre Corneille au motif que Corneille était ringard et que son œuvre dévoilait une conception de la vie aujourd’hui contestable. Il est vrai qu’aujourd’hui on doit laisser les maures et la mer monter jusques au port.

Un bel exemple des valeurs républicaines ! La Varende éclaterait de son rire sonore et dirait : « Je vous avais prévenus ! »

Anne Brassié

 

Article paru dans le quotidien Présent

Publié dans Chroniques Inactuelles | 2 commentaires

2 excellents films

medecinthMédecin de campagne

Un médecin de campagne dont l’emploi du temps est bien chargé tombe malade et doit accepter l’aide d’une consoeur.  La vie quotidienne d’un petit village français plein d’humanité nous est offerte avec peu de mots mais de belles images. Le sourire et la nuque de la jeune médecin sont bien beaux . Il n’y aura pas de scène torride. Quel repos et quelle vérité psychologique !

 

brooklynBrooklyn

Une jeune fille  quitte l’Irlande après la dernière guerre pour l’Amérique et un meilleur avenir. Mais on ne quitte pas sa terre natale sans douleur même si l’on a rencontré l’amour, au delà des mers. Ce film est magnifique par l’intrigue d’une grande simplicité, la beauté des personnages et ce chant de l’exil qui atteint sa puissance la plus émouvante, une nuit de Noël, parmi les ouvriers irlandais venus construire les voies de chemins de fer, les ponts et les routes et ne sont jamais rentrés. Le réalisateur met en valeur l’aide extraordinaire apportée par les prêtres irlandais à leurs compatriotes. Prévoyez quelques mouchoirs.

Publié dans Sur les écrans | Un commentaire

LETTRE D’UN PRÊTRE CATHOLIQUE AU NEW-YORK TIMES .

 the-dew-638110__180

Cher Frère Journaliste:
Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et orgueilleux de ma vocation. Cela fait 20 ans que je vis en Angola comme missionnaire.

Je lis dans de nombreux moyens de communication, surtout dans votre journal, l’amplification du thème des prêtres pédophiles, cela d’une manière morbide, recherchant en détail dans la vie de ces prêtres, les erreurs du passé.
Il y en a un, dans une ville des Etats-Unis, dans les années 70, un autre, en Australie dans les années 80, et ainsi de suite, d’autres plus récents….. Certainement tous des cas condamnables !
Il y a des présentations journalistiques pondérées et équilibrées, d’autres amplifiées, remplies de préjudices et même de haine. Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que des personnes qui devraient être des signes de l’Amour de Dieu, soient un poignard dans la vie d’êtres innocents. Il n’y a pas de paroles pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doutes que l’Église ne peut être, sinon du coté des faibles, des plus démunis. Pour cette raison, toutes les mesures que l’on peut prendre pour la prévention et la protection de la dignité des enfants seront toujours une priorité absolue.
Mais c’est curieux le peu de nouvelles et le manque d’intérêt pour les milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et la consacrent pour des millions d’enfants, pour les adolescents et pour les plus défavorisés aux quatre coins du monde.
Je pense qu’à votre journal, cela ne l’intéresse pas :
1) Que j’aie dû transporter beaucoup d’enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre en l’année 2002 depuis Cangumbe à Lwena (Angola), car ni le gouvernement pouvait le faire ni les ONG n’y étaient autorisées ;
2) Que j’aie dû enterrer des douzaines d’enfants morts à cause des déplacements de la guerre ;
3) Que nous ayons sauvé la vie à des milliers de personnes au Mexique au moyen du seul centre de santé existant dans une zone de 90,000 km2 avec la distribution d’aliments et de semences;
4) Que nous ayons pu y procurer l’éducation et des écoles dans ces dix dernières années à plus de 110,000 enfants ;
5) Cela demeure sans intérêt qu’avec d’autres prêtres, nous ayons eu à secourir près de 15,000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu’ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de la ONU n’arrivaient pas ;
6) Ce n’est pas une nouvelle intéressante qu’un prêtre de 75 ans, le Père Roberto, parcourt la ville de Luanda, soignant les enfants de la rue, les conduisant à une maison de refuge, pour qu’ils soient désintoxiqués de la gazoline qu’ils aspirent en gagnant leur vie comme lanceur de flammes ;
7) L’alphabétisation de centaines de prisonniers n’est pas non plus une nouvelle ;
8) que d’autres prêtres, comme le Père Stéphane, organisent des maisons de passage pour que des jeunes maltraités, battus, et même violés y trouvent refuge ;
9) Non plus, que le Père Maiato avec ses 80 ans, visite les maisons des pauvres, une à une, réconfortant les malades et les désespérés ;
10) Ce n’est pas une nouvelle que plus de 6,000 parmi les 40,000 prêtres et religieux actuels aient quitté leur pays et leur famille pour servir leurs frères dans une léproserie, dans les hôpitaux, les camps de réfugiés, des orphelinats pour enfants accusés de sorcellerie ou orphelins de parents morts du sida, dans des écoles pour les plus pauvres, des centres de formation professionnelle, des centres d’accueil pour les séropositifs…… etc……
11) Ou, surtout, dépensant leur vie dans des paroisses et des missions, motivant les gens pour mieux vivre et surtout pour aimer;
12) Ce n’est pas une nouvelle que mon ami, le Père Marc-Aurèle, pour sauver des enfants pendant la guerre en Angola, les ait transportés de Kalulo à Dondo et qu’en revenant de sa mission, il ait été mitraillé en chemin; que le Frère François avec cinq Dames Catéchètes, soient morts dans un accident, en allant aider des régions rurales les plus reculées du pays ;
> > > >>>>>>>>>> 13) Que des douzaines de missionnaires en Angola soient morts par manque de moyens sanitaires, à cause d’une simple malaria ;
14) Que d’autres aient sauté dans les airs à cause d’une mine, en visitant leurs fidèles; en effet, dans le cimetière de Kalulo sont les tombes des premiers prêtres qui sont arrivés dans la région…… aucun ne dépassait les 40 ans………. ;
15) Ce n’est pas une nouvelle, celle de suivre un Prêtre « normal » dans son travail journalier, dans ses difficultés et ses joies, dépensant sa vie sans bruit en faveur de la communauté qu’il sert.
La vérité, c’est que nous ne cherchons pas à faire les nouvelles, sinon simplement apporter la  » Bonne Nouvelle « , cette Nouvelle, qui sans bruit, a commencé le matin de Pâques. Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent.
 On fait beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute, que pour des milliers qui donnent leur vie pour des milliers de pauvres et d’indigents.
Je ne prétend pas faire l’apologie de l’Église et des prêtres.
Un prêtre n’est ni un héros ni un neurotique. C’est simplement un homme normal qui, avec sa nature humaine, cherche à suivre Jésus et à Le servir dans ses frères.
Il y a des misères, des pauvretés et des fragilités comme chez tous les êtres humains; mais également il y a de la beauté et de la grandeur comme en chaque créature……… Insister d’une manière obsessionnelle et persécutrice sur un thème douloureux, en perdant de vue l’ensemble de l’oeuvre, crée véritablement des caricatures offensives du sacerdoce catholique, par lesquelles je me sens offensé.
 Je te demande seulement, ami journaliste, de rechercher la Vérité, le Bien et la Beauté. Cela fera grandir ta profession.
P. Martin Lasarte, sdb
« Mon passé, Seigneur, je le confie à ta Miséricorde; mon présent à ton Amour; Mon futur à ta Providence ».

e

Publié dans Chroniques Inactuelles | 3 commentaires

Illusion démocratique par Stephanie Bignon

baslogo

Républicains, Démocrates ou Trump… Républicains, socialistes ou Le Pen… Quelle étrange gémellité entre le contexte électoral nord-américain et français ! Les campagnes seraient elles organisées par les mêmes agences de communication de part et d’autre de l’Atlantique ?

Le peuple américain réagit fortement face à son expropriation par les grandes banques, de tous les domaines économique, politique, culturel…. Il faut donc lui donner un os à ronger, lui donner l’impression qu’il existe encore à travers la contestation portée par Trump. Le côté brutal et exubérant du candidat new yorkais permet aussi de discrédité les contestataires et de mépriser leur message. Abcès de fixation, identification et repérage, contrôle et manipulation, voilà qui est savamment mis au point par des professionnels de la « com. » au service des grands architectes du monde post moderne. Admirable et détestable mécanique destinée à guider le peuple sans qu’il ne s’en étonne.

Qui peut encore croire que le résultat de ces élections américaines ou françaises soit l’expression de notre liberté ? Voter pour les grands partis ou pour la contestation nous donne l’illusion du choix et notre participation à cette supercherie régénère le système. De plus, en pratiquant le vote réactionnaire, nous procurons un point dur contre lequel cette nébuleuse molle peut grandir… c’est un comble !

Par ailleurs, accepter l’idée de voter pour le « moins mauvais candidat », c’est accepter d’agir à contre cœur, c’est accepter librement la servitude.

Dans un système totalitaire, simplement brutal, la liberté nous est retirée contre notre volonté et notre culpabilité est hors de cause. Dans un système totalitaire mou, la liberté nous est retirée avec notre assentiment, les conséquences sur nos âmes sont effroyables : nous monnayons notre liberté contre le confort, la tranquillité ou la reconnaissance ! Nous sommes au sommet de la corruption de notre société à travers ce renoncement à l’exercice de notre liberté, ce mépris pour le plus précieux cadeau de Dieu. Nous assistons, en fait, à un suicide intellectuel et spirituel collectif… « C’est ainsi que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres ou esclaves, se laissent marquer de la marque de la bête » (Apocalypse 13 16).

Le langage peut tromper mais les faits ne le peuvent pas : nous pouvons tous constater en France, que nous avortons 600 enfants par jour, assistons à 500 suicides de paysans par an, à un chômage galopant et une déstructuration permanente de notre pays (Armée, justice, communes, médecine, enseignement, industrie…). Les beaux parleurs de tous bords, conscients ou utilisés par le système, sont le sucre dans le piège à mouches. Attention, il n’est plus permis de laisser capturer nos volontés !

Pénétrer le système en pensant le convertir reviendrait à se croire capable de sauver la Grande Babylone de l’apocalypse et ce n’est pas dans nos compétences. Pour sauver nos âmes et le reste, il faut en sortir à toutes jambes ! Chesterton dans “Outline of sanity » littéralement en français, «Les grandes lignes de la santé mentale » (connu en France sous le titre « Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste… ») recommande, pour guérir, de commencer par arrêter de prendre du poison.

La liberté détachée de Dieu promue par les philosophes des Lumières nous a donné cette démocratie-républicaine et  elle est ce poison…

Stéphanie Bignon, Terre et Famille le 31/03/2016

 

Dessin de Chard

Publié dans Agenda | 2 commentaires

Spotlight, un film de Tom McCarthy par Guillaume de Tarlé

pedo

C’est bien avant la campagne cathophobe des médias de propagande, au prétexte des crimes pédophiles dans le diocèse de Lyon, que j’avais décidé de ne pas voir ce film dont je craignais le pire…
Et c’est Monsieur l’Abbé Guillaume de Tanoüarn dans Monde & Vie du 16 mars qui m’a fait revenir sur ma décision, dont l’article commence par « J’y suis allé à reculons » pour finir par « il ne faut pas hésiter à aller le voir ».
Je l’ai vu dans de mauvaises conditions, malheureusement, car j’ai toujours du mal à regarder un film en VO tout en lisant les dialogues… or ce film n’est fait que de dialogues sur un rythme « endiablé » (c’est peut-être le mot juste !)…
Spotlight pose le problème très grave que constitue la commission d’actes de pédophilie par des prêtres, et l’Église a le devoir de les dénoncer… C’est en cela certainement que Monsieur l’Abbé de Tanoüarn ne peut pas dire autre chose que d’aller le voir… En effet, dire le contraire en hurlant à la cathophobie serait se rendre complice du crime et, au bout du compte, faire endosser par l’Église les crimes commis par quelques-uns de ses membres. L’article 827 du Catéchisme de l’Église Catholique a déjà répondu par avance à un tel amalgame en reprenant à son compte une formule de la Profession de Foi Catholique du pape Paul VI, le 30 juin 1968 : « L’Église est sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs ». C’est l’intellectuel Jean Ousset ou le philosophe Marcel Clément qui disait de la même façon : « L’Église est sans péché, elle n’est pas sans pécheurs ».

Est-ce à dire pourtant que le film ne participe pas à la lutte satanique contre l’Église ?
je constate qu’il ne fait aucune allusion à la dénonciation de ce ces crimes par l’Église elle-même et notamment par Benoît XVI.
Je constate aussi qu’il conclut par la démission du cardinal Law, l’évêque du diocèse de Boston où ces crimes se sont déroulés…
et je ne suis pas sûr qu’il y ait seulement une coïncidence entre la sortie de ce film sur nos écrans en France, et l’attaque violente menée simultanément contre le cardinal Philippe Barbarin.
Je constate encore qu’il condamne la pédophilie commise par des prêtres – et c’est vrai que c’est une « circonstance aggravante » – mais il ne condamne pas la pédophilie en tant que telle
alors que cette perversion se rencontre malheureusement dans tous les milieux dont, en France, l’Éducation nationale.
Je constate enfin que Daniel Cohn-Bendit, et bien d’autres derrière Manuel Valls, appelle à la démission de l’évêque
alors qu’il avait mis un « grand bazar », il y a quelques années, en se vantant dans un livre d’actes de pédophilie !

Alors Oui, mettons hors d’état de nuire les prêtres qui pratiquent la pédophilie, et condamnons la pédophilie d’où qu’elle vienne, mais ne soyons pas les « idiots utiles » de ceux qui veulent écraser « l’infâme ».
Bien au contraire, avec l’Église, prions Dieu pour les victimes, et pour les pécheurs.

Publié dans Sur les écrans | 2 commentaires

Critique originale du film Marguerite

 margot

Trouvée sur le site Terre et Famille

Si « Marguerite » s’appelait France

« Marguerite » de Xavier Giannoli

Terre et Famille aimerait partager, une analyse du remarquable film «Marguerite » de Xavier GIANNOLI, à l’occasion de sa sortie en DVD.

Cette femme qui chante faux ne suscite pas l’hilarité, mais la compassion devant sa solitude, l’admiration devant son courage et sa foi. Elle chante faux, mais pense juste : on envie sa liberté.

Et si Marguerite s ‘appelait France et qu’elle chantait faux parce qu’elle n’etait pas aimée ? Elle cherche dans le public, ceux qu’elle aime et qui ne la comprennent pas.

Habillée en paysanne alsacienne, on fait d’elle un écran vivant. Elle chante la Marseillaise avec sa voix éraillée, tend ses bras en croix et sont projetées sur elle les images terribles des soldats de la guerre de 1914 qui semblent la piétiner et mourir sur elle. Dans un délire artistique, le jeune anarchiste au faux accent russe, maître de ce spectacle, scande ce que nous pouvons prendre pour les conséquences de ce chaos : plus de politique, plus de paysans, plus de pays, plus d’armée, plus de capitalisme, plus d’ouvriers, plus de religion,… plus rien, Rien, RIEN !

Le majordome, noir, prend Marguerite en photographie, l’accompagne au piano. Cet homme en qui Marguerite a toute confiance, nourrit une passion pour sa maîtresse. Il lui doit tout. Elle n’imagine pas que cette passion soit perverse et qu’un jour, il choisira d’achever consciemment la femme qui alimentait ses rêves.

Il respecte Marguerite, mais assouvit ses phantasmes avec la femme à barbe qui pourrait évoquer la France défigurée, sans féminité….qui n’aurait plus conscience de sa beauté…

Marguerite est délaissée par son mari, il a honte d’elle. Mais Marguerite cherche son amour de toutes ses forces et parvient, à le toucher. Il tentera trop tard de la protéger quand il comprend enfin la pureté des sentiments de cette femme émouvante. Elle voudrait, avant tout, exister dans les yeux de son mari. Elle ne chante juste qu’une seule fois, lorsque son mari lui donne un regard d’amour. Si Marguerite s’appelait France, qu’attendrions- nous pour l’aimer ?

Le film est rythmé par le passage de tous les personnages devant un calvaire à la croisée des chemins, sans que jamais ils n’ y prêtent attention.

Pour retrouver la France belle, inspirée et combative, il est temps de se retrouver au pied de la croix.

 

Stephanie Bignon et Elisabeth de Malleray

Publié dans Sur les écrans | Laisser un commentaire

La Reconquête a commencé !

Publié dans Agenda | 2 commentaires