Catholique des racines à la cime

Extrait du site http://terre-et-famille.fr

arbre A subir depuis trop longtemps leurs beaux discours sur les racines de la France, on viendrait à se demander si les essayistes, « communicants », et autres ambitieux qui aspirent à nous gouverner ont une quelconque connaissance de la nature dans toute sa réalité concrète.

On pourrait en douter lorsqu’ils nous peignent doctement un arbre aux racines d’essences différentes : la France aurait ainsi des racines chrétiennes (et même judéo-chrétiennes), celtiques, grecques, romaines, scandinaves voire arabo-musulmanes. On ne s’étonnera pas que cet étrange végétal paraisse comme cultivé en laboratoire, baignant sans doute dans une solution nutritive artificielle. Comment expliquer autrement que l’on puisse si bien détailler ses racines tout en se désintéressant de la terre qui l’aurait accueilli ? Bref, la France enracinée que l’on nous propose ne semble qu’une monstrueuse abstraction, modulable à l’envi. L’intérêt de ce « machin » ne serait-il pas de légitimer en France différentes « spiritualités » dont on pourrait éventuellement discuter de la prééminence de l’une sur les autres, pourvu que le débat restât confiné à l’héritage historique, à la dimension « culturelle et non cultuelle », c’est-à-dire sans grandes conséquences politiques concrètes ? Car quelles que soient la nature et la vigueur des racines, celles-ci ne sauraient contrarier, si elles n’y contribuent pas, l’élévation de la France « républicaine » avec la « laïcité » pour religion, la maçonnerie pour clergé et l’avortement de masse pour immolation quotidienne.

Dieu préserve notre terre de France de ce genre d’organismes génétiquement modifiés ! Car la France est plus qu’un arbre, c’est un écosystème : un arbre catholique des racines à la cime, planté dans un humus complexe, et s’épanouissant dans une lumière et sous un climat proprement providentiels.

Parler de racines catholiques, et non judéo-chrétiennes, de la France c’est distinguer la foi apostolique de celle-ci de doctrines postérieures qui lui sont par essence opposées : le judaïsme rabbinique et le protestantisme. Ce dernier est d’ailleurs si tardif qu’il ne peut être une « racine » mais une branche séparée de son tronc multiséculaire et condamnée dès lors au dessèchement.

Si l’héritage judaïque du catholicisme est indéniable, on ne peut non plus contester que cette religion venue d’Orient a su trouver en Occident une terre particulièrement propice à son développement. Les nostalgiques de l’Antiquité païenne pourraient regretter que cette semence « étrangère » soit tombée dans leur jardin mais force est de constater que, malgré tous ses efforts, le paganisme européen n’a pu empêcher que l’arbre prenne de l’ampleur. Les échanges entre la plante et son milieu sont désormais établis depuis trop longtemps pour être remis en cause.

L’arbre est le lien entre la terre et le ciel. Il synthétise la lumière et purifie l’air, favorise les pluies qui irriguent la terre et protège celle-ci de l’érosion. S’il tire de la terre les éléments qui lui sont nécessaires, il ne l’épuise pas car il produit l’essentiel de sa matière de la lumière et de l’air : il rend palpable l’impalpable. Il en enrichit même l’humus par les fruits et les feuilles qu’il répand, par la profusion de vie que suscite sa présence. Ainsi, comme une merveilleuse « agroforesterie spirituelle », culturelle parce que cultuelle, le catholicisme a-t-il tiré de l’humus païen ce qu’il avait de meilleur, s’y enracinant si profondément qu’il en a révélé des richesses qui sans lui seraient restées insoupçonnées, inaccessibles, infécondes. Il suffit de voir pour s’en convaincre comment le catholicisme sut puiser dans la littérature et la métaphysique antiques pour nourrir sa liturgie et sa théologie ; comment à l’inverse les mystères de la sainte Trinité, de l’Incarnation, de la Transsubstantiation élevèrent la philosophie antique bien au-delà de ses cloisonnements propres. Prôner le retour au paganisme européen suppose nier cette harmonie millénaire et comme on ne peut ramener le chêne à l’état de gland, il faudrait l’arracher, ce qui tuerait l’arbre et exposerait une terre, qui en fait n’est plus aussi païenne qu’autrefois, à être lessivée par les intempéries et desséchée par l’ardeur du soleil jusqu’à la stérilité définitive.

L’on m’objectera que cette religion n’est pas de « chez nous », que le dieu chrétien est le dieu des Hébreux, pas celui des Européens, celtes, grecs ou romains ; mais ce n’est pas comprendre ce qui distingue fondamentalement le catholicisme, religion incarnée, de ces formes de néo-paganisme, religion « identitaire ». C’est ne pas distinguer ce que j’appellerais « la religion de la filiation (divine) », « la religion du Sang » qu’est le catholicisme, de ces multiples « religions du  sol », se reconnaissant mutuellement dans un parfait relativisme, pourvu que chacune restât sur son territoire supposé historique. Reconnaître des dieux propres à chaque territoire, c’est penser que ce sont les peuples qui se créent leurs dieux alors que la Bible nous révèle au contraire que c’est Dieu qui se constitue son peuple, un peuple tiré de la descendance d’Abraham et de toutes les nations (Apocalypse, VII, 4-9 : Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau [de Dieu] : cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des enfants d’Israël, étaient marqués du sceau…Après cela, je vis une grande multitude, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue…).

En effet, Dieu n’est pas plus hébreu, qu’européen ou chinois. Il est le Tout Autre. Il échappe totalement à ce monde parce qu’Il en est le Créateur. Il est hors de la Création mais Il s’est révélé à nouveau à elle, après la Chute, par le peuple hébreu. Accomplissement définitif du judaïsme, le christianisme a ensuite propagé la Révélation dans le monde entier, pénétrant chaque culture locale pour la purifier, l’élever, la sanctifier et étendre ainsi la multitude des enfants de Dieu, tout en respectant l’identité naturelle de chacun. C’est ainsi que ce Dieu qui adopta les traits d’un Juif de Palestine voici 2000 ans, assume depuis diverses représentations à travers le monde selon les spécificités locales compatibles avec la foi : Il est juif avec les Juifs, grec avec les Grecs, chinois avec les Chinois, tout en demeurant le seul Seigneur de tous, le Père des adorateurs en esprit et en vérité (Jean, IV, 23).

Annoncez sa gloire parmi les nations, ses merveilles parmi les peuples.

Car le Seigneur est grand et infiniment louable ; il est plus redoutable que tous les dieux.

Car tous les dieux des nations sont des démons ; mais le Seigneur a fait les cieux.

(Psaume XCV, 3-5)

 

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Voulez vous lire avec moi ?

Chard2De quels livres avez vous besoin , cet été ?

d’un bon policier ?

Meurtre aux Jeux Olympiques

Vilaine Vanoyeke, la spécialiste de l’Antiquité ,égyptienne, latine ou grecque campe une histoire de meurtre à Olympie pendant les jeux olympiques. Les problèmes actuels, nationalités des sportifs, drogue, triche, tout est déjà en place…..

D’un   nouveau livre de Louis Bertrand ?

Toujours actuel,lui aussi ,il décrit dans le Sang des Martyrs ,celui de l’évêque de Carthage,le  futur saint Cyprien et de son ami, Cecilius,dans la période du bas empire romain, quand ces derniers retournent avec violence à leurs dieux païens . Pour ne pas oublier que l’Afrique du Nord fut chrétienne 7 siècles  durant avec un haut niveau de civilisation et que le sang des martyrs est semence de chrétiens.

Pour préparer Les JMJ  à Cracovie,il faut lire la biographie de Jerzy Popieluszko, cet aumônier de Solidarnosc, enlevé et torturé à mort par la police communiste polonaise. Le narrateur est prêtre dans le diocèse de Créteil . Au chevet d’un mourant, il demanda l’aide du bienheureux Jerzy qui fit un miracle. Ed Artège.

Pour comprendre la guerre menée contre les Etats pontificaux, au 19 ème siècle

Le Chouan du Tanganika, ce paysan français parti défendre le pape contre les attaques des troupes de Victor Emmanuel et de Garibaldi continua son service de chrétien en défendant par les armes les missions catholiques au Tanganika. L’auteur de cette biographie, le père Hervé Benoît est un guide précieux pour comprendre cette époque et la nôtre. Toujours cum grano salis.Presses de la Délivrance.

Et  pour compléter cette lecture et comprendre les attentions pesantes de la République sur les catholiques, le livre remarquable de Roberto de Mattei: Le ralliement de Léon XIII, l’échec d’un projet pastoral. L’encyclique de Leon XIII exigea le ralliement des catholiques à la République. Etait ce un changement radical de la défiance de l’Eglise à l’égard de la République ou était ce diplomatique pour réaffirmer la primauté du Pontife romain?

 Mgr Freppel ,lui , remit à Léon XIII, une  note prophétique lors d’une audience le 13 février 1891 :

« Profondément attaché au droit monarchique qui est le droit national et historique de la France depuis quatorze siècles, je suis convaincu que la forme et les institutions républicaines ne conviennent nullement à notre pays, et qu’elles amèneraient la ruine religieuse, morale et matérielle, si elles devaient s’y implanter d’une façon tant soit peu durable. L’expérience de tous les jours ne fait que me confirmer dans cette conviction. Si, dans d’autre pays, comme en Suisse et aux Etats-Unis, la République peut être une forme de gouvernement légitime et utile, en France elle n’a jamais été et ne sera jamais que la forme politique et sociale de l’athéisme. Le présent s’unit au passé pour mettre ce fait en dehors de toute contestation sérieuse. » Tout rapprochement avec la situation présente est fortement conseillée.

Les mangeurs de cendres, du Père Thomas, jésuite lettré et profond , nous offre un guide spirituel pour ne pas devenir un catoblépas comme les autres. Qu’est ce qu’un catoblepas, me direz vous, une bête idiote signalée par Flaubert dans la Tentation de Saint Antoine à qui il arrive de se dévorer les pattes. Un regard acéré sur notre époque. Chez Via Romana.

Si vous aimez les chansons de geste, Remy Usseil les écrit pour vous. La première, Berthe aux grands pieds, en vers et en prose ,m’avait séduite.Le second, Les enfances de Charlemagne sont étonnantes. Ses lignes font revivre un temps riche d’enseignement. Une immense poésie et un scénario de film idéal.Ed  Les Belles Lettres.

 

On a besoin de rire alors lisons l’anthologie de Proust de Laure Hillerin qui nous offre des passages pleins d’humour d’un grand styliste. Un exemple : »A qui l’attribuez vous ? Swann hésita un instant devant cette toile que, visiblement, il trouvait affreuse: »A la malveillance ! » Proust pour rire. Ed Flammarion

En savoir plus sur André Charlier dont le neveu ,moine au Barroux ,raconte la vie et surtout le prix de l’ œuvre. Car Charlier dut renoncer à la musique, au travail de la vigne, à sa vie de famille pour accomplir sa mission de pédagogue, capitaine de jeunes garçons et leur apprendre à être « cornélien, se maîtriser soi même et toujours prêt à servir Dieu et les autres ». Assez décalé par rapport à notre époque , non ? Ed Terramare,Editions Sainte Madeleine.

Chez Terramare aussi une belle biograohie de l’abbé Coiffet par Thierry Bouclier

Gilles de Becdelievre poursuit son éloge de La Fontaine en le faisant converser avec Molière. L’auteur nous montre un fabuliste peu ambitieux, fidèle à Fouquet et qui reviendra vers Dieu, à la fin de sa vie et le comédien uniquement préoccupé à faire vivre sa troupe(c’est déjà beaucoup!) et oublieux de Fouquet. Passionnant et toujours bien écrit. Ed Télémaque.

Padre Pio raconté par son fils spirituel, Emmanuel Brunato. Éditions de L’orme Rond. Les saints ont des vies semées d’obstacles. Après ce livre vous regardez le dernier film qui a été fait en Italie, plein de poésie,de justesse et de charité.

Des romans, ceux de Guy Des Cars. Réédités chez Flammarion . Des histoires d’amour et de haine , de solides crimes, une morale, celle des années 50 , cela fait du bien … Choisissez bien votre moment pour les lire , vous ne pourrez plus rien faire d’autre !

Le procès de Jeanne relu et annoté par le grand avocat , Jacques Trémolet de Villers. On croit tout savoir de Jeanne, l’auteur nous en apprend davantage. Surprenant et joyeux….Ed Les Belles Lettres.

 

Masmoudi et la tempête de sable, Chez Godefroy de Bouillon.

Des souvenirs de la guerre d’Algérie où l’on s’aperçoit que l’histoire est toujours racontée par les vainqueurs. Vainqueurs sur le papier des accords car sur le terrain c’était une autre histoire. Celui qui se souvient, Claude Duteil, écrit bien, avec verve et humour , sans l’ombre d’un sentiment bas.

Enfin La marche rouge une enquête historique,(normal puisque tout travail historique doit être une enquête ! ) de Marion Sigaut sur les enlèvements d’enfants sous Louis XV qui ont déclenché une révolte du peuple. Le Parlement de Paris et La Compagnie du Saint Sacrement avaient mis la main sur la direction de l’Hôpital Général. Plus de pauvres dans les rues, plus d’enfants abandonnés. En rang par deux, on les renferme ,on les fait travailler et certains enfants servent d’objets sexuels. KontreKulture.

Anne Brassié

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Le peuple, finalement, c’est gênant…..

Europe’s nations should be guided towards the superstate without their people understanding what is happening. This can be accomplished by successive steps, each disguised as having an economic purpose, but which will eventually and irreversibly lead to federation

Jean Monnet

 

Quand à Hollande il vient de nous avertir , pour commenter la victoire du Brexit qu’il fallait lutter contre les populismes pour libérer le peuple

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Certains de nos évêques devraient relire Saint Basile le Grand

 

saint basileMerci au Père Forestier de nous rappeler chaque jour l’essentiel

‘Mardi 14 juin : saint Basile le Grand’

Saint Basile demeure dans l’histoire un des quatre plus grand Pères de l’Orient. Il naquit à Césarée en 329 dans une famille de saints. Sa sœur, sainte Macrine était religieuse, deux de ses frères furent évêques, et l’un devint saint sous le nom de saint Grégoire de Nysse. Après de très fortes études profanes, il devint moine, se consacra à l’étude de la vraie religion, et y acquit une science éminente. En 370, il devint Évêque de Césarée. Il devint alors tout à la fois, un père et un législateur pour les moines, un apôtre rempli de charité pour son diocèse, et un docteur pour la profondeur de ses écrits. Son rayonnement intense le fit surnommer « le grand ». Il mourut le 1er janvier 379, âgé de 49 ans, usé par ses travaux.

Une histoire de sa vie mérite d’être citée:

Le préfet Modestus menaça Basile qui s’opposait à l’arianisme soutenu par l’empereur. Il le menaça de la confiscation de ses biens, de l’exil, des tortures et de la mort. Basile répondit : C’est tout ? De tout cela rien ne me touche. Celui qui ne possède rien ne peut pas voir ses biens confisqués. Je ne connais pas le bannissement car, sur la vaste terre de Dieu, je suis partout chez moi. Les tortures ne peuvent pas m’arrêter car je n’ai pas de corps. La mort sera pour moi la bienvenue, car elle m’emportera plus vite vers Dieu ; au reste, je suis en grande partie mort et depuis longtemps je m’avance vers ma tombe ». Choqué le préfet reprit : On ne m’a encore jamais parlé avec une pareille liberté ! Sans doute, reprit Basile, que tu n’as jamais rencontré d’évêque!

La vraie grandeur de saint Basile était de se donner entièrement à Dieu. Quand une vie est menée par une telle confiance, on n’a plus peur de rien, et le Seigneur peut réaliser en son disciple de bien grande choses !

Pratique : un sacrifice d’une chose habituelle, pour vérifier notre disponibilité au Seigneur

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Vous pouvez lire le mot ici :
http://motspirituel.org/mardi-14-juin-saint-basile-le-grand/

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La guerre liturgique se rallume en France !

port marlyth

Il n’est un secret pour personne que si le pape Benoît XVI était plein de sollicitude pour les tenants de la forme extraordinaire du rite romain, son successeur, le pape François, est totalement étranger aux questions liturgiques qui ne l’intéressent guère. Sa bienveillance pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas liée à un quelconque intérêt pour la liturgie traditionnelle mais au constat que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre mène un apostolat efficace aux « périphéries » de l’Église, dans des milieux parfois très défavorisés ou populaires.

Certains évêques de France ont accordé, au fil des années, de plus ou moins bonne grâce, soit des régularisations canoniques de situations existantes soit des autorisations d’ouverture de lieux de culte où se célèbre la liturgie romaine traditionnelle. Mais le vent a tourné ! Il semble que certains souhaitent revenir sur ces « parenthèses miséricordieuses ».

Port-Marly

Dans ses vœux pour l’année 2016, madame Marcelle Gorgues, maire de Port-Marly, petit village situé aux bords de la Seine à 20 kms de Versailles, avait clairement annoncé la couleur : « C’est à notre Chapelle Royale, l’église Saint-Louis, érigée par la volonté de Louis XVI, bâtiment classé évidemment que nous nous intéressons. Bien sûr, il a subi les outrages du temps mais aussi les effets de querelles intestines qui l’ont rendu étranger sur son propre sol. Le temps est venu de lui rendre sa superbe, son rôle aussi sans doute. C’est notre église, ouverte à tous, qui peut être partagée comme la Foi partagée, mais c’est notre église ». Le fait est que l’église Saint-Louis de Port-Marly est un lieu de culte où les Marlyportains ne sont pas m ajoritaires. En effet, la forme extraordinaire du rite romain y a été célébrée sans discontinuer depuis la réforme liturgique grâce à la forte personnalité de son curé, le chanoine Gaston Roussel, organiste émérite, gaulliste revendiqué, résistant décoré et traditionaliste assumé. À son décès en 1985, les paroissiens se sont opposés à la volonté de « normalisation » de l’évêque de Versailles d’alors, NNSS Simonneaux puis Thomas. Après bien des difficultés voire des violences – le père Bruno de Blignières, desservant de l’église sans l’accord de l’évêque, étant arraché à l’autel en pleine messe par la police le 30 mars 1987, les paroissiens occupant l’église par la force, murée par la mairie à la demande de l’évêché le 12 avril 1987 –, un modus vivendi a été trouvé et, depuis 1995, l’église est une chapellenie desservie par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

Il y a quelques jours la mairie a annoncé qu’en raison de travaux de toiture, l’église serait fermée pour une période de 10 à 18 mois. De son côté, l’évêché ne semble guère disposé à trouver un lieu de culte de remplacement si la fermeture s’avérait inéluctable. Les travaux de toiture, dont personne ne nie le bien fondé, semblent être le moyen trouvé par l’édile marly-portain pour se réapproprier l’église, y suspendre le culte, entraînant de facto la dispersion de la communauté rassemblée au fil des années. Notons d’abord que cette église est le fruit de la volonté personnelle de Louis XVI : « La piété royale a construit cette église au port de Marly en l’année 1778 ». La démonstration reste à faire que madame Gorgues serait une héritière légitime de Louis XVI ! La réalité est que cette chapelle royale a été volée à l’Église au moment des lois de séparation de l’Église et de l’État en 1905. Madame Gorgues, à défaut d’êtr e une héritière est tout au plus une receleuse. Elle n’est certes pas la seule mais cela ne change rien à l’affaire. D’autre part, une église n’est pas une piscine ou un terrain de sport. Elle appartient d’abord à ceux qui y prient, qui y reçoivent les sacrements et qui essayent de s’y sanctifier. Les saucissonneurs du Vendredi saint comme les adorateurs de l’oignon ou les disciples de Mahomet n’ont aucun droit sur une église qui est d’abord consacrée au culte du vrai Dieu. Notons enfin, qu’en 1965, c’est d’une église en ruines qu’a pris possession le chanoine Roussel. C’est son labeur incessant et la mobilisation des paroissiens qui ont permis les travaux de restauration accomplis depuis, pas l’action de la mairie. Il est en outre inconcevable et certainement illégal que l’évêché de Versailles, affectataire des lieux n’ait pas été consulté et n’ait pas donné son aval à ce projet de suspension du culte.

Rennes

Depuis 1988, l’association Saint-Benoît-de-Nursie organise à Rennes, en accord avec l’archevêché, la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Depuis 2002, c’est un chanoine de l’Institut du Christ-Roi qui dessert le lieu de culte, notoirement trop petit, la chapelle Saint-François. Il existe une convention entre l’association et l’archevêché mais cette convention est annuelle et il vient d’être annoncé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas, qu’elle ne serait pas reconduite l’année prochaine. Le chanoine Cristofoli, desservant de la chapelle, a déjà été remercié de ses fonctions d’archiviste du diocèse et la liste des prêtres du diocèse, dont un valeureux nonagénaire, devant assurer successivement la célébration de la messe dominicale, est en cours de finalisation.

Les raisons d’une crise

En 1975, l’historien protestant Pierre Chaunu avait ainsi analysé la crise de l’Église : « La médiocrité intellectuelle et spirituelle des cadres en place des églises occidentales au début des années 1970 est affligeante. Une importante partie du clergé de France constitue aujourd’hui un sous-prolétariat social, intellectuel, moral et spirituel ; de la tradition de l’Église cette fraction n’a souvent su garder que le cléricalisme, l’intolérance et le fanatisme. Ces hommes rejettent un héritage qui les écrase, parce qu’ils sont, intellectuellement, incapables de le comprendre et, spirituellement, incapables de le vivre » (De l’histoire à la prospective, Robert Laffont, 1975).

On croyait ces temps révolus. Grossière erreur !

Les paroissiens de Saint-Louis de Port-Marly ou de Saint-François à Rennes ne se déplacent pas en voiture le dimanche matin uniquement pour embêter madame Gorgues ou Mgr d’Ornellas. Certes non, ils préfèreraient certainement aller à pied à l’église de leur village ou de leur quartier plutôt que d’essayer péniblement de garer leur voiture pas trop loin de leur lieu de culte. Tout paroissien « étranger » est à la fois un être blessé car il a du quitter sa paroisse naturelle, parfois celle de son baptême et de son mariage, et un militant car il fait l’effort de se déplacer pour participer, loin de chez lui, à une messe, parfois bien longue, d’une austère beauté. Il est foncièrement pacifique et souhaite vivre en paix sa foi. Cependant ceux qui lui c herchent noise devraient méditer ce conseil déjà ancien mais toujours d’actualité : « Laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervous breakdownscomme on dit aujourd’hui ». Ces paroissiens ne sont pas là pour l’encens, le latin ou les dentelles. Leur motivation est une question de Foi et de dignité de culte. Plus ou moins consciemment ils observent avec les cardinaux Ottaviani et Bacci que : « Le nouvel Ordo Missæ s’éloigne de façon impressionnante dans l’ensemble comme dans le détail de la théologie catholique de la sainte messe telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du concile de Trente ». Les plus curieux d’entre eux ont été stupéfaits de découvrir dans les Mémoires du Père Bouyer, un des artisans de la réforme liturgique, que certains textes, en particulier la IIe prière eucharistique, avaient été composés en compagnie de Dom Botte à&nbs p;« la terrasse d’un bistrot du Transtévère ». Il y avait la liturgie traditionnelle issue des catacombes et fécondée par le sang des martyrs, il y a maintenant la liturgie issue d’un concile, dont cinquante années après sa clôture, personne n’est encore capable de donner la véritable interprétation, dopée au Chianti !

Les tumultes à venir

Ce serait une grave erreur d’appréciation de croire que ces fidèles vont sagement rentrer dans le rang, retourner dans leurs paroisses ou confier le soin de leur âme à des prêtres inconnus, en mission plus ou moins explicite de rééducation. Car il n’y a pas que la messe, il y a « tout ce qui va avec » : le catéchisme, les sacrements, les prédications, etc. Les parents sont comptables devant Dieu de la Foi qu’ils ont charge de transmettre à leurs enfants et de la dignité du culte qu’ils rendent à Dieu. Les enfants vont ainsi peut-être enfin comprendre que ce qu’ils croyaient un dû est un acquis toujours fragile. Les uns et les autres ne cesseront de lancer au ciel et aux hommes le cri trop ancien : Monseigneur, laissez-nous prier comme nos pères ont prié ! Laissez-nous l’Écriture sainte, le catéchisme romain et la messe catholique ! Laissez-nous les prêtres en qui nous avons confiance ! Qui ont accompagné les dernières heures de nos parents, consolé nos pleurs, partagé nos joies !

Si les fidèles attachés à la Tradition de l’Église pouvaient bénéficier, dans leur paroisse, de la liturgie traditionnelle à laquelle ils sont attachés, il n’y aurait plus de problème. Pourquoi un tel ostracisme des autorités ecclésiastiques contre une liturgie qui a bercé l’enfance des plus âgés d’entre eux ? Est-ce parce que ces communautés fournissent chaque année à l’Église de nombreuses vocations qui désertent les institutions diocésaines ? Il semble que la réponse ait été donnée à la dernière page du livre de Paul Vigneron : Les crises du clergé français contemporain (Téqui, 1976) : « Après l’arrestation du Christ, des apôtres le renièrent parce qu’ils tremblaient pour leur propre vie. Aujourd’hui, c’est bien plus que leur vie que risquent ceux qui avaient adhéré, parfois avec enthousiasme et sans en percevoir forcément le caractère pernicieux, aux tendances novatrices apparues vers 1945. Ils s ont maintenant parvenus à l’âge où on a de l’influence et, parfois, de hautes responsabilités. C’est leur amour-propre qu’il leur faudrait sacrifier en disant humblement :  » Oui, peut-être avons-nous fait longtemps fausse route !  » Leur vie, des hommes courageux peuvent, comme les premiers apôtres après leur défaillance, la sacrifier finalement à Dieu. Mais l’amour-propre ! »

Jean-Pierre Maugendre
Président de Renaissance Catholique

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J’irai courir sur vos tombes !

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L’abbé Viot (blog)a envoyé ce billet au Salon Beige

Tel semble bien être le mot d’ordre lancé par le CGT aux 4000 jeunes français et allemands qu’on a fait courir au son du tam-tam sur les corps de ceux qui sont tombés au champ d’honneur. Le comité du centenaire, franco-allemand en est bien sûr le responsable. La France a entraîné l’Allemagne dans sa décadence ! Telle est le sort des grandes lumières qui n’éclairent plus! L’organisme mérite le nom de CGT (Comité de la Grande Transgression) car il a donc finalement pu trouver un produit de remplacement à Black M pour montrer son mépris du « sacré  » patriotique, récupérant même, au profit de la désastreuse politique étrangère française la « mort » à Verdun ! La seule phrase du Chef de l’Etat retransmise par une chaîne de télévision fut la comparaison donnée à un jeune dont l’arrière grand père était mort gazé: « il a été tué par le même gaz qu’en Syrie ». Ce genre de raccourci en matière de vérité qu’affectionne notre président, même les yeux dans les yeux, n’était pas de mise en la circonstance !  » Seul le silence est grand! » avait écrit Vigny dans « La mort du loup ». Mais encore faut-il avoir le sens de la grandeur, comprendre certains symboles et aimer son pays en faisant respecter l’Etat. Faute de quoi on ne voit pas le lien entre l’incitation à une course poursuite sur des tombes, au son des tambours du Bronx, et la volonté d’autres jeunes de tuer des policiers en uniforme en faisant brûler leur voiture ! La transgression est un tout qui ne se détaille pas! La course de Verdun inaugure d’autres fuites en avant en tout genre. Elles risquent d’aller jusqu’à porter atteinte au fonctionnement de nos institutions. Souvenons nous de la célèbre apostrophe de François Mitterrand à Georges Pompidou au début de la  » chienlie » de mai 1968 :  » Monsieur le premier ministre, qu’avez-vous fait de l’Etat? »

 

Anne Brassié

Je me suis recueillie dans un cimetière militaire ce samedi 28 Mai , près de Soissons. Des soldats français, anglais et allemands y dorment pour l’éternité. Qu’on y courre en toute liberté me semble ahurissant mais normal de nos jours. Que  font nos contemporains, chaque soir et chaque dimanche matin ? ils courent. La crétinisation avance à pas forcés.

Dans une belle demeure d’Oeuilly, j’ai vu, sur une étagère, un casque de poilu cabossé et troué à plusieurs endroits. Celui qui le portait a du mourrir très vite . « On en trouve chaque matin, dans la région » m’a t on dit.

Que les départements offrent aux jeunes le déplacement au Puy du Fou . Ils prendront conscience en cheminant dans cette tranchée  de Verdun , où le canon résonne à vous rendre sourd, de la souffrance des soldats. Cela mettra un peu de plomb dans leurs cervelles.

Seconde réflexion. Les tombes allemandes sont belles, d’une sobriété parfaite, leur disposition dessinent de belles diagonales. Les tombes anglaises sont luxueuses, pierres tombales verticales avec le nom du soldat, la date de sa mort et le blason de son régiment. Les tombes françaises sont misérables, des croix à bas prix  d’un matériau non identifié, le nom du soldat et la date de sa mort, dans une disposition géométrique sinistre. A pleurer de tristesse…..

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Un film à éviter Ma Loute

ma louteth

Caroline Parmentier a vu pour nous…Moi je n’ai pas eu le courage !

Une horreur
Ignoble, malsain, sordide, stupide et néanmoins d’une totale prétention. Un supplice de laideur et de mauvais goût. Si vous voulez mesurer le gouffre qui oppose les critiques de cinéma parisiens puants et snobs, prétendument intellos, aux spectateurs normaux, lisez l’avalanche de louanges artificielles criant au miracle et au « sublime déjanté » que la presse, quasiment sans aucune exception, a déversée sur cette immondice et lisez les commentaires atterrés des amateurs de cinéma lambdas. Instructif.
Ne cherchez pas de scénario, il n’y en a pas. Les dialogues se résument à des hurlements surjoués, des borborygmes ou des baragouinements. En patois ch’tis pour les gens du peuple présentés comme des bêtes dégénérées qui se livrent au cannibalisme : plusieurs scènes sont à vomir comme celle où des enfants farfouillent dans une marmite de sang humain, d’où émergent des oreilles, des doigts tandis que leur mère leur propose un pied ensanglanté (c’est censé être désopilant).

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Instants sacrés à Oeuilly dans l’Aisne ce soir

instants

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La crise de l’enseignement vue par Péguy…….

ecole

Pour la rentrée (1904)

« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générales ; ou si l’on veut les crises de vie générales, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale ; c’est en effet à l’enseignement que les épreuves éternelles attendent, pour ainsi dire, les changeantes humanités ; le reste d’une société peut passer, truqué, maquillé ; l’enseignement ne passe point ; quand une société ne peut pas enseigner, ce n’est point qu’elle manque accidentellement d’un appareil ou d’une industrie ; quand une société ne peut pas enseigner, c’est que cette société ne peut pas s’enseigner ; c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même ; pour toute humanité, enseigner, au fond, c’est s’enseigner ; une société qui n’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas ; qui ne s’estime pas ; et tel est précisément le cas de la société moderne. »

(Ed. Gallimard, coll. La Pléiade, Œuvres en prose complètes, tome I, pp. 1390)

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Une voix inspirée d’Antigone

antigoneJe ne veux pas comprendre. C’est bon pour vous. Moi, je suis là pour autre chose que pour comprendre. Je suis là pour vous dire non et pour mourir. Antigone, Anouilh

Nous parlons trop et nos discours sonnent creux. Le verbe n’est plus vérité, il est fuite. Essayant en vain de tromper nos sens et notre conscience, qui eux parlent juste, nous fuyons une réalité qui fait trop mal à sentir, à entendre, à voir, à toucher, à goûter. Tous nos sens nous parlent pour prendre connaissance de notre monde de progrès. Et ce monde pue la pollution, l’hypocrisie, l’intérêt, la mort. Oui, notre monde de fer et de progrès, de superflu et d’artifice est laid et nous le savons tous. Nous le voyons. Nous le ressentons tous au plus profond de nous, comme un cri lancinant qui vient du dedans et qui ne s’arrête pas, jamais. Tous nous l’entendons, il suffit d’écouter. De cesser la musique, l’agitation, le bavardage… Ecouter pour cesser d’entendre, ça demande du courage. Ecouter et cesser de fuir en trompant notre conscience dans l’agitation politique, dans l’agitation médiatique, qui brasse des mots, des souffles, des voix pour faire davantage de bruit et ne pas écouter le cri de la conscience qui seulement dit non !

La société que nous bâtissons est mauvaise dans tout ce qu’elle charrie. Nos fruits sont morts avant même de voir le jour. Nos lois tuent les éleveurs et petits producteurs pour produire plus de gras, de plastique et de vide. Nos enfants meurent proprement avant même leur premier appel à la vie et nos vieux crèvent dignement comme des bêtes seules dans un mouroir aseptisé. Nous baignons dans la mort, car nous n’avons plus le courage de vivre pour dire non.

Nous qui savons et voyons, cessons de bavarder, cessons même d’expliquer, de faire comprendre. Il n’y a rien à faire comprendre à un monde qui hait le vrai, qui préfère tuer plutôt que protéger, qui fuit le silence et se perd dans le bruit. On ne comprend pas l’évidence, on la respecte, on la clame, on la vit et elle s’impose à toutes les consciences, sans bavardage, dans le silence et la joie des corps, des esprits et des cœurs.

Cessons donc les livres et les débats, les salons feutrés, les élections, les programmes, les lois… les bavardages « bonne conscience » qui sont autant de temps et d’énergie perdus. Choisissons un camp, celui du Oui, franc et ferme, fort et clair, sans commission ni compromis. Ce camp pour lequel nous sommes prêts à laisser notre situation, notre conseil municipal, notre parti, notre lobby, notre République, nos droits, notre profession, nos amis, notre famille, nous- mêmes.

Le seul camp en somme, qui, défiant la mort, permet à Antigone, comme à Marie, d’être reines, parce qu’elles se sont données toute entières et pour la Vie !

Une Voix

J.ANOUILH, Antigone, neuvième partie, 1944,

Sur le site de Terre et Famille

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Dalton Trumbo

Donal

Dalton Trumbo, né le 9 décembre 1905 à Montrose, Colorado et mort le 10 septembre 1976 à Los Angeles, Californie, est un écrivain, scénariste et réalisateur américain. Il est surtout connu pour être l’auteur et le réalisateur de Johnny s’en va-t-en guerre, le scénariste de Vacances Romaines, Spartacus et Exodus et pour avoir été l’un des dix d’Hollywood, un groupe de professionnels du cinéma qui a refusé de témoigner devant le House Un-American Activities Committee lors de la commission d’enquête de 1947 sur les influences communistes dans l’industrie cinématographique. ( L’utilisation de la dite industrie pour imposer  l’american way of life au monde entier ne les a par contre jamais gênés !!) Victime du maccarthysme, inscrit sur liste noire, Trumbo ne peut dès lors plus travailler. Exilé au Mexique, il continue toutefois à travailler sous divers pseudonymes, remportant même à deux reprises l’oscar de la meilleure histoire originale en 1954 et 1957.

Très intéressant parce qu’on voit l’Amérique dans ses outrances. Trumbo était de gauche , c’est sur, mais sans aucun contact avec les soviétiques, c’était un écrivain qui n’entendait pas plier aux mots d’ordre républicains de l’après guerre, période de la guerre froide. Charlie Chaplin et Orson Wells subirent le même sort et s’exilèrent. Très intéressant et assez fin psychologiquement.

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Pour l’Ascension ,sur les écrans, La Résurrection du Christ

resurrection

Production américaine avec les défauts propres aux films à grands spectacles, ce film a tout de même plusieurs intérêts,  le premier , remettre à l’ordre du jour, la vie et la mort du Christ , ceux qui L’ont suivi, Marie Magdeleine et les apôtres, Simon Pierre, Barthémy , Saint Jean et enfin cette résurrection inimaginable pour un officier romain et pour d’autres !

Clavius, le héros central est un tribun, officier supérieur de l’armée de Pilate, lassé d’affronter la mort chaque jour que Dieu fait. Confronté à la crucifixion, il est frappé par le Christ en croix qu’il voit, déjà mort. Second intérêt, ce film peut atteindre les incroyants et les sceptiques. Son enquête pour s’assurer que le corps a bien été volé comme le réclame Pilate, est étonnante de vérité.

Mettre en scène un centurion était une excellente idée. Rappelons l’Evangile de Saint Luc:

Après avoir achevé tout son discours devant le peuple, Jésus entra dans la ville de Capharnaüm. Un centurion de l’armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup ; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient : « Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la  maison, quand le centurion lui fit dire par des amis : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : ’Va’, et il va ; à l’autre : ’Viens’, et il vient ; et à mon esclave : ’Fais ceci’, et il le fait. »
Entendant cela, Jésus fut dans l’admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait : « Je vous le dis, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »
De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

Pour les chrétiens le film fait résonner un certain nombre de paroles d’Evangile qu ‘ils connaissent et aiment voir incarner.L’un des moments les plus émouvants est celui où le centurion dit ne pas savoir quoi demander au Christ. Et le Christ bien sûr sait ce qu’il désire le plus , un jour sans voir la mort.

Ce film est bien le symbole de la victoire de la Vie sur la mort.

Laissons nous  emporter et  ne jugeons pas.

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un dessin parlant

L’entrée de la Turquie dans l’UE : la soumission

Voici ce que Majid Oukacha, ex-musulman qui a passé 8 ans de sa vie à décortiquer le coran pour en démontrer les dangers (notamment dans son livre paru en mars 2015, Il était une foi, l’islam, aux éditions Tatamis), postait sur sa page Facebook :

Islam

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Le concert de Pâques de Perles de Culture sur TVLibertés

Concert de Pâques
Le violoncelliste russe ukrainien interprète les deux premières suites de Bach
Suite n 1 :
Prélude, allemande
courante, sarabande
menuet 1 , menuet 2, gigue

Suite n 2 :
Prélude, allemande
Courante, sarabande,
menuet 1, menuet 2

L’enregistrement de toutes les suites sont disponibles sur double cd au 01 46 59 38 53

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Sur les écrans La saison des femmes

saison

Cinq femmes,deux jeunes mariées, une veuve , une femme battue et une prostituée essaient de survivre dans un petit village du nord ouest de l’Inde. La première jeune mariée s’est échappée de sa nouvelle famille, son beau père et les oncles de son mari la violaient, la seconde n’est pas touchée par son mari, la veuve crève de solitude mais n’a pas le droit de se remarier, la femme battue l’est parce qu’elle ne donne pas de descendance à son mari qui est stérile et la danseuse prostituée se fait jeter de partout .Film très fort mais sinistre malgré de très belles images, la joie indomptable de ces femmes et ce triporteur de cirque lumineux qui leur permet d’échapper à la réalité . Par leur travail de brodeuse elles commencent à gagner de l’argent et cela fragilise les crétins qui les entourent et  veulent en rester au respect stricte  des traditions. Je respecte ces dernières mais uniquement quand elles sont chrétiennes, les autres laissent vraiment à désirer …..

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