Sur les écrans une fabuleuse satire africaine de la démocratie !!!

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La France envoie une mission d’observateurs pour les élections du Président Fondateur de la République très très démocratique du Gondwana. C’est son 4 éme mandat. La communauté international tient à  vérifier que tout se passe démocratiquement. Au nom de quoi les nations riches devraient surveiller les nations pauvres ?  On se le demande.

A voir absolument en ce moment de mensonges électoraux à jets continus . L’humour du réalisateur nigérien fait merveille. La satire touche les élites africaines comme les élites française. Chacun en prend pour son grade. Derrière la démocratie africaine se profile la nôtre. LePrésident fondateur refuse de débattre avec le chef de l’opposition car celui ci n’est pas démocrate !!!. Cela ne vous rappelle pas Chirac refusant le débat avec Le Pen ? Et le front républicain anti Le Pen tout aussi démocratique ?

Le soutien du chef de la mission qui veut caser les asperges françaises explique le soutien de notre république bananière aux pires tyrans.

 

Comme dit une femme du peuple : »On est fatigué de ces élections « 

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Un dessin de Chard pour ceux qui n’auraient pas compris les Français

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Sur les crans A bras ouverts

sub-buzz-15790-1491477120-6Libération l’a décrété : ce film est abject . Evidemment c’est une satire très marrante des bourgeois de gauche qui prônent l’accueil des étrangers mais vivent tranquilles dans un joli jardin éloigné des tracas du monde. Madame fait de la sculpture contemporaine. « De  la merde  » dit son serviteur indien . Monsieur va sauter l’une de ses étudiantes et le fils va déflorer une jeune rom , ce qui est grave chez ces gens là. Voir débouler une caravane de roms chez Clavier et Zilberstein provoque une franche rigolade . Ce film soulage de tous les mensonges avalés chaque matin que Dieu fait.

Quand le réalisateur se moque dans son premier film, Qu’est ce qu’ on a fait au Bon Dieu , des bourgeois catholiques dont les 4 filles vont épouser un noir, un juif, un musulman et un chinois les médias trouvent cela très drôle. Quand  ce sont les bobos de gauche qui sont pris en flagrant délit de mensonge perpétuel cela devient vilain, pas beau. Rigolo, non?

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Sur nos écrans Opera

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Les mélomanes sont fous de joie ,leur opéra , sujet d’un film !

Las ,c’est le directeur actuel de l’opéra, Stephane Lissner qui en est la vedette. Lissner se grattant le menton, Lissner discutant avec les syndicats, avec Benjamin Millepieds qui démissionne. Lissner accueillant Hollande. Les femmes de ménage ,aussi, ont la vedette, et cette américaine fortunée qui s’est mis en tête de former un orchestre avec les enfants du cours moyen d’une banlieue tellement républicaine que seuls 2 enfants sont blancs. Ils ont autant envie de faire du violon ou du violoncelle que moi du football et le concert final est plein de fausses notes . Mais chut il ne faut pas le dire, la musique doit être démocratique. Nous sommes tous des Izaac Stern ou des Hilary Hahn en puissance.

Discussion démagogique aussi sur le prix des places trop cher  bien sûr. Les baskets peuvent augmenter ,les jeans troués aussi mais pas les places d’opéra. Bizarre, non! Le salaire de Lissner ,les prétentions syndicales et l’engagement à prix d’or d’ un taureau pour une mise en scène de Moïse et Aaron de Schoenberg y sont peut être pour quelque chose ?

Des scênes de danse au compte gouttes, les grands chanteurs et les danseurs saisis uniquement dans les coulisses, exténués après l’effort.

Restent quelques moments de grâce, le chant de Mickael Timochenko, le ballet de Millepieds, c’est peu, trop peu.

Peut être  le réalisateur a t il voulu montrer le poids des syndicats et des fonctionnaires, l’avidité de certains , le culot d’autres à puiser dans les caisses , tout cela couronné par la propagande socialisante. Que de ces chaines pesantes s’échappe la beauté de l’art tient du miracle !

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sur les écrans La belle et la bête

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Le conte de Madame Le Prince de Beaumont  est très beau: une jeune fille est considérée comme étrange dans son village car elle lit. Son père, artisan créateur d’automates, est retenu prisonnier dans le château de la bête pour avoir volé une rose pour sa fille. Pourquoi ce jeune homme a été transformé en bête ? Pour avoir méprisé le modeste cadeau d’une vieille, sa rose. Si personne ne sauve par amour ce jeune homme il gardera éternellement sa peau de bête.

Magnifique conte que Cocteau et René Clément traitèrent après la guerre avec Jean Marais et Josette Day, les deux d’une grande beauté. Avec ces paroles « L’amour peut faire qu’un homme devienne bête mais l’amour peut aussi faire qu’un homme laid devienne beau  » Tourné dans de vrais châteaux le film usa de procédés étonnants pour accentuer le fantastique notamment les bras qui portent les candélabres.

Wall Disney reprend son premier dessin animé sur le même thème et le tourne avec des personnages de chair et de sang.

Deux problèmes pour ce nouvel opus, l’application des règles de non discrimination, beaucoup de colored people et un homosexuel ! Et une musique sans aucun intérêt. Aucun refrain à garder en tête. Pour une comédie musicale c’est dommage.

Quand au style général , en dehors de ce qui est copié sur Cocteau, comme le masque de la bête , on se croit à Marne La Vallée . Quand on a vu et admiré les spectacles du Puy du Fou on devient assez exigeant. Le dernier quart d’heure devint un film catastrophe.

Les acteurs sont bons, la métamorphose intérieure est belle à voir il y a plein de clins d’oeil au public français avec des mots de notre langue, un voyage dans le passé à Paris. Mais le charme n’y est pas….

Le film  reste un beau sujet de conversation avec vos enfants sur le thème :on ne voit bien qu’avec le coeur et la beauté est intérieure. Des scènes effrayantes sont à signaler qui, parait il, stigmatisent nos amis les loups !!!

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Sur les écrans De l’autre côté de l’espoir

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Deux hommes aussi différents que possible vont se rencontrer à Helsinki : Khaled, le mécanicien syrien qui débarque illégalement d’un cargo, caché dans la soute à charbon et Wikstrom , le représentant de chemises qui , lui aussi, tente d’échapper à sa vie ratée avec une femme alcoolique, pour ouvrir un restaurant. Le finlandais aidera le syrien. Les films de Kaurismaki sont toujours intelligents et prenants mais il voulait avec ce dernier nous faire la leçon: il faut accueillir les migrants. Heureusement sa propagande ne se voit pas, il l’a peut être proclamée pour s’attirer l’intérêt des médias. Et le finlandais accueille un syrien, pas des milliers…..Film d’une grande humanité ,tragi comique, la tragédie dominant, avec des acteurs excellents et si vrais.

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La morsure des dieux

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Sebastien est un paysan basque attaché à la terre et à la ferme de ses ancêtres,aux rites de son pays et à ses dieux immémoriaux. Mais qu’ il est difficile de rester vivre sur sa terre quand la mairie de son village préfère accueillir un supermarché pour récolter des subsides et construire une salle polyvalente plutôt qu’aider ses paysans. Juliette déboule, belle et généreuse,  dans ce paysage magnifique, aussi catholique qu’il est païen.

Après le Patriote, la Chute des hommes , ce film de Cheyenne Marie Caron envoute par la beauté des images, la profondeur et la justesse du sujet, par la poésie enfin  de son regard.

Vous ne trouverez ce film qu’en video sur internet sur le site de la cinéaste. A voir en famille avec des grands enfants.

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Sur les écrans Paula

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Histoire vraie de la brêve existence de Paula Becker, avant la première guerre mondiale . Peintre non reconnue par sa communauté, elle quitte son mari pour peindre et vivre à Paris. Emue par la tendresse de son mari qui l’attend,elle rentre en Allemagne, lui donne un enfant et meurt à 31 ans.

Tres joliment filmé, avec des acteurs superbes, ce film n’évite pas quelques poncifs sur « les pauvres femmes empêchées de créer dans un monde phallocrate. » Elisabeth Vigée Lebrun, Angelica Kaufmann , Rosa Bonheur n’ont pas rencontré ce genre d’obstacle….La cause de son problème est ailleurs, elle peint non pas la réalité mais ce qu’elle perçoit de la réalité. Cela donne une peinture genre sous Modigliani. Son mari ,lui, peint des scènes réalistes et les vend bien!!!! Sa peinture célèbre la beauté, elle célèbre la laideur…..Elle refuse de se soumettre au réel, son moi passe en premier pour créer, dit elle, une oeuvre personnelle. Au moment de l’exposition Vermeer on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements. Vermeer peint des scènes de la vie quotidienne hollandaise, comme les autres peintres de son temps mais cela n’empêche pas le public de reconnaître son pinceau. Cette exaltation du moi qui mène  au narcissisme et aux portraits déjantés de Picasso explique, je crois ,toute la dérive de l’art contemporain. Ce film est donc très utile !

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les fleurs bleues de Wajda

wajdaDernier film du grand cinéaste Wajda, Les fleurs bleues sont une très belle oeuvre sur la persécution d’un grand peintre en Pologne juste après la guerre. Les occupants soviétiques veulent bannir sa peinture trop moderniste , trop éloignée du réalisme socialiste alors ils l’excluent de l’école des beaux arts , lui refusent ce qui fait vivre un artiste, les bons d’alimentation et les tubes de peinture. Des scènes d’une grande poésie, d’autres d’une tristesse infinie. Le critique cinématographique du Monde a eu le culot d’écrire que les mêmes dangers d’oppression des artistes s’annonçaient en Pologne sous le gouvernement actuel. A pleurer de bêtise.

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En plein salon d’agriculture, Valerie dit son fait à Ségolène : non aux éoliennes !

 

 

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Sur les écrans un grand film, Silence

silence« Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit  » S’inspirant du roman du romancier catholique,  japonais, Shuzaku Endo, Martin Scorsese nous offre un très grand film sur le sens de la mission.

Le thème en est le martyre des chrétiens, villageois japonais et jésuites portugais qui , malgré les persécutions, continuent à prier Dieu et la Vierge. C’est aussi le portrait de ceux qui apostasient, pour diverses raisons, dont la plus importante est  d’éviter la mort à ceux qui les entourent. Un personnage étonne, celui du traître qui apostasie plusieurs fois ,dénonce les prêtres et à chaque fois, implore la confession qu ‘il obtient car il n’y a pas de péché que Dieu ,dans son infinie miséricorde , ne pardonne.

Avec des images admirables, le cinéaste répond à ses propres questions et à celles que l’on oppose aux chrétiens, le christianisme n’aurait rien à faire au Japon,  Dieu reste silencieux, tout est inventé, et enfin ces prêtres sont fragiles puisque ils apostasient. Les réponses du cinéaste sont magistrales, silence ne signifie pas absence, et c’est un puissant témoignage de foi.

Mais ce n’est pas uniquement un film historique. Il reste des catholiques au Japon bien que la grande ville catholique Nagasaki eut été bombardée. Combien d’entre nous apostasient tranquillement en obéissant aux lois d’un état laïque en contradiction totale avec l’Evangile ? Et quelles sont les pays qui, comme les japonais au 18 ème et 19 ème siècle, fouillent les bagages des voyageurs et des commerçants pour interdire l’entrée , chez eux, d’objets de culte chrétien?

Les scènes de torture sont dures mais restent visibles avec des adolescents.

 

Nous ajoutons l’article de Marie Noêlle Tranchant, critique cinématographique du Figaro dont la belle analyse de ce film nous semble importante et répondre aux uns et aux autres.

« Silence » de Scorsese

Il y a déjà près d’un siècle que François Xavier est venu annoncer l’Évangile au Japon (en 1542), lorsque se déroulent les événements qui forment la trame de ­Silence. Les missionnaires jésuites, d’abord bien accueillis, ont suscité de nombreuses conversions, tant parmi les seigneurs que dans la population paysanne. Mais les bouleversements économiques et politiques ont amené la fermeture du pays aux étrangers.
L’expulsion des missionnaires, en 1587, est suivie du martyre des Japonais chrétiens (les crucifixions de Nagasaki, 1797). Ceux qui ne succombent pas ou ne renient pas leur foi (apostasie) deviendront des « chrétiens cachés ». Et les suspects doivent abjurer régulièrement leur foi en piétinant l’image du Christ.

La question de l’apostasie est au cœur de l’histoire de Silence, à travers les personnages du jésuite Rodrigues et du Japonais Kichijiro. La foi personnelle peut-elle subsister après un reniement forcé sous la torture ?
Le père Guilhem Causse, jésuite, éclaire la vision profonde et complexe de Scorsese.
« Au moment de marcher sur l’image, Rodrigues perd pied, s’effondre : comme Pierre marchant sur les eaux. “Homme de peu de foi”, dit Jésus. Trop peu de foi dans le don de Dieu, trop de foi en sa propre force, jusqu’à l’effondrement et la main de Jésus qui vient le saisir. C’est la foi comme un don, plus fort que la foi en sa propre force. Le chant du coq alors retentit : c’est bien à Pierre que Rodrigues est identifié.
Dans le film, l’apostasie de Kichijiro et de Rodrigues est le moment où la foi est accueillie. La foi n’est pas un socle qu’on garderait intact au fond de soi : elle est un don, elle est Dieu qui se donne lui-même, sa présence. Mais le film présente aussi la figure de chrétiens qui vivent cette foi comme une force et une voix qui les fait tenir jusqu’au supplice. Les uns comme les autres ont en commun, selon l’espérance chrétienne, d’avoir donné priorité à la volonté de Dieu sur leur volonté propre, sachant que la volonté de Dieu est que tous les hommes vivent de son amour et que le mal dans le monde soit vaincu. »

Cette universalité de l’Évangile est un autre thème de Silence, qui a des résonances très actuelles. Y aurait-il des civilisations, des cultures, incompatibles avec le message du Christ, comme le prétend Inoué, shogun et grand inquisiteur, pour qui le christianisme est foncièrement étranger à la nature japonaise.
Selon le père Guilhem Causse, l’écrivain Endo critique l’aspect européen d’un Dieu qui juge et sanctionne.
« Pour la culture japonaise, Dieu est d’abord entrailles miséricordieuses. Ces deux aspects, de justice et de miséricorde, sont présents dans la Bible et la tradition chrétienne : la civilisation japonaise est ainsi non seulement compatible avec le christianisme, mais elle vient rappeler aux Européens une dimension qu’ils risquent d’oublier.
Le film de Scorsese est davantage attentif à une autre question : qu’est-ce que la foi ? Qu’est-ce que nous dit de la foi, le fait que l’Église – la communauté de ceux qui mettent leur foi en Christ – soit fondée sur Pierre, qui a renié le Christ par trois fois ? Il y a là une question qui ne peut laisser aucun chrétien indifférent, qu’il soit japonais ou français. »
Paru dans Le Figaro, 8 février 2017

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Une belle réponse à Macron

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Saigon, Paul Harsac, 1911

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron

Monsieur,

Vous venez de qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité ».
À titre personnel, vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Au titre de candidat à la magistrature suprême, vous avez le devoir de mesurer vos interventions avant de condamner aussi lourdement votre propre pays, sur le plan historique comme sur le plan judiciaire. Vous avez failli à ce devoir.

L’histoire ne s’écrit pas en noir et blanc, elle s’écrit parfois en lettres de sang, parfois en lettres de noblesse, mais toujours avec un alphabet que, visiblement, vous ne maitrisez pas. D’où l’incongruité de vos propos. Avant de dire n’importe quoi, commencez par vous renseigner sur les différentes colonisations (comptoirs, exploitation, peuplement) qui ont jalonné l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Vous découvrirez peut-être la complexité de conquêtes territoriales qui ne peuvent pas se résumer au seul mot de « crime », par exemple les conquêtes coloniales musulmanes sur le Maghreb. Sans vous demander d’aller jusqu’au débat sur les méfaits ou les bienfaits des entreprises coloniales (votre position manichéenne semble déjà tranchée), renseignez-vous au moins sur les faits. À moins qu’en bon disciple de Rousseau vous ayez délibérément choisi de les écarter quand ils contrarient votre idéologie.

Ensuite, offrez-vous ou faites-vous offrir un petit ouvrage élémentaire du type « le droit pour les nuls » qui vous permettrait sans doute de découvrir la portée du crime contre l’humanité, crime imprescriptible et rétroactif. En reconnaissant la France coupable de ce crime devant un gouvernement étranger, alors que vous briguez la présidence de la République française, vous vous êtes engagé au nom de notre pays sur la voie de la peine la plus lourde qui soit. À Nuremberg ce fut la peine de mort. Elle n’existe plus chez nous. Alors, c’est à ce qui est le plus proche de la mort, le plus sévère, le plus irrémédiable, que vous condamnez la France et le peuple dont vous sollicitez les suffrages. On ne saurait faire pire.

D’une certaine façon, je vous remercie pour cette intervention. Elle a au moins le mérite de clarifier les choses : voter pour vous, c’est voter pour la condamnation de la France à la peine la plus infamante pour la faute la plus irrémissible. Comme ça, on sait où l’on va, ou du moins où l’on risque l’aller si par malheur une majorité de Français venait à vous ouvrir les portes de l’Elysée.
Repentance, auto-flagellation, indemnisations à la clé, silence radio sur les crimes du FLN passés et présents, mépris pour les harkis et les Français d’Algérie, votre chemin hasardeux vers le pouvoir est pavé d’obscénités.

A défaut de la considération distinguée dont je n’aurai pas l’hypocrisie de vous donner l’assurance, croyez, Monsieur, à l’expression de ma détermination farouche (vous aimez bien ce mot, moi aussi) à maintenir ma modeste plume au service du combat contre l’idéologie mortifère dont vous êtes porteur.

                                                                                    Paul Rignac

 

* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.

Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) – La guerre d’Indochine en questions (2009) – Une vie pour l’Indochine (2012) – La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) – Le Mystère des Blancs (2013) – Charolles, une promenade en photos (2013) 

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La La Land

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Une assez bonne comédie musicale agréable en ce temps de disette…Mais la publicité qu’ on lui fait est outrancière.  Beaux acteurs, bons danseurs et bons musiciens, cette romance sur la difficulté de devenir un artiste reconnu et rester fidèle à un amour de jeunesse est terriblement typée Hollywood…..Avec les poncifs sur le métissage, le pouvoir de l’argent. Quelques jolis moment. Mais pas de musique exceptionnelle,  en dehors de la mélodie inventée par le héros.

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La ballade de Paul Fort, un bon tableau de notre temps

Du temps qu’on allait encore aux baleines
Si loin qu’ça f’sait, mat’lot, pleurer nos belles
Y avait sur chaqu’route un Jésus en croix
Y avait des marquis couverts de dentelles
Y avait la Sainte Vierge
Et y avait le Roi !

Du temps qu’on allait encore aux baleines
Si loin qu’ça f’sait mat’lot pleurer nos belles
Y avait des marins qui avaient la foi
Et des grands seigneurs qui crachaient sur elle
Y avait la Sainte Vierge
Et y avait le Roi

Et bien, à présent, tout le monde est content
C’est pas pour dire mat’lot, mais on est content !
Y a plus d’grands seigneurs ni d’Jésus qui tiennent
Y a la république et y a l’président
Mais y a plus de baleines !

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Les conséquences du 21 Janvier 1793 selon Camus

Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

Albert Camus
L’homme révolté, La Pléïade, pages 528-529

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