La morsure des dieux

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Sebastien est un paysan basque attaché à la terre et à la ferme de ses ancêtres,aux rites de son pays et à ses dieux immémoriaux. Mais qu’ il est difficile de rester vivre sur sa terre quand la mairie de son village préfère accueillir un supermarché pour récolter des subsides et construire une salle polyvalente plutôt qu’aider ses paysans. Juliette déboule, belle et généreuse,  dans ce paysage magnifique, aussi catholique qu’il est païen.

Après le Patriote, la Chute des hommes , ce film de Cheyenne Marie Caron envoute par la beauté des images, la profondeur et la justesse du sujet, par la poésie enfin  de son regard.

Vous ne trouverez ce film qu’en video sur internet sur le site de la cinéaste. A voir en famille avec des grands enfants.

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Sur les écrans Paula

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Histoire vraie de la brêve existence de Paula Becker, avant la première guerre mondiale . Peintre non reconnue par sa communauté, elle quitte son mari pour peindre et vivre à Paris. Emue par la tendresse de son mari qui l’attend,elle rentre en Allemagne, lui donne un enfant et meurt à 31 ans.

Tres joliment filmé, avec des acteurs superbes, ce film n’évite pas quelques poncifs sur « les pauvres femmes empêchées de créer dans un monde phallocrate. » Elisabeth Vigée Lebrun, Angelica Kaufmann , Rosa Bonheur n’ont pas rencontré ce genre d’obstacle….La cause de son problème est ailleurs, elle peint non pas la réalité mais ce qu’elle perçoit de la réalité. Cela donne une peinture genre sous Modigliani. Son mari ,lui, peint des scènes réalistes et les vend bien!!!! Sa peinture célèbre la beauté, elle célèbre la laideur…..Elle refuse de se soumettre au réel, son moi passe en premier pour créer, dit elle, une oeuvre personnelle. Au moment de l’exposition Vermeer on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements. Vermeer peint des scènes de la vie quotidienne hollandaise, comme les autres peintres de son temps mais cela n’empêche pas le public de reconnaître son pinceau. Cette exaltation du moi qui mène  au narcissisme et aux portraits déjantés de Picasso explique, je crois ,toute la dérive de l’art contemporain. Ce film est donc très utile !

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les fleurs bleues de Wajda

wajdaDernier film du grand cinéaste Wajda, Les fleurs bleues sont une très belle oeuvre sur la persécution d’un grand peintre en Pologne juste après la guerre. Les occupants soviétiques veulent bannir sa peinture trop moderniste , trop éloignée du réalisme socialiste alors ils l’excluent de l’école des beaux arts , lui refusent ce qui fait vivre un artiste, les bons d’alimentation et les tubes de peinture. Des scènes d’une grande poésie, d’autres d’une tristesse infinie. Le critique cinématographique du Monde a eu le culot d’écrire que les mêmes dangers d’oppression des artistes s’annonçaient en Pologne sous le gouvernement actuel. A pleurer de bêtise.

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En plein salon d’agriculture, Valerie dit son fait à Ségolène : non aux éoliennes !

 

 

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Sur les écrans un grand film, Silence

silence« Allez donc auprès des gens de toutes les nations et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit  » S’inspirant du roman du romancier catholique,  japonais, Shuzaku Endo, Martin Scorsese nous offre un très grand film sur le sens de la mission.

Le thème en est le martyre des chrétiens, villageois japonais et jésuites portugais qui , malgré les persécutions, continuent à prier Dieu et la Vierge. C’est aussi le portrait de ceux qui apostasient, pour diverses raisons, dont la plus importante est  d’éviter la mort à ceux qui les entourent. Un personnage étonne, celui du traître qui apostasie plusieurs fois ,dénonce les prêtres et à chaque fois, implore la confession qu ‘il obtient car il n’y a pas de péché que Dieu ,dans son infinie miséricorde , ne pardonne.

Avec des images admirables, le cinéaste répond à ses propres questions et à celles que l’on oppose aux chrétiens, le christianisme n’aurait rien à faire au Japon,  Dieu reste silencieux, tout est inventé, et enfin ces prêtres sont fragiles puisque ils apostasient. Les réponses du cinéaste sont magistrales, silence ne signifie pas absence, et c’est un puissant témoignage de foi.

Mais ce n’est pas uniquement un film historique. Il reste des catholiques au Japon bien que la grande ville catholique Nagasaki eut été bombardée. Combien d’entre nous apostasient tranquillement en obéissant aux lois d’un état laïque en contradiction totale avec l’Evangile ? Et quelles sont les pays qui, comme les japonais au 18 ème et 19 ème siècle, fouillent les bagages des voyageurs et des commerçants pour interdire l’entrée , chez eux, d’objets de culte chrétien?

Les scènes de torture sont dures mais restent visibles avec des adolescents.

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Une belle réponse à Macron

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Saigon, Paul Harsac, 1911

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron

Monsieur,

Vous venez de qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité ».
À titre personnel, vous avez le droit de penser ce que vous voulez. Au titre de candidat à la magistrature suprême, vous avez le devoir de mesurer vos interventions avant de condamner aussi lourdement votre propre pays, sur le plan historique comme sur le plan judiciaire. Vous avez failli à ce devoir.

L’histoire ne s’écrit pas en noir et blanc, elle s’écrit parfois en lettres de sang, parfois en lettres de noblesse, mais toujours avec un alphabet que, visiblement, vous ne maitrisez pas. D’où l’incongruité de vos propos. Avant de dire n’importe quoi, commencez par vous renseigner sur les différentes colonisations (comptoirs, exploitation, peuplement) qui ont jalonné l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Vous découvrirez peut-être la complexité de conquêtes territoriales qui ne peuvent pas se résumer au seul mot de « crime », par exemple les conquêtes coloniales musulmanes sur le Maghreb. Sans vous demander d’aller jusqu’au débat sur les méfaits ou les bienfaits des entreprises coloniales (votre position manichéenne semble déjà tranchée), renseignez-vous au moins sur les faits. À moins qu’en bon disciple de Rousseau vous ayez délibérément choisi de les écarter quand ils contrarient votre idéologie.

Ensuite, offrez-vous ou faites-vous offrir un petit ouvrage élémentaire du type « le droit pour les nuls » qui vous permettrait sans doute de découvrir la portée du crime contre l’humanité, crime imprescriptible et rétroactif. En reconnaissant la France coupable de ce crime devant un gouvernement étranger, alors que vous briguez la présidence de la République française, vous vous êtes engagé au nom de notre pays sur la voie de la peine la plus lourde qui soit. À Nuremberg ce fut la peine de mort. Elle n’existe plus chez nous. Alors, c’est à ce qui est le plus proche de la mort, le plus sévère, le plus irrémédiable, que vous condamnez la France et le peuple dont vous sollicitez les suffrages. On ne saurait faire pire.

D’une certaine façon, je vous remercie pour cette intervention. Elle a au moins le mérite de clarifier les choses : voter pour vous, c’est voter pour la condamnation de la France à la peine la plus infamante pour la faute la plus irrémissible. Comme ça, on sait où l’on va, ou du moins où l’on risque l’aller si par malheur une majorité de Français venait à vous ouvrir les portes de l’Elysée.
Repentance, auto-flagellation, indemnisations à la clé, silence radio sur les crimes du FLN passés et présents, mépris pour les harkis et les Français d’Algérie, votre chemin hasardeux vers le pouvoir est pavé d’obscénités.

A défaut de la considération distinguée dont je n’aurai pas l’hypocrisie de vous donner l’assurance, croyez, Monsieur, à l’expression de ma détermination farouche (vous aimez bien ce mot, moi aussi) à maintenir ma modeste plume au service du combat contre l’idéologie mortifère dont vous êtes porteur.

                                                                                    Paul Rignac

 

* Au service d’associations humanitaires œuvrant dans le Sud-Est Asiatique.
Sa fréquentation du terrain humanitaire et de ses acteurs l’a amené à écrire sur l’histoire commune et sur le choc des cultures entre la France et l’Asie.
* Directeur de collection chez Arconce Éditions (Maison d’édition régionaliste)
Ses recherches le portent à une réflexion sur les identités culturelles, leurs fondements, leurs limites et leurs possibilités d’ouverture dans un monde de plus en plus globalisé.

Ouvrages
Indochine, les mensonges de l’anticolonialisme (2007) – La guerre d’Indochine en questions (2009) – Une vie pour l’Indochine (2012) – La désinformation autour de la fin de l’Indochine française (2013) – Le Mystère des Blancs (2013) – Charolles, une promenade en photos (2013) 

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La La Land

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Une assez bonne comédie musicale agréable en ce temps de disette…Mais la publicité qu’ on lui fait est outrancière.  Beaux acteurs, bons danseurs et bons musiciens, cette romance sur la difficulté de devenir un artiste reconnu et rester fidèle à un amour de jeunesse est terriblement typée Hollywood…..Avec les poncifs sur le métissage, le pouvoir de l’argent. Quelques jolis moment. Mais pas de musique exceptionnelle,  en dehors de la mélodie inventée par le héros.

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La ballade de Paul Fort, un bon tableau de notre temps

Du temps qu’on allait encore aux baleines
Si loin qu’ça f’sait, mat’lot, pleurer nos belles
Y avait sur chaqu’route un Jésus en croix
Y avait des marquis couverts de dentelles
Y avait la Sainte Vierge
Et y avait le Roi !

Du temps qu’on allait encore aux baleines
Si loin qu’ça f’sait mat’lot pleurer nos belles
Y avait des marins qui avaient la foi
Et des grands seigneurs qui crachaient sur elle
Y avait la Sainte Vierge
Et y avait le Roi

Et bien, à présent, tout le monde est content
C’est pas pour dire mat’lot, mais on est content !
Y a plus d’grands seigneurs ni d’Jésus qui tiennent
Y a la république et y a l’président
Mais y a plus de baleines !

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Les conséquences du 21 Janvier 1793 selon Camus

Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

Albert Camus
L’homme révolté, La Pléïade, pages 528-529

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Marre marabout marre de tout ! Et puis un petit miracle !

On cherche chaque matin une raison de remonter comme Sisyphe son rocher .Les parisiens et ceux qui habitent autour de Paris ne vont plus pouvoir circuler en voiture. Hidalgo ferme tous les grands axes qui ne seront plus accessibles qu’aux bicyclettes et aux taxis. Merci pour les vieux, les femmes enceintes, les femmes avec bébés, la grande cohorte de ceux qui ne prennent pas le taxi parce que personne ne rembourse leurs notes de frais. Merci pour ceux qui ne peuvent pas rentrer tard en train par angoisse des agressions. Merci pour ceux qui ne veulent ni ne peuvent financièrement changer leur voiture pour une plus neuve. Merci pour ceux qui travaillent, ne sont ni bobos, ni gaucho et voudraient qu ‘on leur foute la paix.

Les provinciaux ne sont pas à la noce non plus . Entre les décisions d’éradication de tout ce qui n’est pas élevages industrielles dans le Sud Ouest , d’installation de champs d’éoliennes dans les plus belles régions de France qui rendent malades  des villages et des troupeaux entiers ou d’installation d’étrangers qui n’ont aucune envie de rester dans nos belles provinces leur vie n’est pas plus facile !

La pantomine des candidats à la présidentielle se déroule tristement. Les clowns ne font plus rire. Et le roi tarde à venir

En général quand tout va mal on se tourne vers le ciel, mais lui aussi est mis à sac. Ce qui, depuis des siècles, est parôle d’Evangile devient aléatoire et soumis aux humeurs de chaque ecclésiastique du haut en bas de l’échelle de Jacob ! On cherche les derniers prêtres fidèles ostracisés par la hiérarchie et l’inimitié règne en maître  ,ce qui est paradoxal pour une religion d’amour !. Les seuls à devoir être aimés sont les migrants, qui, pour la plupart musulmans , n’y tiennent pas précisément.

Et  voilà un livre merveilleux, un livre miracle me sort de mon désespoir tranquille, celui de François Billot de Lochner, Les parfums du château, aux éditions Terra Mare . Ses 8 premiers livres étaient des tableaux de la déconstruction de la France. Bons dossiers, argumentations en béton, ton enlevé, ces livres relèvent de la catégorie, constat politique.François Billot a d’ailleurs créé un lieu de réflexion , Liberté Politique qui a pour ambition de réunir des hommes et des femmes engagés dans la vie politique, économique et sociale pour servir le bien commun dans une perspective chrétienne. Chacun doit assumer sa part d’engagement.

Son dernier livre  est un roman qui vous prend dès la première page et que vous ne lâchez plus. Son héroïne, la si rayonnante Clotilde , n’en peut plus de voir tous ses contemporains drogués de pornographie. Elle décide de le clamer,  aux intéressés d’abord . Et comme elle est lumineuse, rieuse et généreuse, elle provoque des prises de conscience et gagne à plat de couture.

Tout ceci se passe à Versailles et ce n’est pas innocent parce qu il se trouve qu ‘en ce lieu des jeunes filles sont chefs scouts, jouent du piano et font de la bicyclette plutôt que des galipettes sous pilules contraceptives, ce qui change un peu du reste de la planète .Les familles y sont nombreuses, cela ennuie le pape et les journalistes qui préfèrent avoir 3 enfants de 3 femmes différentes, mais c’est comme cela depuis longtemps à l’ombre du château. Ils sont chrétiens, c’est leur gloire, leur soutien et leur droit le plus strict !!! Pourquoi les autres auraient ils tous les droits et pas eux ?   De plus il fait bon vivre dans leurs familles, la drogue y sévit plutôt moins qu’ailleurs, les études y sont excellentes et des vocations de prêtres et de religieuses y fleurissent. Ca sert aussi a cela les familles nombreuses, assurer la pérennité démographique du pays et de l’église. Pratique l’avortement ! mais à long terme, plus aucun bébé ne pourra échapper au génocide. Sur quels épaules les morts se rendront ils au cimetière ?

Ne croyez pas qu ‘ils soient ennuyeux, Clotilde et sa soeur éclatent de rire toute la journée. Quand on vit attiré par le beau, le vrai et le bien on supporte mieux les malheurs de la vie terrestre. Et ceux ci ne manquent pas d’arriver, Versailles n’est pas épargné.

Lisez ce très joli livre. Allez écouter son auteur au Théatre Montansier , c’est gratuit….et votre âme retrouvera sa légèreté et l’espérance , cette petite fille sans laquelle on ne peut plus marcher …..

affiche

 

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2 grands moments sur TVLibertés à Perles de Culture

nati-2Le 25 Décembre

 Il était une fois

une nouvelle émission pour les petits et  les grands.

Raconte moi une histoire, Le 4 ème roi mage, dit par Caroline Gilly

Raconte moi la peinture , Sophie de Gourcy nous présente la Nativité de Lorenzo Lotto

Raconte moi la musique,  Mélisande Chauveau nous raconte l’enfance de Jules Massenet

 

makineLe 28 Décembre   Entretien avec le grand écrivain Andrei Makine , nouvel académicien français sur son dernier livre, L’archipel d’une autre vie.

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Un tranquille aparteid

Pourquoi nos fêtes du livres sont elles d’une nécessité absolue ?

Parce que les auteurs catholiques sont l’objet d’un tranquille apartheid, une relégation soft mais efficace. Pas en Sibérie bien sûr mais loin du grand public ce qui pour un écrivain est la blessure suprême. Il écrit pour des lecteurs.

Deux exemples

Le festival de la BD de Blois vient d’écrire à Reynald Seicher qu’il ne serait plus admis à participer parce qu il ne partageait pas les « valeurs républicaines » de ce salon.

Rappelons que ce salon étant payant, le refus de vente peut entraîner une plainte en justice. Il faut dire qu’on milite ferme à Blois ,leur salon du livre d’histoire est à sens unique , pas question d’inviter des auteurs non politiquement corrects.

Le tort de Reynald ,affirmer que le massacre des vendéens a été un génocide, que la République si donneuse de leçon s’est comportée comme une marâtre qui a massacré une partie de ses enfants, sans jamais le reconnaître , elle impose la repentance à tous les autres . Pour ses travaux on lui a fait comprendre qu’il n’aurait jamais de chaire universitaire. C’est ça, leurs valeurs, interdire de parole ceux qui disent les faits historiques.

Le second tort de Reynald c’est d’avoir rebondi dans un métier qui n’était pas le sien et d’éditer des bandes dessinées historiques fabuleuses qui ont connu de grands succès. Ces bandes dessinées réinstallent les 4 piliers de l’histoire que sont la chronologie, les cartes, les hommes et les événements sans lesquels il n’y a pas d’enracinement. L’Homme Nouveau , celui du socialisme, pas celui de l’Evangile, peut ainsi être façonné par les autorités politiques.

Second exemple d’ostracisme pernicieux, l’article élégant dans le Monde du week end 11 décembre traitant du salon de Renaissance Catholique du 4 décembre. Le ton général en est plein de retenue mais les sous entendus sont tres corrosifs : le lecteur averti entend « Ah les pauvres cons, ils sont contre le mariage homosexuel, l’avortement, leur évêque habillé de violet s’oppose au divorce et certains votent Front national. Comment peut on être persan, disait l’autre . Ce qui les agacent le plus c’est le succès de cette droite réactionnaire, Philippe de Villiers, Patrick Buisson et Zemmour et bien d’autres signaient à tour de bras. Des hommes et des femmes, des familles nombreuses vivent dans un monde aux antipodes du leur. Comment est ce possible ? Ne sont ils pas ridicules ?

Voilà pourquoi il faut se rendre en procession ! ( là j’exagère) à ces salons, rencontrer ces écrivains qui se battent solitaires et offrir leurs livres qui nous donnent des ailes. Non, nous ne sommes pas fous. Oui le monde doit se soumettre à certaines règles sous peine de chaos. Oui il y a un ciel au dessus de la terre. Et nous sommes très très nombreux à croire en les vertus de l’Evangile qui durent depuis bien plus longtemps que leurs valeurs à eux , vertus qui ont créé et fait rayonner notre civilisation chrétienne.

Anne Brassié

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Un nouvel invité avec un grand livre, Patrick Buisson et la Cause du peuple.

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Prière à Saint Nicolas

saint-nicolasTrouvée par Marion Sigaut dans son pays.

Bon saint Nicolas, protecteur des enfants et des femmes enceintes, pasteur angélique et faiseur de miracles, miséricordieux pour les pauvres et consolateur des orphelins ; protège les innocents et les mamans. Détourne l’odieux Satan des faibles et des petits, repousse par ton
pouvoir l’ennemi qui veut nuire à l’œuvre des entrailles et accorde une bonne grossesse sans ombres ni périls. Souviens-toi, Saint Nicolas, des enfants que tu délivras de la mort et du trépas, en ces jours encore, préserve les petits des mains maléfiques, car le Seigneur t’a donné une grande puissance pour châtier leurs ennemis. Amen.

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Marre , marabout des rossignols qui chantent faux

arton42696-5b1fcLe chapelet de mensonges de la ministre sur cette nouvelle loi de délit d’entrave numérique à l’avortement est remarquable.

Le premier mensonge sur la première loi de délit d’entrave fut d’appeler commandos des hommes et des femmes en prières devant les avortoirs. Les condamnations se sont abattus sur eux. Parmi eux le père Abbé du Barroux , Dom Gérard. C’était en 1994. Le second est de dire:  » le droit à l’information ne signifie pas le droit au mensonge ». Mais où est le mensonge si ce n’est chez vous, ma pauvre dame à la cervelle d’oiseau ? Tous les gynécologues vous le diront , les femmes qui ont avorté ont subi un traumatisme, sauf bien sûr celles à la cervelle de colibri et s’en souviennent jusqu’à leur mort. Nous sommes en plein 1984, le roman de George Orwell, 2 et 2 ne font plus quatre mais cinq.

Les centristes ont voté la loi. Ils croient qu’ils existent, ces pauvres effarés , immobiles au centre.

Un livre explique tous ces délires, la biographie de celui qui a inoculé ce germe de mort dans nos sociétés, Alfred Kinsey. Rédigée par une universitaire américaine, Judith Reisman dont la fillette de 10 ans avait été violée par un jeune voisin ami , cette dernière ne comprenait pas que chacun lui réponde que c’était normal: « les enfants sont sexuels dès la naissance  » ce livre est une bombe.

Il était une fois entre les  deux guerres, un zoologiste américain spécialiste des abeilles, homosexuel marié à une femme qui partageait son goût des échanges. Il jugeait que cette société était bien trop corsetée par des règles morales beaucoup trop rigides. Pensez donc en Amérique le sexe n’était permis qu’entre gens mariés, les puritains sont toujours excessifs ! Et la démocratie américaine dont on nous saoûle a toujours été un peu coercitive !  Il entreprit de faire des enquêtes dites scientifiques  sur les rapports sexuels des hommes et des femmes de son temps. Les conclusions en furent sidérantes, l’adultère, la sodomie, le sexe avec des enfants et des animaux, j’en passe et des meilleurs , étaient fort répandus selon lui. Il fallait donc changer la législation américaine puis éduquer les enfants à ces réalités en vue du meilleur des mondes possibles et du plus grand bonheur de chacun. Ce qui arriva. La législation concernant les affaires de moeurs fut radicalement changée. Play Boy put tout se permettre et gagner des mille et des cents. Et l’éducation sexuelle depuis la maternelle fut instaurée. La Fondation Rockfeller et l’Unesco financèrent avec empressement. Cette merveilleuse régression du genre humain vers l’état animal s’est répandue comme une peste sur l’Europe et le monde.

Or les enquêtes et statistiques ne reflétaient pas l’avis de monsieur et madame Smith, c’est à dire vous et moi mais les amis homosexuels de Kinsey, des repris de justice , des fous enfermés dans les asiles et de très jeunes enfants y compris des bébés de 4 mois qui pouvaient difficilement rendre compte de leurs orgasmes supposés. Le mode de vie de Kinsey fut si bénéfique qu’il est mort de ses pratiques, ayant trop tiré sur la ficelle qui enserraient ses parties. Mensonges donc  sur toute la ligne. Tout est mensonge dans leurs histoires et débouchent sur des crimes d’enfants.

Seule est vraie la joie d’aimer et d’enfanter. Mais ils ne doivent pas connaître. Ce n’est pas dans le catalogue des valeurs républicaines . L’enfant Jésus doit disparaître de la crèche.

Alors qu’ ils ferment leur g…   et ne nous imposent RIEN.

                            Anne Brassié

Kinsey, la face obscure de la révolution sexuelle. Judith Reisman. éditions Kontre Kulture .

Quand à la conférence des évêques sous la plume de Mgr Pontier  qui invoque la liberté d’expression et la démocratie contre cette loi il y a triste erreur de langage. Qu’est ce que la démocratie vient faire dans l’église ? Rome s’est ralliée à la république, c’est historique mais doit elle proférer les mêmes mensonges ?

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