Un peu beaucoup aveuglément

un peu beaucoup aveuglémentUne jeune pianiste s’installe tout en haut d’un vieil immeuble mais dès le premier soir, son voisin, de l’autre côte de la cloison , la terrorise pour la faire partir. Esseulé à en devenir presque fou, ne supportant plus personne depuis la mort de sa bien aimée, il ne sort plus et invente des objets étonnants. Un dialogue s’installe , le charme aussi . Et la vérité de chacun se révèle. Les acteurs sont d’une grande finesse , les dialogues brillants. Un très joli moment si vous aimez Chopin…..

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Perles de Culture présenté par Anne Brassié sur TVLibertés

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CINEMA – Anne Brassié et Maxime Gabriel vous emmènent voir « Connasse », « le labyrinthe du silence » et « La Sapienza »

JE LIS DONC JE SUIS – Rémi Usseil présentera son ouvrage « Berthe au grand pied », une chanson de geste en français contemporain.

ART - Anne reçoit Victor Cupsa, artiste peintre roumain, édité chez Lettropolis

TOUCHE PAS MON PATRIMOINE – Bernard Lober présente son spectacle son et lumière sur Sainte Thérèse de Lisieux, donné à la cathédrale de Lisieux les 14, 15 et 16 mai. Un rendez-vous à ne pas manquer.

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Intervention de SEM Alexandre Orlov, Ambassadeur de la Fédération de Russie en France à la Conférence organisée par le Club des diplômés de Harvard (Monaco, le 27 mars 2015)

Alex OrlovMesdames, Messieurs,

Nous vivons à une époque trouble.
Un personnage d’un roman de Mikhaïl Bulgakov – le professeur Préobrajensky déconseillait la lecture des journaux soviétiques avant le déjeuner. Profession oblige, – je lis beaucoup la presse occidentale, et croyez-moi ce n’est guère mieux pour la digestion que la presse soviétique.
Tous les jours j’apprends par la presse que les trois menaces au monde moderne sont dans l’ordre la Russie, l’Ebola et l’Etat Islamique.
On me raconte que la Russie est un Etat-agresseur qui a annexé la Crimée. Mais on omet de dire que 96% d’habitants de la péninsule se sont prononcés lors d’un référendum pour le retour vers leur patrie.
On me raconte que plus de 6 mille personnes civiles ont péri dans le conflit du Sud-Est de l’Ukraine. Mais on oublie de préciser que ces gens ont été tués par l’armée ukrainienne.
On me raconte que ce conflit a fait des centaines de milliers de réfugiés. Ce que l’on ne dit pas c’est que la majorité écrasante d’entre eux se sont réfugiés en Russie.
On me raconte que mon pays va d’ici au lendemain envahir la Pologne et les Républiques Baltes pour ne s’arrêter, comme l’a prédit un général britannique, qu’au Portugal…
C’est quoi? Du délire paranoïaque?
Non. Cela s’appelle la guerre de l’information. Exalter la haine de la Russie. Créer l’image d’un ennemi.
Peut-être devrait-t-on suivre le conseil du professeur Préobrajensky et ne pas lire de journaux du tout? Ou plutôt se retourner vers la comédie de Griboïedov « Le malheur d’avoir de l’esprit » et la question éternelle de Tchatsky: « Ces juges… qui sont-ils? »
La coïncidence ne parait-t-elle pas bizarre, que les premiers à accuser la Russie de tous les torts sont les états qui eux n’arrêtaient pas ces dernières années à piétiner le droit international?
Ceux qui ont soutenu les séparatistes du Kosovo, qui ont bombardé Belgrade et amputé la Serbie de 20% de sont territoire, et ceci, notons-le au passage, sans aucun référendum. Ceux qui ont inventé un faux prétexte pour envahir et puis pousser dans le bourbier de la guerre civile l’Irak. Ceux qui ont pactisé avec les islamistes radicaux, d’Al-Qaïda à l’Etat Islamique, pour leur faire la guerre après. Ceux qui ont aidé les « insurgés » à démembrer la Libye, désormais en proie au chaos et à la guerre civile. Ceux qui livrent des armes au « insurgés » syriens, prétendant qui si le régime de Damas tombe, la démocratie s’installera à sa place, quoi qu’ils comprennent bien que ce ne sera pas la démocratie, mais le Daech. Et à part ça les prisons secrètes, les tortures, la surveillance globale…

Bref, « qui sont ces juges »?
La question reste rhétorique. Nous vivons dans un monde cynique. Depuis longtemps déjà les « deux poids deux mesures » sont devenu une trait inaliénable de la politique extérieure des États-Unis et de leurs satellites.
La diabolisation de la Russie en Occident atteint  une limite dangereuse.
Les historiens font déjà des parallèles avec le début de la Première Guerre Mondiale, parlent d’une ambiance « d’avant-guerre ». Vraiment on a l’impression que quelqu’un est en train de préparer l’opinion publique à la guerre contre la Russie, comme avant on la préparait à l’agression en Serbie, en Irak, en Libye…
Mais c’est la perte complète du sentiment de réalité. L’oubli total des leçons de l’histoire. Je ne cherche à effrayer personne, mais la guerre contre la Russie ce serait la fin de l’humanité. Et au nom de quoi? Peut-être pour les nationalistes ukrainiens qui ont pris le pouvoir à Kiev, qui terrorisent la population russe et glorifient les collabos nazis, qui ont ruiné l’économie ukrainienne et vivent sous perfusion financière européenne?
Peut-être qu’il est temps de se raviser? D’arrêter cette « spirale de la folie » comme l’a appelé Jean-Pierre Chevènement, avant qu’il ne soit trop tard?
Mail d’abord il faudra répondre à la question que se posent les personnages du dernier film d’un grand réalisateur russe Nikita Mikhalkov « Le coup de soleil »: « Comment cela a pu arriver »?
Comment est arrivée cette crise si profonde dans nos relations avec l’Occident?
 
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Il y a quelques mois nous avons célébré ensemble le 25-ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. A cette époque, il y a un quart de siècle de cela, nous les russes nous avons sincèrement cru à l’arrivée d’une nouvelle ère sur notre continent. Nous avons cru au monde sans lignes de partages ni confrontation des blocs, où la lutte pour les zones d’influence resterait dans le passé. Nous pensions pouvoir réaliser enfin le rêve de Ch. de Gaulle, F. Mitterrand et M. Gorbatchev – celle de la « maison commune européenne » de l’Atlantique au Pacifique.
Après la chute de l’URSS la politique étrangère de la Russie suivait la logique de la coopération et de l’intégration avec l’Occident. Jusqu’au dernier moment toutes nos initiatives visaient le rapprochement avec l’Union Européenne. Moscou prônait l’espace commun avec l’Europe dans les domaines économique et humain, la suppression des visas, la sécurité égale et indivisible en Euro-Atlantique, la coopération dans la lutte contre l’islamisme radical et autres menaces globales.
En développant l’intégration au sein de la CEI nous n’avons jamais cherché à l’opposer à l’intégration européenne. Dès le début nous nous sommes prononcés pour la complémentarité et l’harmonisation de ces processus. L’Union Économique Eurasienne avait vocation à devenir, à côté de l’Union Européenne, un des piliers de la « Grande Europe » du futur – l’espace commun d’intégration de Lisbonne à Vladivostok.
Mais que-est-ce que nous avons eu en réponse?
Ce que le politologue russe Sergheï Karaganov a baptisé le « Système de Versailles en gants de velours ».
L’élargissement continue de l’OTAN et le rapprochement de son infrastructure militaire à nos frontières. L’installation d’un bouclier antimissile, susceptible de compromettre le potentiel russe de dissuasion nucléaire. Le soutien de toutes les forces antirusses qui surgissent dans notre voisinage y compris celle qui sont ouvertement néo-nazies. Le soutien de l’islam radical dans le nord du Caucase. Tentatives d’effacer nos liens économiques avec les pays voisins y compris par l’initiative du « Partenariat oriental ».
Dans nos relations avec l’Occident nous avons suivi la logique d’intégration, mais celui-ci a répondu par la logique des zones d’influence.
Aujourd’hui on voit très bien que l’objectif poursuivi n’était point de construire « la maison commune » mais d’arracher à la Russie ou de lui rendre hostiles le maximum de ses voisins.
Il s’est avéré que les occidentaux n’ont pas démolis le mur de Berlin, ils l’ont juste déplacé vers la frontière russe.
La confrontation n’a pas été notre choix. Nous essayions de rester patients et responsables. Mais lorsque les lignes rouges sont dépassées, lorsque sont mis en jeux nos intérêts vitaux, nous sommes obligés de réagir. Là où nos partenaires occidentaux se laissent trop emporter par la logique des zones d’influences il ne nous reste qu’à suivre la « logique de réponse », ou si vous voulez celle de « légitime défense ».
C’est ce qui s’est passé en août 2008, lorsque la Géorgie a essayé avec la bénédiction des Etats-Unis de résoudre par la force son conflit gelé avec l’Ossétie Sud et a attaqué les casques bleus russes.
C’est ce qui s’est passé en mars 2014, après la prise du pouvoir à Kiev par les nationalistes ukrainiens, quand la Crimée a décidé  sa réunification avec la Russie.
C’est étonnant quand-même, que la Russie qui est tout simplement obligée de défendre sa sécurité, se retrouve impudemment accusée d’intentions agressives. Une blague me revient à l’esprit. M. J.Stoltenberg parle à l’OTAN de la politique de plus en plus agressive de la Russie, et lorsqu’on lui demande en quoi précisément consiste son agressivité le Secrétaire Général répond: « Mais voyons! Elle se rapproche de plus en plus de nos bases militaires! »
 
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Derrière le nouveau « système de Versailles » il y des forces qui tirent profit de maintenir la division du continent et d’encourager la perception de la Russie en tant qu’adversaire principal de l’Union Européenne. Quelles sont ces forces?
Premièrement – les États-Unis. Les américains ne cachent pas leur objectif majeur qui est de conserver leur hégémonie uni polaire. Pour cela, il leur faut freiner le processus objectif de la formation du monde polycentrique. La politique d’endiguement des acteurs internationaux qui osent manifester leur indépendance dans la politique étrangère, la Russie et la Chine en premier lieu, est menée d’une manière de plus en plus dure et agressive.
Les américains cherchent à brouiller la Russie et l’Union Européenne, à enfoncer un coin entre eux. L’essentiel est d’empêcher la création de la « Grande Europe » qui serait un nouveau pôle politique et économique. Forçant l’Union Européenne de tourner le dos à son partenaire de l’Est, ils affaiblissent non seulement la Russie. En premier lieu, ils fragilisent l’UE. Le mythe de la « menace russe » leur permet de tenir l’Europe sous un contrôle politique et militaire étroit sans la laisser voler de ses propres ailes en tant qu’acteur fort, indépendant et global.
Deuxièmement, la bureaucratie otanesque qui, comme toute bureaucratie, se soucie de sa propre survie et de sa reproduction élargie. Présenter la Russie sous l’image d’un ennemi aide l’OTAN à retrouver sa « raison d’être » disparue depuis la chute de l’URSS, peu importe qu’elle soit parfaitement imaginaire et artificielle. L’essentiel est de justifier ses salaires et de gonfler les dépenses militaires.
Troisièmement, certains de nos voisins est-européens. Les élites politiques de la Pologne et des pays Baltes cherchent à forger leur identité nationale sur l’image de « victimes éternelles » de l’expansionnisme russe. La « menace russe »  leur est indispensable comme l’air. Sans elle, ils perdent une partie de leur conscience nationale.
Pourtant, cette haine de la Russie est non seulement injuste et infondée sur le plan historique. Elle est tout simplement indigne des peuples dont l’histoire et la culture sont suffisamment riches pour bâtir leur identité sur des réalisations positives et non pas sur les rancunes et les complexes. Leur comportement est insensé. Au lieu de devenir les principaux partisans du rapprochement entre l’UE et la Russie, ce qui serait pour eux un gage de sécurité et de prospérité économique, ils persévèrent dans l’intention de devenir des « états frontaliers ». D’ailleurs, leurs phobies imaginaires déboussolent aussi les pays de la Veille Europe.
Ainsi il est clair qui et pourquoi a besoin de cette mythique « menace russe ». Il est aussi évident que ce mythe a un impact extrêmement néfaste sur tout le système de la sécurité européenne et mondiale. D’autant qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de base de l’Union Européenne ni avec les intérêts à long terme des Etats-Unis eux-mêmes.
 
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Est-ce qu’on peut considérer que cette confrontation imposée à la Russie par l’Occident est une nouvelle guerre froide?
Dans le sens traditionnel de ce terme – non. La « guerre froide » était une confrontation idéologique de deux systèmes sociaux et politique différents. Aujourd’hui entre nous et l’Occident il n’y a pas d’antagonisme civilisationnel ou idéologique. La Russie moderne est un Etat démocratique avec une économie de marché. Avec ses traditions et ses particularités. Avec ses défauts aussi. Mais qui n’en a pas? Cela fait deux siècles que les français construisent leur démocratie et ils trouvent toujours des raisons pour en être mécontents.
La Russie est un pays occidental, si bien sûr on entend sous le terme « d’Occident » un certain modèle civilisationnel et pas l’OTAN. Un modèle qui s’est formé en Europe de l’Ouest, mais dont ni les États-Unis, ni l’Union Européenne n’ont depuis longtemps aucun monopole.
Ainsi la crise actuelle dans les relations entre la Russie et l’Occident n’a rien d’un « choc des civilisations » ou des modèles du développement. C’est de la géopolitique pure et dure, une tentative d’endiguer la Russie en tant qu’acteur indépendant dans le monde multipolaire en cours de formation.
 
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On entend souvent que les relations entre la Russie et l’Occident se sont dégradées à cause de l’Ukraine. Que s’est la crise ukrainienne qui a provoqué celle du système de la sécurité européenne. Ce n’est pas du tout correct.
En fait c’est la dégradation progressive des relations entre la Russie et l’Occident au cours de 25 dernières années qui a abouti à la crise en Ukraine. Les évènements tragiques en Ukraine sont le résultat inévitable de la politique des zones d’influence, de la politique d’isolement de la Russie menée par les Etats-Unis et leurs satellites tout au long de cette période.
Cependant, la crise ukrainienne est devenue le catalyseur de l’exacerbation des relations entre la Russie et les États-Unis. Elle a fait tomber les masques. Elle a mis en évidence et accéléré les processus négatifs qui couvaient sous des formes voilées et plus douces.
L’Ukraine est devenue l’instrument dans les mains des États-Unis avec lequel ils cherchent à affaiblir la Russie et l’Union Européenne.
Bien évidemment, la crise ukrainienne a aussi des raisons purement intérieures.
Pour les comprendre il faut se rappeler que l’Ukraine s’est formée dans ses frontières actuelles dans le cadre de l’URSS – les territoires « ethniques » ukrainiens se sont vu rattachés ceux du Sud-Est, de Donetsk à Odessa, peuplés de russes. L’Ukraine se développait comme une république où cohabitaient les peuples russe et ukrainien. Cela rappelle la Belgique, la Suisse, la Grande-Bretagne, le Canada. De tels États polyethniques peuvent préserver leur intégrité uniquement sur la base de la concorde interethnique et d’une profonde décentralisation. Ceci étant il faut aussi comprendre que contrairement par exemple à la Belgique, la « frontière ethnique » entre les russes et ukrainiens est transparente – au sens large nous sommes le même peuple.
Imaginez la réaction des wallons si les nationalistes flamands organisaient leur Maïdan sur la Grande Place bruxelloise, usurpaient le pouvoir et proclamaient l’objectif d’une Belgique mono-ethnique.
En fait c’est ce qui s’est passé à Kiev.
L’Ukraine est un État à un niveau de vie bas où les esprits contestataires ont toujours été forts. A la fin de 2013 le mouvement contestataire – le Maïdan – a gagné les grandes masses de la population. Plusieurs citoyens – ukrainiens comme russes – se sont levés contre le pouvoir corrompu et les oligarques, pour les changements démocratiques et le rapprochement avec l’Union Européenne.
La tragédie de l’Ukraine est que le Maïdan a dégénéré en émeute nationaliste et russophobe, dominé par des forces nationalistes et pour certaine ouvertement néo-nazies. En février 2014 le pays a vécu la prise du pouvoir par les armes. Un régime retraçant sa généalogie jusqu’à Bandera et Choukhevitch, nationalistes agressifs et complices d’Hitler, s’est établi à Kiev. Un régime dont une des premières démarches fut la tentative d’abroger le statut officiel de la langue russe dans les régions traditionnellement russophones.
La réponse d’une partie de la population du pays qui ne voulait pas vivre dans cette « Ukraine pour les ukrainiens » ne s’est pas fait attendre.
La république de Crimée a décidé par référendum sa réunification avec la Russie, ceci en conformité parfaite avec la Charte de l’ONU et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. N’oublions pas qu’en ce moment dramatique la Constitution de l’Ukraine venait d’être bafouée à Kiev. Le pays n’avait plus de pouvoir central légitime. C’est alors que les autorités de Crimée, qui elles avaient gardé leur légitimité se sont adressées à la Russie pour lui demander d’assurer la sécurité du vote libre des citoyens de la région autonome. Ce qui a été fait.
Les protestations ont commencé également dans les régions russophones du Sud-Est.
Au départ elles avaient un caractère pacifique. Pourtant, Kiev a répondu aux revendications politiques par des arrestations et des répressions. Les manifestants ont répliqué par la prise des bâtiments publics – les habitants du Donbass n’ont fait que « copier » les actions des militants du Maïdan à Kiev et à Lvov. Le régime de Kiev a répondu par une opération militaire avec l’utilisation d’armes lourdes, provoquant de nombreuses victimes parmi les civils et une vraie catastrophe humanitaire. Le refus de Kiev de prendre en compte les intérêts légitimes de la population du Sud-Est a plongé le pays dans le bourbier de la guerre civile.

Les révolutions et les coups d’États tournent souvent en guerres civiles. Une partie de la société n’accepte pas les changements et les vainqueurs ne veulent pas négocier. Une partie de la population ukrainienne n’a pas accepté le Maïdan. Non pas parce que ces gens-là rejetaient la démocratie et adoraient la corruption, comme voudraient le présenter certain medias occidentaux. Ils on rejeté l’idéologie du nationalisme ukrainien. La population russe et une partie de l’ukrainienne se sont rebellés contre le régime nationaliste ayant usurpé le pouvoir en Ukraine.

Il est difficile d’imaginer que les gens qui on voté pour la réunification de la Crimée avec la Russie ou se sont battus pour la liberté dans le Donbass l’ont fait contre la démocratie. Ils ne faisaient que défendre leur identité. D’ailleurs qu’est-ce donc que cette  » démocratie » où les gens sont brûlés vifs à Odessa, où les villes du Donbass sont pilonnées par des bombes incendiaires ou à sous-munitions, interdites par les conventions internationales, et où de vraies purges ethniques sont organisées? Où l’on, peut interdire tout parti d’opposition, éradiquer tout pluralisme et partager le pays entre oligarques?
Tout cela ce sont les ressorts intérieurs de la crise. Ils auraient pu ne jamais être actionnés, si l’Ukraine n’était devenue une monnaie d’échange dans un jeu politique dangereux, monté par les Etats-Unis et leurs satellites, contre la Russie.
Ils ont mis le pays devant un choix artificiel – soit vous êtes avec la Russie, soit vous êtes avec l’Union Européenne et l’OTAN. Cela dit aucune garantie d’adhésion à ces deux organismes n’a été présentée à Kiev. Ils ont refusé les propositions de Moscou visant à harmoniser les processus de l’association de l’Ukraine avec l’UE et sa participation à la zone de libre-échange de la CEI. Ils ont profité de la décision du président Yanoukovich de reporter (seulement reporter, il ne s’agissait pas d’y renoncer) la signature de l’accord d’association avec l’UE pour alimenter les sentiments protestataires. Ils ont tout fait pour canaliser le soulèvement dans le sens anti-russe recherché par ses protagonistes.
Ce sont eux les responsables du déclenchement de la guerre civile en Ukraine et des milliers de victimes civiles.
Déjà, au début de la crise la Russie mettait en garde contre un tel scénario, exhortant à entamer un dialogue national. La solution, nous la voyions dans plus d’autonomie pour les régions et l’octroi à la communauté russe des garanties du respect de ses droits. Mais Kiev et ses parrains occidentaux ont misé sur la répression militaire de protestations. Les États-Unis encourageaient ouvertement les dirigeants ukrainiens au recours à la force, leur recommandant juste de « faire preuve de retenue ».
Néanmoins, ils ne sont pas parvenus à leurs fins et n’ont pas réussi à mater la résistance du Donbass.
Les accords de Minsk prévoient un statut spécial pour les régions de l’Est de l’Ukraine. Est-ce qu’il fallait vraiment verser des rivières de sangs pour admettre que dès le début la Russie avait raison de demander la décentralisation?
De plus, la mise en application du volet économique de l’accord d’association est reportée à 2016. Mais c’est bien ce qu’avait demandé Yanoukovich. Celui-là a été proclamé « dictateur » et renversé. Maintenant c’est le tour de Porochenko de faire une « pause », puisque lui-même a compris qu’une période transitoire serait nécessaire.
 
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La crise ukrainienne doit servir de leçon à tout le monde.
Il est important qu’en Europe on soit en train de réévaluer – même si l’on peut regretter la lenteur de ce processus – les événements ukrainiens. Au fur et à mesure les politiciens et les sociétés européens prennent conscience de l’inadéquation du cap politique antérieur, des dangers que représentent l’alignement aveugle sur les États-Unis et la confrontation avec la Russie, l’inefficacité des sanctions à l’égard de notre pays.
Nous apprécions beaucoup les efforts du président Hollande, qui a initié le format de négociations dit « de Normandie » et a joué un rôle personnel important dans l’organisation des pourparlers et l’élaboration des accords de Minsk.
Qui d’autre si ce n’est la France, avec ses traditions gaulliennes et son leadership au sein de l’Union Européenne, pouvait pour prendre ses responsabilités et faire sortir l’Europe de cette « spirale de la folie », dans laquelle elle s’était retrouvée.
La tâche principale est d’arrêter la guerre civile en Ukraine. Le chemin est bien connu – l’application des accords de Minsk.
Il est préoccupant que le « parti de la guerre » reste très fort à Kiev. L’hystérie au sujet de « l’agression russe », la poursuite de la guerre dans le Donbass – tout cela sert à détourner l’attention des gens de la situation catastrophique de l’économie et justifier ses propres échecs par des menées ennemies.
En général le nationalisme a besoin d’ennemis extérieurs. Il a besoin de guerre. Le régime kiévien est en train de bâtir une nouvelle identité ukrainienne basée sur le rejet de la Russie et de tout ce qui est russe – de la langue, de la culture, de l’histoire. Et en fin de comptes – sur le rejet d’une partie de sa propre population.
Il est évident que les autorités kiéviennes sont contrôlées par les américains, qui eux ont besoin d’un conflit permanent, larvé dans le ventre-mou de la Russie, d’une escalade de tension sur les frontières de l’Union européenne.
Pour l’instant Kiev a fait une pause tactique, pour, comme l’a confié il y a quelques jours Donald Tusk, « reprendre son souffle ». Mais que nous prépare l’avenir?
C’est dans une large mesure de la volonté politique et de la fermeté des européens, et de leur capacité d’assagir les dirigeants de Kiev que cela va dépendre.
La crise ukrainienne a clairement confirmé ce dont la Russie n’a pas arrêté de parler ces dernières années. Les lignes de partage et les zones d’influence ne sauront jamais assurer la sécurité sur notre continent.
Il faut revenir au projet de construction « d’une maison européenne commune » – d’un espace sécuritaire, économique et humanitaire commun, qui s’étend de l’Atlantique au Pacifique.
En fait, il s’agit d’une forme de coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et l’Union européenne pour aboutir à terme aux standards communs, à une libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Nous sommes convaincus que la synergie de ressources et des potentiels technologiques et humains de l’UE et de la Russie leur permettrait de devenir plus compétitives, et ceci à plusieurs termes, dans ce monde polycentrique en gestation.
Encore une chose – à ce stade il serait plus judicieux de parler d’un espace commun non pas avec la Russie, mais plutôt avec l’Union économique eurasienne.
La création de l’Union économique eurasienne, contrairement aux idées reçues, n’est pas « un projet impérial » du Kremlin, ni une tentative de reconstituer l’URSS. L’initiative de l’Union économique eurasienne appartient au président kazakh Nursultan Nazarbaev et il s’agit d’une union des Etats souverains. Cela devient patent si l’on analyse les positions respectives de ses pays-membres sur la scène internationale.
Le développement d’intégration dans l’espace postsoviétique est un processus objectif, conditionné par les intérêts vitaux de nos pays. Aujourd’hui il est largement reconnu que l’intégration économique régionale devient partout, de l’Europe à l’Amérique Latine, un instrument efficace pour élargir les marchés et améliorer sa compétitivité. C’est la voie naturelle. Comme il est tout à fait normal que les pays postsoviétiques soient associés aux processus d’intégration eurasiens – il existe entre eux des liens économiques et humanitaires séculaires.
L’Union économique eurasienne est une des formes d’autoorganisation de l’espace eurasien, fédérant les pays, qui pour différentes raisons ne peuvent ou ne veulent pas devenir membres de l’Union Européenne.
L’étape suivante qui nous parait logique serait le rapprochement entre L’Union économique eurasienne et l’Union Européenne, allant jusqu’à la formation d’un espace commun de Lisbonne à Vladivostok. C’est dans cette perspective à long terme que le Président Poutine a proposé au sommet Russie-UE en janvier 2014 à Bruxelles de commencer le travail visant à instituer une zone de libre-échange entre l’UE et l’Union économique eurasienne. Malheureusement cette proposition a été rejetée.
Généralement, l’Union Européenne préfère feindre « de ne pas s’apercevoir » des processus d’intégration en Eurasie, ignorer l’Union eurasienne et ses institutions. Ceci est un exemple de plus de l’absence chez nos partenaires de volonté de reconnaître et d’accepter les réalités du monde multipolaire.
Le rapprochement entre l’Union Européenne et l’Union économique eurasienne – qui a été déjà baptisé « l’intégration des intégrations » – aurait vidé de son sens la lutte pour les zones d’influence sur le continent européen et permettrait à l’Ukraine d’être non pas une « pomme de discorde », mais « un pont » liant l’EU et la Russie. Cela aiderait à réconcilier les « deux Ukraines » – celle de l’Ouest et celle de l’Est – octroyant « la meilleure des garanties extérieures » de l’intégrité territoriale du pays.
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Un pélerinage vers Rocamadour

1. Info pour les amoureux du Camino
Partant de Vézelay, il y a une route magnifique qui vient de s’ouvrir , vers Rocamadour , en 12 jours depuis Bénévent l’Abbaye.
Topo-guide par l’ Association ROCAMINO.
2.Pour préparer le jubilé de St Amadour en 2016, il y a un projet formidable de réouverture de 8 routes vers Rocamadour.
 Et avant, une mission de sensibilisation pour des bénévoles accompagnée d’un âne et d’une carriole.
Avis aux amateurs.
Contacter le Sanctuaire et le père Ronan de Gouvello.
Ce sanctuaire prie tout particulièrement pour la FRANCE.
Une neuvaine à Jeanne d’Arc a commencé hier, par ailleurs.
     ULTREIA !
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Les jardins du roi

les-jardins-du-roi-d-alan-rickman-11400495rxaytFilm anglais sur Le Nôtre au moment de la construction du bosquet des Rocailles au château de Versailles.
Le Nôtre, le beau Matthias Schoenaerts  engage Sabine de Bara , Kate Winslet architecte paysagiste, aussi séduisante qu’intelligente. 
Bien que le film soit tourné en anglais, dans les jardins anglais, bien que des anachronismes se glissent ça et là, bien que l’histoire n’ait aucun rapport avec la réalité, l’histoire de cet amour dans un jardin est délicieuse . Kate Winslet est photographiée à la manière des peintres italiens .La vie de cour et ses intrigues sont bien vues. La scène où Louis XIV se fait passer pour Mr de La Quintaine, charmante….

 

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La sapienza

lasapienza-4Un couple malmené par la vie, ils ont perdu un enfant trisomique, rencontre à Streza , sur les bords du lac, un frère et une soeur très jeunes et très unis. La femme va immédiatement adopter ces jeunes, elle s’occupera de Lavinia très fragile et lui ,l’architecte s’occupera de Goffredo qui veut le devenir.

Film à la Rohmer, dialogues intelligents et corrosifs, vues magnifiques sur le lac, Rome et Milan et les plus belles oeuvres de Borromini, personnages très vrais. La musique de Monteverdi, l’élocution  des personnages qui ne ratent aucune liaison, o miracle ! , font de ce film d’Eugène Green, un très joli moment et une très jolie morale: ne restez pas replié sur vous même, occupez vous de jeunes, aidez les et l’aurore brillera à nouveau.

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Le Cercle Aéropage

Cercle de l’Aréopage

Sous le patronage de S.A.R. le Prince Sixte de Bourbon-Parme

 

Chers amis,

Vous êtes invités au dîner-conférence du Cercle sur le thème :

 

Sainte Anne, grand-mère de Notre Seigneur, modèle pour les combats actuels


Par Annie Brassié

 

Rendez-vous Lundi 4 Mai vers 19h30
au Parloir du Vieux Colombier

9 Rue du Vieux Colombier, 75006 Paris (métro 4 St. Sulpice)

 

Participation aux frais : 10€.

Merci de diffuser ce message à vos amis et de répondre à ce mail pour les inscriptions !

 

Amicalement,

Massimo Alberti

 

Auteur de La Relance de la Tradition – Notes sur la Situation de l’Église

Disponible sur commande en librairie (éditions Apopsix) et en ligne (version brochée et Kindle)

 

Visitez le site du Cercle de l’Aréopage :

http://cercleareopage.org

Retrouvez les évènements du Cercle sur Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008380804683&sk=events

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Sainte Anne

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Un mouvement efficace

HN-tribune-islam

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Honneur et patrie les vraies valeurs de la France

Merci à Media -press -info

Beaucoup a été dit sur la levée de boucliers qui a suivi la proposition de loi du micro parti des Radicaux de Gauche (1)

promesse

L’idée, si je l’ai bien comprise, car elle ne figure pas sur le site de ce particule, est d’imposer la neutralité religieuse dans les structures éducatives privées qui accueillent des mineurs, dès lors qu’elles sont subventionnées par l’État. Avec cette brillante idée, le mini-PRG a réussi à se mettre tout le monde à dos : les juifs, les chrétiens, les musulmans, les socialistes, les pas-socialistes, mon voisin de palier, tout le monde, vous dis-je. Y compris les scouts, menacés, au mieux de devoir demander la permission d’exister avec passage sous les fourches caudines et tout le saint-frusquin, au pire, de disparaître.

Le mouvement scout est-il subversif ? Sape-t-il les fondements de la nation… oh ! pardon… les fondements de la République ?

Quelle mouche vous pique ?

« Devant tous je m’engage, sur mon honneur. » Savez-vous ce que signifie cette phrase, gens du PRG et, plus largement, de la Socialie ex-conquérante. Ce sont des enfants de 13 ans, des Scouts, qui la prononcent au cours d’une cérémonie : la Promesse. Qu’est-ce qu’une promesse pour vous, mesdames et messieurs les politiciens ? Un truc qu’on lâche sans y penser, comme une pestilence, sur une estrade, quelques jours avant une élection, une arme de racolage massif : votre promesse ne se conçoit que flanquée de son épithète : « électorale », c’est tout dire. Vous ne pouvez pas comprendre un jeune adolescent, fille ou garçon, qui s’engage, qui promet, de tout son cœur, de toute son âme, de se conduire avec droiture – oui, vous avez bien lu, avec droiture, un gros mot pour vous, peut-être ? – et qui, pour cela, met son honneur en jeu.

Vous qui avez la bouche pleine des « valeurs » de la République, fourre-tout protéiforme qui ne vous pousse jamais qu’à fustiger ceux qui ne partagent pas votre vision frelatée du monde, que savez-vous de cette valeur appelée « honneur » ? Jamais vous n’en parlez alors que ces enfants, eux, en sont fiers. « Honneur », vous connaissez ? Il est vrai qu’il y a des rapprochements incongrus qui frisent l’inconvenance : l’honneur d’un érotomane compulsif qui faillit devenir président ! L’honneur d’un président casqué pour des parties de jambes-en-l’air ! L’honneur d’un toqué de l’évasion fiscale et du mensonge ! L’honneur de gouvernants qui, faute de garder leurs nerfs, éructent des insanités contre une ou un opposant ! L’honneur de ceux qui mentent sciemment au peuple pour préserver leur misérable petite place au chaud ! L’honneur de voir un rappeur vulgaire invité à dîner à l’Élysée, dans MA maison, car l’Élysée, c’est ma maison ainsi que celle de soixante millions de Français. L’honneur chez des imbéciles qui remplacent « cimetière chrétien » par « cimetière municipal ».

« Honneur », c’est l’un des deux mots qui trônent au fronton de nos navires de guerre, l’autre étant « Patrie », mot également qui ne passe jamais vos lèvres pincées et sèches. Voici l’un des couplets du « Chant de la Promesse » :

« Fidèle à ma patrie je le serai

Tous les jours de ma vie, je servirai. »

Gens du PRG et de la Socialie, pouvez-vous en dire autant ? Réfléchissez bien ! Ce n’est pas un jeu télévisé, c’est votre vie qui doit défiler. En déposant votre invraisemblable proposition de loi, et plus généralement en menant votre politique globalement si désastreuse, êtes-vous fidèle à votre patrie, à votre pays, au peuple de France que vous devriez avoir l’honneur de servir ? « Je servirai » ! Une fois encore, pouvez-vous en dire autant ? Si la réponse est oui, alors pourquoi êtes-vous si décriés par le peuple ? Autisme ? Stupidité ? Incompétence ? Choisissez !

Ô Politiciens, vous n’avez pas été élus pour penser à notre place, pour nous dicter notre conduite, pour déchristianiser notre pays, pour piétiner tout ce qui faisait, autrefois, notre cohésion et notre force, pour faire claquer au vent votre sectarisme comme une bannière.

Gens du PRG et de la Socialie, et d’ailleurs, n’oubliez pas : tous les soirs, avant de vous mettre au lit, répétez dix fois les deux valeurs de la France éternelle : « Honneur et Patrie ».

(1)   11 députés, 6 sénateurs

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L’avortement est une arme de destruction massive contre la démographie européenne

Merci au Salon Beige pour cet article

Lors du débat au parlement européen sur le rapport Tarabella, l’intégralité des élus FN du Parlement européen a voté contre le paragraphe 45 qui insiste sur le fait que les femmes « doivent avoir le contrôle de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs », notamment « grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement ». Aymeric Chauprade a fait l’intervention suivante:

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« Monsieur le Président, chers collègues, le rapport Tarabella n’est qu’une nouvelle expression du matérialisme, de l’utilitarisme et de l’égalitarisme qui sévissent ici. Ce rapport exhorte les femmes ayant choisi de travailler à temps partiel de le faire à temps plein. Tant pis pour celles qui ont fait le libre choix de se concentrer sur l’avenir de leurs enfants, elles ne correspondent manifestement pas à la définition de la dignité féminine selon M. Tarabella. Pire, ce rapport est un éloge de la culture de mort par le soutien explicite qu’il apporte à l’avortement, véritable arme de destruction massive contre la démographie européenne.

Sa vision de la femme est à mille lieues de ce qu’est la femme européenne dans la longue durée de l’Histoire: une femme forte qui est l’une des clefs du progrès rapide de notre civilisation. La voilà donc cette femme forte de la civilisation européenne, selon la vision misérabiliste de M. Tarabella, tout à coup réduite au statut de victime, à une femme qui aurait besoin de quotas pour arriver aux responsabilités comme si elle ne pouvait pas, par ses qualités intrinsèques, se hisser au même rang que l’homme.

Monsieur Tarabella, les femmes européennes n’ont pas attendu vos quotas pour peser dans les grands choix politiques de notre histoire, pour faire preuve de courage, pour se battre contre les totalitarismes autant que les hommes. Les femmes n’ont pas besoin de vous pour assurer leur avenir, car elles le portent dans leur ventre. »

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Venez à la remise des Bobards d’or

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Merci Aleteia pour cette belle image!

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Pourquoi les chocolats Ferrero ont ils une saveur particulière ?

Lu sur le blog d’Yves Daoudal

Michele Ferrero et la Doctrine Sociale de l’Eglise

« Tout le monde a parlé de la mort à 89 ans de Michele Ferrero, l’inventeur du Nutella, fondateur d’un empire comprenant aussi Ferrero Rocher, Mon Chéri, Kinder, Tic Tac, etc., pour un total de 8 milliards de chiffre d’affaire annuel, et qui de ce fait était l’entrepreneur le plus riche d’Italie.

Mais il est bon de rappeler aussi que Michele Ferrero, qui était d’une très grande discrétion (il disait que l’on ne devait apparaître que deux fois dans le journal : dans l’avis de naissance et le faire-part de décès), ns chacune des usines du groupe et il réunissait ses cadres à Lourdes. « C’est à la Madone que nous devons notre succès », leur répétait-il.était un fervent et généreux catholique, adepte résolu de la doctrine sociale de l’Eglise. Il voulait qu’il y ait une statue de la Sainte Vierge daferrero

Dans l’usine mère du groupe, à Albe, son lieu de naissance, dans le Piémont, depuis longtemps surnommée Nutellapoli, les salaires sont plus élevés que partout ailleurs en Italie, et dans la grande tradition chrétienne sociale l’entreprise finance la crèche ainsi que les activités sportives et culturelles organisées par les salariés, et naturellement il y a la mutuelle, dont on continue de bénéficier jusqu’à la mort quand on a été salarié pendant 30 ans dans l’entreprise.

« Ce n’est pas une entreprise mais une oasis de bonheur, disait l’an dernier Francesco Paolo Fulci, le président de Ferrero. En 70 ans, nous n’avons jamais connu un jour de grève. »

Et même les autres habitants d’Albe bénéficient de Ferrero : ils se branchent sur la centrale électrique de l’usine à un tarif défiant toute concurrence…

En 1983 Michele Ferrero avait créé, toujours à Albe, la Fondation qui porte son nom, dont le logo porte sa devise : « Travailler, Créer, Donner. » En 2005 il avait créé les Entreprises Sociales Ferrero, qui existent aujourd’hui en Inde, en Afrique du Sud et au Cameroun : de véritables entreprises fonctionnant comme les autres entreprises, mais conçues pour créer des emplois dans des zones défavorisées et s’engageant à financer des projets concernant la protection de la santé et l’éducation des enfants les plus pauvres. »

 

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Violoncelle Caccini Chevel

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