Retrouvez une nouvelle émission de Perles de Culture sur TVLibertés.

CINEMA – Anne Brassié, Maxime Gabriel, et Frédéric Pic vous emmènent voir « The Queen and the Country », « Loin des hommes », « Les nouveaux sauvages », « Whiplash ».

JE LIS DONC JE SUIS – Anne Brassié reçoit Jean des Cars pour son ouvrage « le sceptre et le sang »

L’ART EN BEAUTE – Anne Brassié reçoit Jacques Dor, pianiste et concertiste

TOUCHE PAS MON PATRIMOINE – Anne BRassié et Maxime Gabriel exposent les projets de la Mairie de Paris visant à « déringardiser » Paris, notamment les champs Elysées.

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Vigoureuse Interpellation des Charlie par le général Delaunay

Alors, comme ça, vous êtes des Charlie? Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre camp ?

Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le recueillement s’estompant, il est déjà temps, avant qu’il ne soit trop tard, de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu’il est chaud. « Je suis Charlie », dites-vous d’une seule et même voix. « Je suis Charlie », annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions.  « Je suis Charlie », scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux. Et vous avez bien raison. Seulement… Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’i Télé pour raisons politiques. Pire encore : vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de haine : graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique,lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’« ONPC ».Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Clément Weill-Raynal, mis à pied de France 3 pour avoir révélé l’affaire du « mur des cons » dont il fut le plus triste fusillé.

Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houellebecq, Renaud Camus ou Christine Tassin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.

Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l’Histoire et de la vérité.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes pas Richard Millet face à la meute, vous n’êtes pas Alain Finkielkraut  ou encore Ivan Rioufol, brillant d’intransigeance mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions sur le plateau d’« On refait le monde » ce jeudi 8 janvier.

Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes les dénonciateurs de tous ceux qu’on abat sur l’autel du politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté, de votre liberté à vous et à vous seuls.

Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains d’esprit, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les jaunes, la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu’on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle d’un pays.

Vous n’étiez pas ces gens, et aujourd’hui vous êtes Charlie ? Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange, quand cela vous arrange. Vous n’êtes pas Charlie, vous êtes Charlot. Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au cœur jusqu’au bout, vous le resterez.

Une chose encore, le summum de la connerie a été atteint par Jean-Michel Ribes, qui s’est livré sur BFMTV à un amalgame entre les intégristes musulmans et les intégristes catholiques qui, comme chacun le sait, trouvent dans l’Évangile la justification des actes terroristes qu’ils commettent chaque jour. C’est vrai que c’est courant de voir aux actualités des catholiques intégristes, couper des têtes, crucifier des hommes, violer des femmes, tuer des enfants juifs, tirer au lance-roquette dans un journal … ! Les mots manquent pour dénoncer une telle débilité intellectuelle….. Comme quoi la preuve est faite, à chaque drame, que les gens dits intelligents sont souvent beaucoup plus crétins que le commun des mortels.

Mais ça nous le savions déjà…

Général DELAUNAY ancien chef d’Etat -Major

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Très belle méditation du père Bonino

Merci à Michel Janva du Salon beige de nous avoir offert cette très belle méditation du père Bonino qui nous rappelle le véritable rôle de la France, fille aînée de l’Eglise,  éducatrice des peuples qui doit être fidèle à l’alliance avec la sagesse éternelle.

Michel Janva

« On connaît l’apostrophe de saint Jean-Paul II : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » On prête moins attention à ce qui suit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Cette Sagesse éternelle est le Fils, le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Pensée divine personnelle qui a présidé à la création, lui conférant ordre, beauté et intelligibilité. C’est cette même Sagesse qui, à la plénitude des temps, a pris chair dans le sein de la Vierge : Jésus-Christ, « en qui se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3). Il est la Clé pour comprendre en profondeur le monde et l’histoire des hommes.

L’alliance, par la foi et l’amour, avec la Sagesse éternelle est féconde.  Elle est « source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme » (Jean-Paul II). La culture en effet n’est pas la négation de la nature humaine mais son humanisation progressive. Elle « cultive » et fait fructifier les biens et les valeurs de la nature humaine. Or cette humanisation intégrale passe par la divinisation. On n’est jamais plus humain que lorsqu’on est plus chrétien, car la grâce guérit la nature blessée et la porte à sa perfection. Comme l’a admirablement exposé Benoit XVI aux Bernardins, « ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». L’accueil de la Parole de Dieu engendre une culture et promeut un véritable humanisme, dont tant d’œuvres théologiques, philosophiques, littéraires et artistiques, portent témoignage dans l’histoire de France.

En particulier, la Parole de Dieu suscite en qui l’accueille un dynamisme qui le met sous tension et mobilise toutes ses ressources en vue de mieux comprendre ce qu’il croit. Cette intelligence de la foi trouve dans la théologie sa forme systématique et rationnelle. « Dis, qu’est-ce que c’est Dieu ? », demandait Thomas d’Aquin enfant. Le désir de répondre à cette question est le ressort qui a soutenu son immense effort pour assimiler de façon critique tout le savoir de son temps et le mettre au service d’une meilleure intelligence de la foi. Le désir de connaître Dieu a ainsi engendré un développement culturel hors pair.

Le souci de la fécondité culturelle de la foi est essentiel à la vocation chrétienne de la France. Au Moyen Age, la Chrétienté reposait sur trois piliers : le sacerdotium (autorité religieuse), l’imperium (autorité politique) et le studium (autorité intellectuelle). Or si le sacerdotium a son centre à Rome et l’imperium quelque part dans le Saint-Empire romain germanique, le studium est vu comme l’apanage de la France. A l’heure où se formait l’esprit des nations, la France apparait comme la nation qui se définit par son rayonnement culturel. Ainsi, le pape Grégoire IX, en 1231, désignait l’Université de Paris comme la « mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher (cité des lettres), qui brille d’un éclat précieux », et Eudes de Châteauroux († 1273), qui en fut chancelier, la décrit comme « le moulin dans lequel tout le froment de Dieu est moulu pour la nourriture du monde entier ; il est moulu par les leçons et les discussions des maîtres. Paris est le four et la cuisine dans lesquels le pain du monde tout entier est cuit et la nourriture de ce monde préparée».

Mais qui dit culture ne dit ni folklore ni culte jaloux des particularités. Certes, toute culture s’enracine dans une histoire particulière mais elle est par nature ouverte à l’universel. La France est « éducatrice des peuples » non parce qu’elle leur imposerait ses particularités culturelles mais parce que le contact avec la culture chrétienne française peut aider d’autres cultures à laisser s’épanouir en elles les valeurs universelles -  le vrai, le juste, le bien – qu’elles contiennent en germe.

Aujourd’hui le petit troupeau des chrétiens de France hérite de cette haute vocation. Si réduites que soient ses forces, il ne peut renoncer à cette responsabilité en se réfugiant dans une foi toute sentimentale. Appuyé sur un puissant héritage, il continue de vouloir penser sa foi, contribuant ainsi à nourrir une authentique culture humaine. Ne sommes-nous pas d’ailleurs, en raison même de notre histoire nationale, aux avant-postes de la difficile rencontre entre la foi chrétienne et les nouvelles cultures sécularisées ? Sans doute ces « cultures » se sont-elles souvent construites en opposition explicite au christianisme et elles renferment des germes mortifères de déshumanisation et de « dé-culturation » qu’il faut dénoncer. Mais il faut aussi chercher à comprendre comment on en est arrivé là et tenter de recueillir avec discernement ce qu’il peut y avoir de vrai et de bon dans le mouvement culturel actuel afin d’en nourrir l’intelligence de la foi. La tâche est immense et les ouvriers peu nombreux. Aussi nous tournons-nous vers Marie, Sedes sapientiae, Trône de la Sagesse. En accueillant la Parole de Dieu, la Sagesse éternelle, en « conservant avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19), elle se révèle la Vierge sage par excellence. Prions-la d’aider la nation française à renouer son alliance féconde avec la Sagesse éternelle. »

Michel Janva

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Analyse comparative entre société d’ancien régime et société postrévolutionnaire

  • Rapports sociaux (vu par Tocqueville) 

Aristocratie                                      Démocratie

Fixes et organiques (hérités)             Evolutifs et contractuels (consentis)

Désir d’honneur (dignité)                  Désir d’égalité

Stabilité                                                  Passion (instabilité)

Dans une société organique nous faisons de la politique au sens noble (défense du bien commun) sans le savoir en occupant tout simplement notre place dans la société et en y mettant un point d’honneur! (du laboureur à l’aristocrate).

Dans une société postrévolutionnaire, en remettant en question l’ordre naturel et révélé par égalitarisme, nous sommes contraints de tout rediscuter  et pour défendre la loi naturelle et révélée nous devons prendre conscience de l’aspect politique des choses qui jusque-là était tellement évident que nous ne nous y étions jamais préparés.

L’action politique à travers les fonctions de mère,  père, militaire, médecin… est la plus noble qui soit, là n’est pas la question. Mais la redéfinition permanente des évidences a fini par nous polluer nous aussi à notre insu et en profondeur (200 ans de coups d’état). La révolution rouge cherchait à nous écraser physiquement, la révolution libérale cherche à nous corrompre (nous sommes apparemment les mêmes vu de l’extérieur mais différents de l’intérieur) et nous pourrions donc faire les choses en en ayant perdu le sens : une fonction avait  un sens naturellement défini dans  une société stable et ouverte vers le haut, aujourd’hui toutes les fonctions sont remises en cause et prennent une forme contractuelle (jusqu’à la fonction de parent… ! Apothéose !!).

Le premier champ de bataille est donc bien en nous dans un effort immense de restauration intérieur par le discernement sans concession en s’aidant les uns les autres pour retrouver le Chemin de crête et la Liberté. Tout étant fait pour nous en détourner en nous isolant les uns des autres ( télévision, informatique et ses illusions de réseaux, désertification et agglomération…), en nous rendant dépendant de lourdeurs matérielles (administratif, crédit, consommation…), en nous déstabilisant en permanence par des élections à répétition, en nous détournant de nos racines, en relativisant tout et en nous faisant passer le fond de la vallée pour la ligne de crête  et surtout en nous faisant croire que nous pouvons nous passer de Dieu et de la Matrice!

En fait,  dans une société à l’endroit la politique est pratiquée par une aristocratie tutoyant le ciel et la métaphysique, alors  que dans le même temps elle est  vécue naturellement par la plupart d’entre nous sans même le savoir.

En un mot ce régime post révolutionnaire a rendu discutable ce qui ne devait pas le devenir, il est donc l’institutionnalisation du péché originel et de la régression alors que nous sommes sur terre pour  participer à la restauration du monde… 

Stéphanie Bignon

Janvier 2015

 

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Un constat irréfutable

Le Cercle de l’Aréopage , Sous le patronage de S.A.R. le Prince Sixte de Bourbon-Parme est heureux de vous proposer une interview exclusive à Roberto de Mattei sur le futur de l’Église :

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Retrouvez la dernière émission de Perles de Culture sur TVLibertés

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CINEMA: Anne Brassié et Maxime Gabriel vous emmènent voir « Coming Home », « Timbuktu », « La famille Bélier », « M et le 3ème secret », « Exodus »

JE LIS DONC JE SUIS: Anne Brassié reçoit Martin Peltier, auteur de « A poil Zemmour », où il traite, sans animosité, du « Suicide français » d’Eric Zemmour

L’ART EN BEAUTE: Anne Brassié reçoit Aude de Kerros, artiste peintre et graveur, qui rend hommage par son oeuvre à l’artiste peintre Philippe Lejeune.

TOUCHE PAS MON PATRIMOINE: Anne Brassié reçoit Hubert Joly, secrétaire général du Conseil International de la Langue Française (CILF), qui viendra défendre la langue française.

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Islam et République: ce que dit l’abbé de Tanouarn.

Pour répondre à cette guerre à la civilisation, la République, même si elle a une bonne police, n’est pas armée. Elle ne veut pas l’être. Elle ne voudra jamais défendre aucune civilisation. Elle en est constitutivement incapable.
Pourquoi? J’énonce ici une hypothèse de travail, mais je crois que la République et l’islam ont la même culture absolutiste et partant le même mépris pour la civilisation, mépris que Manuel n’a pas caché. Depuis Jean-Jacques Rousseau, la République [je ne parle pas de démocratie] est fascinée par l’islam et plus précisément dans le Contrat social, par Mahomet et les Califes : « Mahomet eut des vues très saines, il lia bien son système politique et tant que son gouvernement subsista chez les Califes ce gouvernement fut exactement un et bon en cela » (4, 8). Qu’est-ce qu’apprécie Rousseau chez Mahomet ? Sa politique. Il n’y a pas en islam deux pouvoirs, un pouvoir politique et un pouvoir religieux. Il y en a un seul, le Pouvoir politique. Il est absolu. De la même façon la République rousseauiste et française, ne voulut pas entendre parler de deux pouvoirs, l’un politique, l’autre religieux. Elle est « une et indivisible », elle est absolue. C’est pourquoi elle élabora la constitution civile du clergé, qui réduisait les prêtres à être des fonctionnaires de l’Etat. Et c’est pourquoi elle tua férocement (dans une sorte de péché originel dont elle n’a jamais été absoute, parce qu’elle n’a jamais reconnu une instance supérieure à elle qui puisse l’absoudre) tous ceux qui s’opposait à cette constitution civile (c’est l’histoire des massacres de septembre, où on laissa entrer dans les prisons politiques des fous de la Républiques agissant en dehors de toute loi, comme on peut parler aujourd’hui de fous d’Allah). Elle tua ensuite (dans un deuxième temps) tous ceux qui s’opposaient ou semblaient s’opposer à sa folie unaire, allant jusqu’à proclamer que les suspects étaient déjà coupables. Il suffit d’aller voir Timbuktu, ce film admirable, pour comprendre que lorsque l’islam règne, il y a aussi une loi des suspects. Toute l’histoire du film, autour de cette famille de nomades outlaw raconte quelque chose comme la mise en place d’une loi des suspectes… en Maurétanie! Le film se termine comme vous pensez, par un jugement sommaire et… deux exécutions… Au nom de la Loi.
Parler de civilisation, c’est admettre qu’il existe un ordre social, éthique et religieux (et je dirais dans l’ordre : qu’il existe un ordre religieux, éthique et sociétal) que l’Etat doit défendre et face auquel il n’a pas tous les droits, mais d’abord tous les devoirs. Alors ? Eh bien ! si l’Etat est au service de la civilisation (comme nous chrétiens nous le croyons tous spontanément), que devient son absolutisme? Il faudrait donc que des décisions de l’Etat (républicain ou islamiste, c’est tout un en l’espèce) puissent être jugés à l’aulne de la défense et du rayonnement de ce patrimoine historique et spirituel qui ne vient pas de lui, qui n’est pas à lui : impossible!
Nous ne sommes pas loin du fascisme, direz vous, avec cette théorie absolutiste et socialiste de l’Etat. Et je ne veux pas toucher au point Godwin en évoquant le fascisme. Je veux simplement expliquer une connivence, au lieu de la subir sans la comprendre. Le fascisme est définie dans l’Encyclopédie italienne de l’époque : « Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat« . Ce beau programme socialiste italien a immédiatement séduit les jeunes radicaux socialistes français, ceux que l’on appelait les jeunes Turcs, Gaston Bergery mais aussi Pierre Mendès France et les autres… Cette séduction mènera certains radicaux-socialistes à la Collaboration…
Réfléchissant à cet absolutisme originel (il suffit de lire Rousseau une heure pour le comprendre), je suis devenu de plus en plus démocrate et je crois que la démocratie, ce système qui envisage d’abord le bien du peuple, comme l’explique Léon XIII, est le système politique le plus proche du christianisme. Je ne parle pas (comme Platon au Livre 9 de la République) de la mise aux voix des vérités éternelles : si c’est cela, la démocratie est inepte. Je parle, comme les Ligueurs le firent d’instinct au XVIème siècle, sans être compris, de la défense nécessaire (et encore mieux de l’autodéfense nécessaire) du peuple. L’autodéfense, suite à une conscientisation politique profonde, est la vraie démocratie. La défense du peuple peut aussi être assurée par un Monarque. C’est ainsi qu’elle a été assurée le plus couramment au cours de l’histoire. Le Roi est un personnage sacré, non pas que ce sacré lui donne licence de faire n’importe quoi, mais parce que son corps est devenu le corps du peuple, dans une sublime mystique démocratique et spirituelle. Il est le gardien du peuple, la sacralité de son pouvoir renvoie -en christianisme – à l’infinie relativité de son exercice.
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Ecoutons Apollinaire dans un poème intitulé Orphée

« Maintenant tout est énorme
Et il me semble que la paix
Sera aussi monstrueuse que la guerre. 

O temps de la tyrannie
Démocratique
Beau temps où il faudra s’aimer les uns les autres

Et n’être aimé de personne
Ne rien laisser derrière soi
Et préparer le plaisir de tout le monde
Ni trop sublime ni trop infime »

(Poèmes retrouvés

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Au nom de quoi?

Quelle bande de charlots !

L’exploitation de la mort de 20  personnes met en valeur un certain nombre  de manipulations républicaines bien connues des lecteurs de Jean Madiran . Mais rappelons les car il nous semble que  Marianne se caricature elle même, montrant son vrai visage ,assez laid , il faut l’avouer. Ses valeurs n’en sont pas, voilà son premier mensonge.

Insupportable cette célébration des blasphémateurs qui deviennent des héros que les foules doivent honorer en rangs serrés. Rappelons que le sacrilège, sous les Rois très chrétiens, étaient punis de mort, leurs corps étaient roués de coups et jetés à la fosse commune. Aucune société , aucune civilisation à son apogée ne se permettait le sacrilège. Quand les augures ont commencé à rire en sacrifiant des animaux la fin de l’Empire romain était enclenchée.

Mgr Gollnisch,président de l ‘Oeuvre-d’Orient-«  condamne-l’attentat-islamiste-contre-Charlie-Hebdo » et « tout en dénonçant les violences » invite à « réfléchir en profondeur à l’articulation entre la légitime liberté de la presse et le respect de ce qu’il y a de plus sacré dans la vie des hommes, ce qui peut contribuer à provoquer la colère, la haine, la violence envers des innocents »

Quand Houellebecq le sceptique dit à Pujadas dans le jt de 20 h « que de plus en plus de gens ne supportent plus de vivre sans Dieu . La consommation ne leur suffit pas. « l’étonnement est à son comble: Houellebecq vient de commettre un sacrilège :il dénonce l’athéisme  contemporain.

 Certains inventent d’autres sacrés comme nous le voyons depuis 1945 . Mais ce sacré ne fonctionne pas car il ne concerne que certains groupes humains, pas toute l’humanité. Il n’y a aucun droit à rire de tout ,il y a un devoir de respecter les autres, mais pas seulement les autres républicains, les autres démocrates , vraiment tous les autres….

Certains de nos évêques qui ne connaissent plus que le catéchisme républicain mentent quand ils acceptent de mettre la religion catholique au niveau d’autres religions, quand ils refusent de baptiser les musulmans.Ils confondent tolérance et charité. Ils doivent être charitables envers les fidèles mais intolérants envers l’erreur. Qu’ils relisent l’histoire de l’Eglise !

Rien n’est plus sacré que la vie clament nos républicains devant les morts alors qu’ils ont inventé l’avortement légal, remboursé et recommandé. Alors qu’ils veulent euthanasier tous les Vincent Lambert de France et tous nos vieillards qui ne reçoivent plus de soins après un certain âge….

Oui mais voilà l’égalité républicaine est finalement très inégale, il y a ceux qui ont le droit de vivre et les autres…

Le cri d’union nationale, l’incantation du tous ensemble ,c’est beau comme l’antique ! mais il  sonne faux puisque le Front national, c’est à dire environ 30 % de la population française en est exclu. Les catholiques, ces inquisiteurs , en sont exclus , ceux que l’on traite d’extrémistes tout à fait comparables aux djihadistes, parce qu’ils proclament leur foi en un Dieu unique et qu’ils rappellent qu’il y a des lois morales au dessus des lois humaines.Le gouvernement va protéger les mosquées ,les synagogues mais ce sont les églises qui sont vandalisées !

Les français musulmans en sont exclus, que l’on caricature, eux pour qui le djihad est intérieur à l’âme de chacun comme le dit l’iman de la mosquée de Timbuctu aux djihadistes libyens.

Les journalistes de droite en sont exclus ,qui ont prévu tous ces drames, qui ont prévenu qu’en déstabilisant les régimes irakiens, lybiens et syriens on créait des zones de terrible turbulence qui entrainerait nos pays dans la guerre , l’expulsion et la mort des chrétiens .

Les français civilisés en sont exclus qui ont envie de vomir à la vue des ces dessins monstrueux dont le trou du cul est le point central .

Les français d’Afrique du Nord en sont exclus qui vivaient en harmonie avec leurs voisins jusqu’au jour où certains, toujours les mêmes ont  financé des fanatiques. Pas un « salaud « de colons comme l’écrivait le sinistre hebdomadaire n’aurait manqué de respect à un musulman en train de prier ….

Après ce mensonge du voeu pieux du tous ensemble évoquons

le second mensonge , celui de la liberté de la presse. Chard et Caroline Parmentier , Camille Galic et Jérome Bourbon , François Brigneau, Bernard Anthony, Eric Delcroix, Eric Zemmour ont apprécié cette coûteuse liberté de la presse qui les a assommés de peines financières. Il faut les toucher au portefeuille,disaient les accusateurs.

Quand au coup de menton de nos ministres, vous allez voir ce que vous allez voir, il fait rire. La laïcité républicaine ne s’attaque qu’aux catholiques.  Qu ‘on remette la Chanson de Roland ,le Cid dans les écoles, la mixité dans les piscines,les  accoucheurs masculins à l’hôpital, le cochon dans les cantines et le chèque scolaire pour choisir son école et nous vivrons dans un régime respectable .

Evoquons enfin parmi les mensonges les plus gros, le déni de réalité .Les actes terroristes seraient le fait de détraqués, l’Islam ne serait pas en cause. Pas d’amalgame ! Il n’y aurait aucune relation entre immigration, islamisme et terrorisme. Si vous affirmez cela  vous êtes un raciste que l’on doit mettre hors d’état de nuire.La procession des chefs d’état protestant contre cet attentat est en train de se transformer en un sommet de guerre contre un terrorisme que la politique de ces mêmes états ne fait qu’alimenter…

La République déteste ceux qui la tiennent à distance, la démocratie méprise ce qui se fait en dehors d’elle. Nous venons d’en recevoir une preuve magistrale, une claque magistrale !

Il faudra que nous soyons nombreux à marcher pour la vie, le 25 Janvier car vivre dans la haine, le mensonge et le sacrilège nous est vraiment intolérable à nous autres chrétiens.Et ce n’est pas du baratin républicain….

Anne Brassié

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Intéressante démonstration par les temps qui courent: les dix stratégies de manipulation de masses (Noam Chomsky)

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
 
 
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
 
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
 
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
 
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
 
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
 
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sa Et sans action, pas de révolution!…
 
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

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Je ne suis pas Charlie !

Un billet de Pasquin dans l’Homme nouveau :

« Je ne suis pas Charlie : la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas le droit d’insulter, de mépriser, de blasphémer, de piétiner, de moquer la foi ou les valeurs des concitoyens, de prendre systématiquement de front les communautés musulmane ou chrétienne. « Un dessin est un fusil à un coup », disait Cabu.

Non je ne suis pas Charlie et nous étions choqués de voir Mahomet sous la forme d’une crotte enturbannée ou Benoît XVI sodomiser des enfants. Il ne s’agit pas de tolérance ou de libre-pensée : l’insulte est une violence. Je ne suis pas Charlie et je ne crois pas à l’union nationale décrétée par le Président de gauche. Ils se sont trompés depuis trente ans, ils sont en partie responsables de la situation actuelle. Je ne crois pas à leur capacité de lutte contre le terrorisme alors qu’ils détricotent chaque année la souveraineté du pays et sa capacité de défense et de justice.

Je ne suis pas Charlie et le Président se trompe encore en proposant les caricaturistes en héros nationaux, eux qui ont contribué à détruire le lien entre les communautés, méprisé le sens de la nation et caricaturé flics, gendarmes, militaires, eux qui ont fait du Français moyen un beauf. Des flics sont morts dans cette exécution sommaire alors qu’ils étaient caricaturés par ceux-là même qu’ils protégeaient. Je ne suis pas Charlie mais je suis Français et je vois mon pays sombrer dans l’horreur. J’entends des « Allah akbar » guerriers venant des banlieues et des politiques refuser de voir cette réalité. Pourtant Charlie est mort d’avoir minimisé les risques de l’islam radical. Vivant dans un pays chrétien ils ont cru pouvoir insulter sans risque. Je ne suis pas Charlie mais je suis chrétien. Je ne pense pas un instant qu’ils devaient mourir, ni qu’ils l’ont bien mérité. Paix à leur âme, et que Dieu les accueille, s’ils le veulent, dans sa miséricorde. Mais… je ne suis pas Charlie. »

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Timbuctu

Timbuktu_01
Chronique infiniment poétique d’un village malien tombé sous la coupe de djihadistes visiblement venus de Lybie avec 4 4 et mitrailleuses. Finis les chants,  rires, le football et les séductions, le tribunal islamique condamne à tour de bras à la lapidation…Les éleveurs, loin du village semblent échapper à cette oppression jusqu’au jour où…. Le cinéaste, lui même malien, a remarquablement construit son film, filmé les visages, scruté les comportements des uns et des autres et l’on sort du film effondré que des puissances occidentales aient pu agir de façon aussi criminelle en Lybie .
Le film n’est pas manichéen, l’iman de Timbuctu essaie d’en imposer aux soldats. Le djihad est intérieur, dit il à ceux qui ne rêvent que de conquêtes sanglantes.
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La Famille Belier

belierCette famille est soudée comme les doigts de la main, heureuse de vivre et travailleuse. Leur ferme fonctionne bien. Un seul problème : trois sur quatre sont nés sourds muets. La quatrième, une adolescente pleine de dons notamment vocaux leur sert d’intermédiaire. Mais que va t il se passer lorsqu’elle voudra partir ? Cette petite chronique familiale se laisse voir sans déplaisir malgré ses grossièretés. La fille qui accompagne ses parents chez le gyneco, ses premières règles annoncées à coup de trompe et le gamin allergique au préservatif ! La vie à la ferme ne signifie pas absence de pudeur…L’humour de certaines scênes emporte notre adhésion. Le fermier se présente aux élections municipales au grand déplaisir du maire sortant qui rétorque lourdement : « Mais pourquoi voter pour un sourd ? « , ce à quoi le dit sourd rétorque: « mais pourquoi voter pour un con ? «  La meeting électorale est drolissime.

 

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Un pianiste extraordinaire

Retrouvez Steve Villa-Massone, un pianiste extraordinaire, venu nous offrir un concert pour le Nouvel An.

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Visite de Venise avec la Vierge et Noelle Dedeyan

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